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ACTE COPULATEUR CHEZ l'hOMIHE

canal de l'urètre constitue au fond un système de conduits vasculaircs, composé de nombreux sinus ?eineux contenus dans une enveloppe tendineuse, inexpansible, appareil dont je dirai tout à l'heure la destination.

Bulbe. — Le parenchyme du bulbe est érectile, c'est-^ à-dire composé d'un lacis veineux comme celui des deux organes précédents ; il se continue en avant avec le corps spongieux de l'urètre, et se termine en arrière par deux renflements latéraux hémisphériques, séparés l'un de l'autre par une dépression longitudinale située sur la ligne médiane inférieure.

Outre ces deux renflements latéraux, il existe entre eux en arrière et en haut, une troisième éminence moins large que les autres et donnant passage h la portion membra^ neuse de l'urètre, aux vaisseaux et aux nerfs du bulbe et aux deux conduits excréteurs des glandes de Cowper, qui sont couchées immédiatement en arrière, au milieu d'une roa5se veineuse.

Une enveloppe fibreuse contient partout le bulbe; mais elle devient plus mince vers le sommet des deux hémisphères, pour leur permettre de former une saillie plus considérable lorsqu'ils se remplissent de sang.

Le parenchyme du bulbe envoie en arrière et en haut un prolongement tubiforme qui se continue h travers la portion prostatique jusque dans le col vésical, lance des ramifications rayonnantes dans les parois antérieure et inférieure de la vessie, et disparait insensiblement entre les membranes vésicales, en s'abouchnnt avec les veines vésicales extérieures. Ce prolongement vasculaire se déploie très richement sur le verunwntanum^ et donne h ette éminence toutes les propriétés d'une crête érectile. Par suite de ce faîl, c'est-è-dire par la présence du tissu érectile dans le

capvt gallinaginis^ in vessie est nrmée d'un obturateur qiii^ pendant l'érection, empêche le sperme de tomber dons le réservoir urinaire, et rend très difficile l'expulsion des urines. Chez la femme, où ces dispositions anatomiques n'existent pas^ il n*est pas rare de noter rémission urinaire comme un des troubles qui accompagnent le coït, et Gûn- Iher rappelle que chez la jument, pendant qu'elle est couverte, il y a émission d'urine et écoulement du mucus par le va{;in.

D'après M. kobelt, les veines qui ramènent le sang hors du bulbe, sont :

l*" i<es troncs qui perforent la paroi supérieure du bulbe derrière la bifurcation des corps caverneux, environ è 13 millimètres avant le pofinl de jonction de la portion membraneuse de l'urètre avec le bulbe. Ces vaisseaux se dirigent en haut, derrière la symphyse du pubis jusque dans le labyrinthe veineux de Santorini : venœ bulbo-uretrales.

!2<* D'autres troncs naissent du collictdus bulbi intertnedius^ se dirigent en nrrière et latéralement, et se réunissent aux veines honteuses : venœ bulbosœ.

Quiinl au sang artériel, il arrive au bulbe par six artères constantes d'un rertnin calibre, à sa\oir : les deu.r bulbernes, les (leu.v bulb<i-urélrales cl les rameaux principaux dex deux dorsales de la verge. « Ot appareil, ajoute M. Kobelt, est visiblement plus riche en artères (au point de \ue absolu et relatif) que les rorps caverneux de la verge, organe de transmission, plus considérables cependant et plus volumineux que lui.

» Le bulbe est, au contraire, très pauvre en neifs: il ne revoit qut: des nerfs ganglionnaires, et les lilets assez considérables du nerf honteux qui paraissent s'v rendre sont, sehm toute a|)parence, destinés au muscle bulbo-ca\erneux,

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