I. — ÉLmowÊÊmUem de la Huitrlee
Absence de Vutérus, — L'absence complète de l'utérus est plus rare qu'on ne pense: dans la très grunde majorité des cas, il y a simplement atrophie de l'organe ou formation d'une poche membraneuse. Cependant, on ne peut lu nier d'une manière absolue; mais qu'elle soit complète ou incomplète, l'absence de la matrice est une cause d(* stérilité dont il est oiseus de faire ressortir l'iinportunce ; il ««nflit d*en marquer la possibilité, et, sous ce rapport, len exemples divers que j'ai rapportés ne peuvent laisser aucun doate (!].
L'absence de la matrice offre à la physiologie des ovaires et du sens génital, un sujet intérenvant d'étude que j'ai effleuré dans une autre partie de cet ouvrage ^2;, â la'|uelle
ri} Voyez la page 639.
(2) Voyez les pages 536 et soiv.
80f| Tuui)tii.K.4 DK l'acte D'iMPItttr.nAriON.
Je renvoie le Ivrteur puur los ilivemes iibsefratHins rriitivM
è re vice île conformntion.
Division (/c la matrice. — Celte anomiilic (>'c*l pni prt méin<!iit une cause d'agiJn^iiv ; elle g»I plutdl, qu'oD ne fusse 1 'ci pression, une chtnce de tlérililé; el, en eflel, ri
I (les deut ovuin Irumpes est lésée di di«iïe l'utérus »e prolv cet ur^siie , il foudr plisse, t]ue le sperme | l'uvoire et À l'oviilude f AUe empêchée de sui «tances diverse:^, parmi i tioii ilvji deux conjoiots petiflani
ou M l'une des dent m, et si la cIdùod i]!»
l'ouverhire inférieure <le la fécondation s'accon* is la division attciianlsi la liqueur séminale peit >ie par l'crrt!! de ctrcom ! citeriii seulement la ftm- 'oil, une iiiDeiina latérale
de la matrice, l'obstruction, par des mucosités, de celle partie de l'ouverture du museau de tanche, obslruclion rendue plus fucile par la diminution même de l'orifice., etc , etc. '
Bien évidemment, si ta cloison membraneuse, nu lieu d'être longitudinale et de partager la cavité utérine en deui portions lutéralcs, était horizontale, située au-dessous des ouvertures des trompes de Follope, de manière à diviser la matrice en deux parties, l'une supérieure et l'autre inférieure, bien évidemment, dis-je, celle disposition serait une cause absolue de stérilité, puiaqu'il ne pourrait plus j avoir contact immédiat enlrc le produit mâle cl le produit femelle,
Heureusement, cette anomalie doit être très rare, <-ar je n'en connais dans lii science aucun exemple bien authentique. Tous les faits de matrice bilobée, au contraire, se rapportent à une division longitudinale et rentrent, par conséquent, dans le cas de possibilité d'agénésie, sans augmenter le cadre de ceux où la stérilité est fatalement néressaire.
LÉSIONS OKGAMQUES DE l'uTÉHUS. 8U5
$ II. — Lésloiui orf^Biqaes ée l'aléras.
Lésions de continuité. — 11 ne s'agit point ici des plaies et des contusions de la matrice, qui, en dehors des cicatrices vicieuses qu'elles peuvent laisser après elles, ne sauraient empêcher Tovule d'arriver et d'être retenu dans Torgane gestateur; il ne peut non plus être question de la rupture de l'utérus, car cet accident entraine presque toujours la mort de la malade; je ne veux parler en cette place que des perforations qui se produisent, quand elles ne sont pas con* génitales, à ta suite de quelque aiïection chronique, comme le carcinome, par eiemple, et qui, se prolongeant jusqu'au rectum ou la vessie, établissent une communication (isluleuse entre ces organes et la matrice.
Sans doute^ une semblable perforation n'est pas fatalement une cause de stérilité : l'ovule, parvenu dans Tutérus, peut s'y loger loin de la fistule et recevoir encore l'imprégnation du sperme; mais il peut arriver aussi, surtout si la face interne de l'utérus est le siège d'une sécrétion abondante, que l'ovule soit entraîné vers la fistule et porté de là dans le rectum ou la vessie, soit par son mouvement propre, soit par la contraction des fibres musculaires de la matrice, soit par le courant des mucosités utérines.
C'est encore, comme on le voit, une chance de stérilité.
Cette lésion est bien rarement justiciable des ressources de notre art, surtout quand la communication se fait avec la vessie ou la partie la plus supérieure du rectum. Dans la plupart de ces cas, fort rares, il faut en convenir, on doit attendre la guérison de la nature et la fécondation du hasard.
Métrite. — La métrite, qu'elle soit aiguë ou chronique, ne saurait être par elle-même une cause de stérilité. Nous
80fj tHODILBS RB l'aC» ll'llinikGIlATtOK.
lui >erronti loiil à l'tieurn jou^r un rdie important, llott que j'i'iaminerai les contlitions t\m (iriijdenl sui avorterneiits|irérocea. Mais, en celle |ilBro, elle n'a <fu«(qac valeur que par les acciilenli ilont elle peut Aire Huivie.
M. Chomel (1) a vu, ^ la auite delà inélritechroaif|oe, le
col ohliléré par une t" admettre que cette ai lacavit* utérine, et que i espère de cloison infra et i l'ovule?
Quoique je n'aie; nature et que je n'ei •Dleur!!, je conçois II le cd<> échéant, la eei
■ — lédiatr ; ne peut-on pt»
c sur nn point tn^^e de i^nsversaks formeiil uite 'animalcule 9pennatM)aa
n mot, de hits de a(to Htirun exemple dam 1« me wmblable lésioii, ei,
h-ililé.
Il serait Tort dillicile de constater un pareil état sur le vivant, et je ne sais vraiment à quel symplAme le diagnoalic devrait s'arrêter. On pourrait bien pratiquer le cathélériHne utérin, c»plorpra*ec une sonde loal l'intérieurde ruténii; mais outre les dangers qu'une semblable manœuvre ferait courir H la mulail<-, je doute furl, h moins d'une expérience consommée, que l'on parvint h un résultat sérieui, car les enuses d'erreur sont ici flagrantes et nombreuses.
Ct'tle ignorance, ou plutAt cette absence d'un diagnostic certain, doit nous donner peu de ref^reta en présence de* ressources douteust-s et en petit nombre que l'art mettrait entre nos matins. Sans douti', un instrument porté dans l'utérus pourrait essayer de couper les adliérences et déga> ger ni^^i l'ouverture des trompes; mois (|ui oserait entreprendre une pareille manœuvre quand la vie de la femme n'est pas sérieusement menacée ? Et puis oà trouver
fl) Dictio
. XXX, i
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LÉM0N8 ORGANIQUES DE l'uTBRO». 807
une garantie de succès, alors que Ton opère en dehors de tout moyen capable de diriger la main du chirurgien ? Et puis encore, en admettant la section des adhérences, comment prévenir leur reconstitution, que ne roan<|ucrait pas d'amener TinOammation même déterminée par le caustique ou l'instrument tranchant?
Evidemment, ce sont là des impossibilités insurmon* tables qui, fort heureusenient, grâce au peu de fréquence de raiïection, mettent rarement à l'épreuve la hardiesse du chirurgien.
DipfUhérite utérine, — La métrite chronique avec formation de fausses membranes était une affection non encore décrite, quand j'en rencontrai un exemple dans un journal espagnol , el Siglo medico. Je traduisis littéralement cette observation, due à M. Benavente, et je finséroi dans le journal que je rédige (1). On lira sans doute avec intérêt le récit d'un fait tout nouveau dans la science, et qui montre une cause encore inconnue de stérilité chez la femme. Voici cette observation :
«r Dona F... E..., non mariée, Agée de vingt-huit ans, d'un tempérament sanguin-nerveux, vintconsulter M. Benavente le 7 octobre 1851 : elle avait toujours ou les règles diilGcileset douloureuses; le 1*' mars 18/i7, époque correspondante aux menstrues, elle consulta pour la première fois un médecin, qui constata tous les symptômes d'une métrite aiguë, c'est-à-dire douleur , sensation de poids et tuméfaction dans la région hypogastrique, dysurie, constipation, soif, nausées, chaleur générale, pouls fréquent et dur, céphalalgie occipitale, etc., etc. ; les antiphlogistiques, la diète et le repos triomphèrent de cet état au bout de
(4) France méâioale, t. II, année 4855, p. i3.
lire pertJH iaes fMr- ^^
808 TROnBLBS DK L^ArTH n'iHpiifiaNATion.
ciiiq jours, cl la scène si- termtiiH par uno lAs^rc sanguine du vftlé du vagin. Le» niâmes pbi'nomènçs fiwrbides se reiirésentèrpnt tous \(fs mois, {icntlont prh» <l*un an, avec lies eiacerbalions plm ou tnuifis inarqui^f-s, vl Hoimt por complélcinuiil (li<(ieraUfe souk l'inlluenee de »oim pro-
longés, h ce point ()i ((éliiiitive.
»IV1ui<i un livéneme 7 mai 18â0, occasion gaiies lie Joua Florent
B Sa mnisoii Tut t allant fermer une po i\ai* qui, s'oMurant mort si cite appelait nr\c fermeli^ virile, t^iPi-inu essaya de sVihappi
> nut croire k une gwArùe
iii arriva dans la nuit do u djïurdrc dans les or-
'-» voleurs. ïtiirprisr, en par duui hominrit tnai- 'nt, la tncnarèrPDt de U Kiine tille s'y réfute arec luniièri» quVHc |>orlAil et ipr une porto étroite qui se trouvait
près de là ; moisau passage, elle reçut un coup de poignard dans lu puitrine, dont la garantit le buse de Min corset, et, ressaisie pur les bandits et voyant sa vie compromise, elle fit un eiïurt désespéré et se délit ra de ses assassins.
» Malgré (ouïes les précautions possibles, les symptdmea inflommatoires se représentèrent du câté de l'ntérus à l'époque in<>nslruclle suivante, accompagnés cette fois d'une réaction générale alarmante : fièvre intense, agitation, contutsions, soubresauls des tendons, assoupissement, etc., accidents qui résistèrent a In médicution an lipb logistique locale et gi'nérale la mieui ordunnée, et qui ne s'amendèrent qu'à lu suite d'une légère niétrorrhngie. Dès ce mument, tout rentra dans le calme, el, uu bout de quiit/e jours, la mnlade put vaquer à ses aiïiiircs,
H Les rù:;les ne reparurent pas le mois suivant ; mais la si'oiiiile é[ini|iie nu'nsliuelle depuis la crise dont nous \c-