‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 19 sur 122 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

S L — Aete séiMlnal.

Avant de foire connaître la composition du sperme, %t le rôle que joue chacun de ses éléments dans l'acte de la fécondation, il me semble plus rationnel d'assister d'abord h sa sécrétion, et èsa translation depuis le testicule jusqu'au canal de l'urètre, et de ne nous occuper de lui que lorsque nous serons parvenus a l'amener au dehors à travers tous le^ obstacles dont sa marche est semée.

Mous aurons donc à examiner le sperme aux points de vue: 1* de sa sécrétion; 2" de son excrétion; â"" de sa composition.

A. Sécrétion du sperme.

Le testicule est composé d'éléments (ubulés qui se terminent tantôt en cuUde-sac, tantôt par des anastomoses des conduits entre eux. La disposition anatomique des conduits séminiferes permet de penser que la sécrétion se fait dans toute leur étendue, et que la quantité de cette sécrétion est très minime, si l'on a égard au petit volume de ces glandes, au nombre et à la ténuité des conduits séminifères, au peu de sang qu'y apportent les artères spermatiques où la circulation est ralentie, et à la longueur et à l'étroitesse des canaux déférents. Cette quantité paraîtra encore plus faible, si l'on se rappelle que, chemin faisant, une foule de glandes viennent mélanger leurs produits à la liqueur séminale. Cependant la sécrétion spermatique est accrue dans cer-

&â FÉCONDATION.

laines circonsluiices, comme par exemple sous riiitlueiice des excitations vénériennes, de certains aliments ou de cer- 'taines substances.

L'appareil sécrétoire du testicule ne laisse aucun doute sur sa tendance à opérer un mélange intime du sperme ; sans parler des anastomoses qui s'établi^^sent h Textrémité des conduits, les canalicules contournés, lorsquMs sont arrivés à une ou deui lignes de distance du réseau du testicule, cessent d'être lleiucux ; plusieurs s'unissentensemble et forment alors les canalicules séminifèresdroitSj qui sont au nombre de plus de \ingt. Ces conduits s'anastomosent ensuite en réseau, et, en traversant l'albuginée, forment le réseau de lialler, où le sperme se mélange encore. De l'extrémité supérieure du réseau de lialler partent à travers l'albuginée des canalicules un peu moins nombreux que les canalicules droits; on les nomme conduits spermatiques efféreniSy et Ton en compte ordinairement neuf; ch.irun de ces canaux, en se contournant, forme un cdne et va toujours en diminuant de calibre du cùté de Tépididyme, sans présenter des valvules, comme le croyait Prochaska.

La force qui fait circuler le sperme dans celte partie du trajet qu'il doit parcourir, ne peut être que la visa tergo; car les parois des conduits n'offrent pas d'éléments susceptibles de contractions ; il est également présumable qu'il y a en même temps un effet de capillarité, puisque le sperme chemine contre les lois de la pesanteur. Dans tous les cas, sa marche est excessivement lente, pour permettre, sans doute, aux animalcules de parcourir toutes les phases de feur développement, avant d'arriver dans un lieu où peutêtre ils ne trouveraient plus les conditions nécessaires à leur accroissement.

AGT£ SÉMINAL. /^3

B. Excrétion du sperme.

Je partagerai en deux étapes la route que parcourt le Sperme depuis le testicule jusqu'au dehors. La première comprendra t'espace compris entre l'épididjme et (es vésicules séminales, et la seconde depuis ces dernières jusqu'à la sortie de la liqueur proIi6que par le canal de l'urètre.

1* Pour se rendre du testicule dans les vésicules séminales, le sperme traverse Tépididyme et le canal déférent. Dans Tépididyme, il parcourt des rannux flexueux très rapprochés les uns des autres, et dont la longueur est quarante fois plus grande que celle de l'épididyme. Dans le canal déférent, qui fait suite à l'épididyme, le sperme ne parcourt plus qu'un conduitsans Hexuosités, mais qui s'élè\c jusqu'à l'anneau inguinal, où il forme une anse, dont la convexité regarde en haut; puis il descend, en abandonnant la paroi antérieure du bassin, vers le bord latéral de la vessie; se rapproche beaucoup, surtout a la partie postérieure de la prostate, de celui du côté opposé, et Huit par se jeter, presque verticalement, dans le bord interne de la vésicule séminale.

Eq parcourant le long trajet que je viens de décrire, le sperme rencontre des obstacles multipliés à sa marche : c'est d'abord le réseau de Haller ; plus loin, c'est l'épididyme avec ses mille flexuosités ; plus loin encore, c'est le canal déférent dont la longueur est si considérable et le calibre si étroit, et dans lequel la viscosité du liquide donne souvent naissance à des obstructions; je montrerai plus tard avec quelle facilité les canaux de l'épididyme s'oblitèrent sous l'influence de certaines maladies, oblitérations qui (fétefminènt falalemeat alors la stérilité.

)slucles (juc je \ivii nature recourt à Irois forces : 1° la cepillarilé; 2' la visa lergo, qui csl tellement considérulile, que, si il l'époque du rut, on lie le canal déférent, relui ci se ronqit au-dessous de la ligature ; 3* la force élastique des giorois du conduit, dépendante d'une tunique musculeuse d'un jaune brutiAtrc, t'orn[ioséc', d'après Leeuwenlioeck, J.-F. Meckel, Cowper, Ë.-fl. AVeber, liuschke, do libres longitudinales et de lilircs circulaires. D'après ce dernier auteur, ces fibres seraient surtout de nature élastique, et cette tunique devrait pliilAt è son élosticité qu'è sa contraciiliié musculaire, la propriété de contribuera la propulsion du sperme.

D'autres forces secondaires contribuent encore à la marclie du fluide pruliiique, entre autres, les contractions alternatives du créma>[er, te décubitus horizontal, les mouvements d'élévaliuu et d'abaissement du testicule correspondant fi la respiration, etc., etc.

S°La seconde étape, qui marque la lin du trajet que parcourt le sperme pour arriver au dcbors, est remplie par les vésicules séminales, les canaux éjacnlateurs et le canal Je l'urètre, auxquels sont annevés la prostate, les glandes de Mérj- ou de Cowper et les follicules de Littre.

Il importe ici de nous arrêter un instant h chacun de ces organe!^, et d'étudier leur mécanisme d'une manière toute spéciale.

f-^ésicules sémiimlea. — Le râle des vésicules séminales n'est pas le même pour tous les auteurs. Les uns en ont fait des j^landes et k's autres les ont considérées exclusivement comme les réservoirs du sperme.

Oui qui ont soutenu que les vésicules séminales n'étaient que des glandes sont : Tli. Wharlon, Debotne, Swai merdam, Harder, Dan. Tauvry, R. Wagner; mais c'est i

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