‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 113 sur 122 · TROUBLBS DB LA FONCTION DB GESTATION · texte numérisé non relu

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Les considérations que j'ai placées en tête de la partie de cet ouvrage relative à la stérilité me dispensent de certains développements, nécessaires en la place que je désigne, mais qui peut-être ici eussent été un hors-d'œuvre; ce chapitre, en effet, est un simple appendice de mon travail, et ne saurait rentrer dans les limites que je m'étais

(4) Clinique chirurgicale de Vhôfiital de la Pitié, t. III, p. 466.

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imposéci, car, je le répète, le cadre de la stérîlilé i pas nu delà de rin)|)ré{;Tialiui) de l'ovule, et, cette îni|irf- ^iialion obtenue, ou se trouve dans le domaine de la (troisesse, et partant dutis celui de» ouvroges tl'ob»l^lrii]U«.

Pour toutes ces roisotiii, je serai très bref daus ce <|ai me reste à dire.

Les cau^fs do la delà partuiitiflii, se irui et tantôt, c'est le i tuteur.

Quand rsvorleme conditions de l'ovul k considérer comme le produit iiiAlc. soit aan:

uf avant l'i^poque normale lAl dans l'ovule iui-in<)iiM>, inmun, dam l'organe get-

I sa raiaoo d'élre ilau lu de cet étal que loul porte le, se renconUf soit daiu 'oduit femelle.

Il m'est impossible, ifuant à présent, de déterminer d'une manière précise les circonstances qui flltèrcnl la vitalité du zoosperme ; l'histoire pathologique des aDimnlcules spermaliques est encore à faire; j'ai entrepris ce travail, dont je publierai un jour tes résuUiits. Cependant, je puis dire déjà que l'ultération signalée par MM. W'a^^ner et Pouchet, et qui consiste dans la chute do réjiilliélium , nie parait être une cou^e d'ofîaiblissement de ces animalcules; plusieurs fois j'ai rencontré cette disposition sur les itpernialotoides d'individus dont le coït donnait toujours des résultats négatif>, et quelquerois même j'ai pu constater que les femmes qui aviiient reçu les caresses de ces hommes présentaient les symptômes, énumérés ailleurs, de l'avurtement précoce, l/opinioii que j'avance ici n'est jtotnt une rertitutle, je le répète; saus £lre ab^oinmellt une théorie spéculative, elle n'a pas encore suflisammenl subi le contrôle de t'cipérimentulion pour être acceptée en toute confiance; je la livre comme un doute de mon esprit, comme

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an premier jalon dans Thistoire pathologique du zoosperme.

Il en est à peu près de même pour les conditions d'affaiblissement qui se trouvent dans Tovule. La connaissance de ces conditions est encore plus difficile a acquérir que celle des conditions relatives à l'animalcule spermatique, car ToYule ne peut être soumis, comme ce dernier, à notre investigation directe. Cependant, les causes générales d'affaiblissement, dont l'action se fait sentir sur toutes les fonctions de l'organisme, exercent incontestablement une influence fâcheuse sur la vitalité du produit de la sécrétion ovarienne, et peuvent servir à expliquer, jusqu'à un certain point, la stérilité dont sont accusées les chlorotiques, les femmes anémiques, en un mot toutes celles dont le sang est appauvri par un motif quelconque. Sans doute, l'utérus, qui prend sa part de l'alTciiblissement général, rend tout aussi bien compte, comme nous le verrons tout à l'heure, de l'avortement précoce, et il n'est peut-être pas nécessaire d'admettre nne hypothèse dont il est bien difficile de constater l'exactitude.— Comme on le voit, je ne me fais point illusion sur ce point, et j'arrive à un sujet moins rempli d'ombres et de ténèbres.

C'est la part dévolue è l'utérus dans la production du phénomène que j'examine.

Cette part est très grande, car je ne sais pas un seul état pathologique de l'organe gestateur qui ne soit capable d'amener le dépérissement et la chute précoce de Tœuf. Cependant je ne veux pas dire que l'évolution fœtale ne se puisse faire et ne se fasse en effet qu'au milieu des conditions les plus normales d'une matrice saine ; non, car il n'est pas rare de rencontrer des utérus profondément malades porter jusqu'à terme le produit de la conception, et ne le dépouiller d'aucun genre de vitalité. Mais de même que tout état morbide

8IK ooniBR DK Li roneno» dk AUTArmia.

a liesoin, pour »e produire, non-Kulenioiil tl'uii« oiaw déli'irminaiite, ocnasioiirielle, main Riirore de certaine* con- (IJliotiJi idiosyncrasiqnes dont l'cittence rioun e<l ineonnae, pI (|ui, au milieu do ciruutrKlaticcs en a|i|iaren<^i> idtful)(|De9, rendent l'action d'uni! cauDP morhide UiiiliM Icrribk rt (onlM

nttllp; de même, l'ato l'înHueiicc- d'un l'iat i]ue tout niilaiil (ju'etiste

Néanmoins, en m)iném(>nl, une inronni ilans len |irublèm^ d« morbide de l'utéroft, tiniiH ort^nniques ou

cuïO ne «'ocfomplit, ^oii« I ï|U«lrofK|utf de rulérua, Rc de |irédt<ipo«ilioB faUle.

' romme «n Iv fait ronitt imi'OMible de d^^ai^rr m peut dire quti loiit fiai ne (]u'il inodilir les coodile cet organe, e«t «uatvp-

lible dfi Iroiiblcr kb fonrtmn (tctialrire, et fon»éijiipmmPMt de déterminer la chute de l'œuf.

Jo n'ai point k faire ici l'hiDloire de la pattiologie utérine, et je ne Teiii ni ne doiit m'arrèter un instant que lur deui circonslsnceii i|tii ne sont pas ordinairement comprises dans le cadre de cette histoire.

Ce* cinoiistflnres sont la masturbation et le coit Incomplet qui, ainsi qu'on va le voir, n'est, pour la femme, qu'une variété de masturbation.

l'ourrunctriiulrccasil se passedans toute la matrice, et surtout au miiseuu de tanche, un phénomène analogue k celui qui se produit dans l'appareil génital do l'homme, lorsqu'à l« suite d'une vive uicilation érotii|ue l'éjaculatio» du sperme n'est pas le di^nouement d'une érection pfolon<iée. Moina fiche en nerfs que li s testicules et le cordon spermatique, muis [dus abondamment pourvue qu'eux de vaisseaui sanguins, la matrice, si «Ile ne trahit point, romme les organe* de riiomme, une sensibilité douloureuse, n'en est pas moins le siège d'un travail pathologiqu* dont l« résultat ae Ira-

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doit tantôt par une lésion des tissus et tantôt par une altération de la vitalité.

Sans reprendre ici la thèse si souvent débattue dans le cours de cet ouvrage, des relations synergiques entre le plaisir vénérien et l'excitabilité utérine, je rappellerai que j'ai été conduit à conclure que, s'il n'était pas possible de formuler comme une loi l'existence de ces relations^ on était aulortsé à admettre certains rapports légitimés par le voisinage des organes respectivement affectés à l'accomplissement de ces deux faits, de telle sorte que la matrice reste rarement tout à fait étrangère au spasme cynique.

Comme chez l'homme, il semble que le spasme cynique ches la femme n'est complet et physiologique qu*à la condition delà présence du sperme; on dirait que re liquide est nécessaire pour calmer l'excitation à laquelle est en proie tout Tappareil génital, et que, semblable à une rosée bienfaisante, il apporte la fraîcheur et le calme à des ardeurs trop dévorantes.

Si l'action en quelque sorte antispasmodique du sperme ne se fait pas sentir à l'utérus au moment de la plus grande exaltation amoureuse, si celle-ci est obligée de s'épuiser et de s'éteindre dans ses propres tressaillements, les congestions successives dont la matrice et surtout son col sont le siège à la suite de ces excitations répétées, amènent tantôt une sorte de phlogose et tantôt un état nerveux, l'une et l'autre incompatibles avec la fonction gestatrice de l'utérus. C'est ainsi que, dans la plupart des cas, s'expliquent la prétendue stérilité des femmes qui se sont livrées a la masturbation, et celle bien plus étrange encore de ces infortunées qui, après avoir eu le bonheur d'être mère, ne peuvent plus jouir de cette félicité, lorsque, rompant avec des habitudes que leur avait inspirées la crainte d'une trop nombreuse progéni-

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