‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 101 sur 122 · ALTÉRATIONS DR POSITION DRS 0TA1RRS · texte numérisé non relu

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hërences, ont une importance réelle, si Ton réDéchit au mécanisme de ces adhérences qui, presque toujours, succèdent è une péritonite ou à l'inflammation de quelque organe du bassin ; c'est ainsi qu'il me fut un jour possible de m'expliquer la stérilité d'une femme qui , deux années avant son mariage, mais après l'établissement de la menstruation j avait eu une phlegmasie assez intense des ganglions lymphatiques lombaires. Bien que l'autopsie ne m'ait pas fourni ses moyens de contrôle , puisque la femme vit encore, tout me porte à croire qu'à la suite de l'inflammation de ces ganglions, des brides se seront formées entre eux et les ovaires, poussés a leur rencontre par la pression des intestins, et par la position horizontale sur le dos. Les antécédents de la malade, bien plus que les autres symptômes qui n'avaient qu'une valeur négative, me mirent sur cette voie. Mais dans benucoup de cas, ces antécé* dents n'auront eu)i -mêmes qu'une importance minime, et Ton retombera dans toutes les incertitudes d'un diagnostic excessivement obscur.

Heureusement, cette ignorance ne nous doit point inspirer de grands regrets pour le traitement, car par\int-on à pénétrer la cause réelle du déplacement, je me dcmantle quelle pourrait être la thérapeutique à employer? Je prévois bien qu'en cas d adhérences, on pourrait tenter, par le rectum, de rompre ces adhérences ; mais, outre que l'entreprise me parait difficile, elle exposerait à des dangers réels |a femn^e qui s'y soumettrait, et j'estime qu'il vaut mieux, en ces circonstances, avoir le courage d'avouer son impuissance que de montrer une témérité compromettante tout à la fois pour la science et pour la malade.

Hernie des ovaires. — Cette affection n'est bien connue que depuis que Deneus^ a consacré i son (listQire quelques

TROUDLB!) DE I, OVL'LATIOK.

Heur traité sur la malîA

pages, ()ui sont encore le tneil Cependant In science en possédait quolqueii obsenationi bien aullientic|ues avnnt le travail de l'accoucheur TrançaM, et il pnraît que c'est à Soraiius d'Kphfese qu'il Faut altribarr l'honneur d'en avoir Tait mention le premier. Après qaintc siècles d'un mutisme absolu, Bessière, rétùbre chirurgieti de Paris, attira rattenlion sur les hernies des «nneies de l'utérus, en signalant un Tait qui lui avait montra le paiiU Ion (Je la trompe de Fallope à côté d'une anse inle»lioale dans l'anneau inguinal; l'ovaire n'élait pas compris dans la tumeur. Ce fut César Verdier, 1c (ollaboraleur de J.-L. Petit, qui, plus de quatre-vingts ans aprè» Is coinmunication de Bessitre, tit connaître (2) un fait analogue à celui de Soriinus d'Éphëse, et enlin, ilaller (3), en 1755, en donna une nouvelle observation, qui fut la troifièaie inscrite dans la science.

A partir de cette époque, tes exemples de hernie ovarienne deviennent plus nombreux. En 1757. Percival Pott (6) décrit une liernie inguinale des dent ovaires, dont je parlerai tout à l'heure; Camper (5), Balin (6), Uesault(7), Lallement (8), Ussus[9). Everurf

(I) Hfcherchrt »ur Ut AcniiM dr 1 iituirr. Paris, <8t3,

(i) D'titriation Dur I«i htmie» dt la ««lif. tasérée dau Iw Mé* moireê dt l'Académie royale de chirurgie, I. Il, p. 3

(3) Diiputal. ehinirg lelect . I. Itl, p. 313

(i) OPucm ehirurv'nilf*. t. 1. p. iU3.

(H) Demoiulrat. anatom -jialholog., lib l[; CVrca pafi^ feMMW fabncam el marlmt. AmMerditm. in-fol.. 4760. p. 17.

(6) Arl du guérir let hfrnin. Pari», 1768.

(7} DeMult el CLoparl, TraiU- lU» maladie» chirurgiealM. Ptnt, 1779. l il. p. 3ÎS.

(8) Mtmoire* de la SnciéU tnédicalr d'^mulalioa, l III, p. 311.

(gj Patholofi4 eUrurgitalt. PariB, 180», t. II. p. 101.

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