ACTE COrULAIEUR CHEZ l'hoMME
petit ligament vi soumise h une friction immédiate avec les parois, elles-mêmes turgescentes, du vagin.
Les corps caverneux de la verge dont je n'ai pas parlé josqu'à présent sont soumis au même mécanisme que les organes dont je viens de m'occupcr. Leurs racines, que Ton peut comparer au bulbe, sont recouvertes par les muscles ischio-c^verneux et comprimées par eux pendant leurs contractions déterminées par l'irritabilité du gland.
Cependant, malgré le mécanisme dont je viens de rendre compte, les nerfs du gland n'arriveraient pas è l'état de compression momentanée désirable , si le sang pouvait s'échapper de l'appareil avec chaque contraction des muscles bulbo-caverneux et ischio-caverneux.
« Pour prévenir ce dégorgement trop rapide, dit M. Kobelt en parlant de l'organe qu'il appelle passif (gland, corps spongieux de Turètre, bulbe et muscle bulbo-caverneux), la portion antérieure du muscle bulbo-caverneux, c'est-ùdire le muscle compresseur de la racine de la verge, comprime le tronc déférent veineux principal de l'organe passif, à savoir, la veine dorsale du pénis qui passe sous son tendon; en même temps le bord supérieur du muscle compresseur des hémisphères embrasse è la manière d'un sphincter les veines bulbeuses qui «laissent du colltculus bulbi inlermedius. De cette façon, chez l'homme, le sang est retenu dans le gland d'une double façon au moyen du même appareil musculaire, qui y détermine un afDux sanguin plus considérable, en même temps qu'il s'oppose à récoulement trop rapide de ce liquide. »
En ce qui concerne les corps caverneux, M. Kobelt n'a pas été plus heureux que ses devanciers dans la recherche de l'appareil de rétention pour les grosses veines profondes qui passent sous la symphyse du pubis, émergeant des corps
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csvL'rticui. (Cependant les vipérienccs tcrili-cs iluris o' l>ut ilorineiil ;i [lenser que rct obsincie l'xtsle, et M. hubelt croit iju'il y est (leut-^tro constitué par les petits reuiltcls niembruiieut situés sur 1» face interne de la giiliie rii)reuse des l'orjis cuverneux, qui fiTment, coiume des valvules, les (irilices internes de ces vaisseaux cITérents.
Telle est la tliéorie de M. kobelt sur l'érection el sur les sensations voluptueuses du sens génital.
l'our on faire comprendre toute la (alfur uu point de vue de l'impuissonre el cicuscr ainsi les développements que j'ai donnés â .ion eiposilioii, il me suflira, devançant ici un chapitre de cet ouvrage, d'indiquer la palhogénie toute nouvelle de l'nnapiirodisie qui en découle.
Les phénomènes qui se produisent dans l'érection sont, dans l'ordre suivant : 1" excitation du gland; S'alllut plus considérable de fan^ artériel vers cette jiarlie ; 5" contraction des muscle» bulbo-covenicut et iscliio-cavcrneut; h" refoulcmeiit du i^iin^ du bulbe dans le corps spongieux de l'urètre; 5" enlin compression de In veine dorsale du pénis par ht portion antérieure du muscle liulbo-cavcrneux.
Si quelqu'un de ces phénomènes est entravé dans sa marche, l'impuissance se produira. Supposez que le laciti veineux qui constitue le corps spongieux de l'urètre présente des tumeurs variqueuses ou que le muscle bulbocaverneux soit frappé de paralysie ; le sang, n'arrivant pi* en suffisante quantité au gland, ne pourra continuer l'excitalion primitive de celui-ci, et l'éréthismc vénérien, se tassant d'appeler en vaîn la sensibilité générale du gland, s'éteindra au milieu de ces efforts inutiles.
Les indications thérapeutiques seront également diiïércntes, »eloii que l'on aura ii combattre une varici darsljuie.
ACTB COPDLATEt'R CHEZ LA FEMME. ââ
Od verra, quand je serai arrivé à celte partie de mon travail y quelle part minime il faut faire désormais, dans l'étiologie de Timpuissance, à l'influx nerveux, ce bouclier de l'ignorance, et combien souvent Tanaphrodisie reconnaît pour cause des lésions matérielles aussi appréciables à l'observateur que celles de tout autre organe du corps humain.
S II. — Aele eopalate«r cImb la femme.
Chez l'homme le coït n'est complet qu'à la condition d'an sentiment voluptueux pendant l'éjaculation sperma* tique; de même chez la femme, la copulation n'est entière que lorsque le plaisir accompagne l'approche du mAle.
Sans doute plus favorisée que l'homme, la femme, en dehors de quelques vices de conformation et de quelques cas pathologiques que je ferai connaître ailleurs, peut toujours, du moins passivement, se prêter au rapprochement des sexes; mais si son sens génital n'est pas tiré de sa torpeur, si sa sensibilité reste étrangère à l'acle, si, en un mot, l'orgasme vénérien n'a pas porté le trouble dans son organisme , l'action copulatrice est physiologiquement incomplète, aussi incomplète que si le membre viril se contentait d'exciter le clitoris, sans pénétrer dans la cavité vaginale.
J'aurai donc k examiner la copulation chez la femme au
double point de vue :
1* Du rôle que jouent ses organes dans leurs rapports atcc ceux de l'homme;
2^ De la volupté qui chez elle, comme chez l'homme, complète l'acte copulateur.
L'intromission de la verge dans le vagin n'impose à la
&l\ <:0I>1 LATION.
rumine (|u'un rAjc entièrement pn^sif; la conformution île >es oriinncs la dispense >uns ce rapport de toule préporation antérieure, et pour accomplir cette partie de Ttictc, elle n'a besoin ni d\*\cilation M'nériennCy ni de désirs erotiques y il sullit que sa volonté s'elTace et livre sans opposition l'appareil copulateur.
Mais il n'en est pas de même pour la volupté qu'elle doit trouver dans le coït; ici sa volonté, à défaut de l'instinct, est nécessaire pour faire naître jes désirs vénériens et rendre è la fois le plaisir plus vif et plus complet; ensuite ce plaisir est, comme chez Thommc, le résultat d'un mécanisme dont les troubles correspondent à des états morbides qui devront m'occuper plus tard.
Je dois donc ici, h rexem|ile de ce que j'ai fait pour l'homme, examiner ce mécanisme tout à la fois en repos et en activité.
C'est encore à IVI. Kobelt que nous emprunterons la solution de ce nouveau problème (1).
L'appareil sensuel chez la femme est analogue à celui
(1) Sans vouloir en aucune fa(;on diminuer la valeur des bejlos recherches de M. KolHîit , je dois à la vérité de dire que le musée analomique de la Faculté de médecine de Paris possède, admirablement préparés, left a|>|>areils et le« organes dont parle le professeur de Fritx)urg : que la très grande majorité do ces pièces sonl antérieures à la pul)lication do In Mmuujrnphie do M. Kobelt. et je citerai entre autres la préparation des bulbes du vestibule et du réseau intermédiaire, faite en 1843 par M.Jarjavay, et qui porte le n" 95. L'ouvra;ze de M. Kobelt n'a paru qu'en 1H44 et n'a guère été connu en France que par la traduction qu'en a donnée* M. Kaula en 1H5i. Si la plupart des détails anatomiques fournis par M. KolK*lt perdent ainsi un peu de leur primeur, il reste au professeur de Fribonrg tout le mérite physiologique, et il peut entièrement revendiquer comme lui appurleoanl en propre la théorie qu'il a su en déduire et que j'ai exposée plus haut.