‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 20 sur 122 · ACTE SÉMINAL · texte numérisé non relu

ACTE SÉMINAL

Hunter (i), surtout, que cette opinion doit son éclat. Les arguments sur lesquels il se fonde sont : 1* La présence dans les vésicules séminales d'un liquide différent de celui qui se Iroave dans le canal spermatique ; 2** l'identité des liquides contenus dans les deux vésicules séminales d'un homme ayant depuis longtemps perdu un testicule; S"" l'existence, chez certains animaux, d'un conduit spécial de la vésicule, qui ne s'abouche pas avec le canal déférent; A*" la présence de liquide dans les vésicules séminales de personnes faibles et de vieillards, et des autres individus après le coît;5*en' Gn, une douleur testiculaire après des excitations vénériennes, sans consommation de l'acte : preuve évidente, dit Hunter, que ce qui est fourni dans la copulation vient du testicule, et qu'il n'y a pas de réservoir pour le liquide qui devait être éjaculé.

L'opinion contraire, c'est-à-dire celle qui veut que les vésicules séminales soient exclusivement des réservoirs du sperme, a pour défenseurs: Rondelet, Fallopc, qui découvrit ces organes chez l'homme ; de Graniï, Sœmroerring, Brugnonne, J.-F. Meckel, Prévost et Dumas, Burdach, Panizza, E.-L.-F. Weber, Gurlt et J. Davy.

L'une et l'autre de ces deux manières de voir sont trop exclusives. Les vésicules séminales sont tout à la fois des glandes et des réservoirs: elles sont des glandes parce que Tanatomie montre des follicules nombreux dans leur mcmbraoe muqueuse, et parce que les observations de Hunter sont exactes et parfaitement concluantes en faveur de cette opinion; mais elles sont aussi des réservoirs du sperme, parce qu'une injection poussée par le canal déférent arrive jusqu'à elles, parce que le liquide qu'elles renferment

(t) OEuvreê de J. Hunier, Irad. par Richelot. Paris, 4 843, l. IV, p. 82.

présente qu microscope des animalcules spermaliqpos, ainii (|ue Tont att* sté Q^er, Vnlontin, \V eber, elc.

Enfin, des recherc|ics toutes réceiiles cl'anatQmie pathologique, entreprises par M. Gosselin, à l'occasion dp l'oMitération des épididjmes consécutive h l'inflammation de ces organes, ne laissent aucun doute sur le double rôle assigné aux vésicules séminales. Qu'on me permette de reproduire ici les conclusions physiologiques que cet eipériaiepUteiif tire de ses recherches, sur lesquelles je reviendrai pilleuri quand j'étudierai les causes de la stérilité : « On cpMJectiire bien, dit-il, depuis les travaux de Huntcr, que celui (Ip liquide) qui vient des testicules est peu abondant, et qpp |p pins grande quantité provient des vésicules scmipales, qiyj ont reçu en dépôt, depuis un temps plus ou moins long, le produit testiculaire. Mes observations me paraissent démontrer que cette conjecture est une réalité, et même que la quantité de liquide testiculaire est encore plus faible qu'on n'est disposé à le croire. On y remarque, en eiïet, dpux phénomènes capitaux : 1** les éjaculations sont aussi abondantes, malgré l'oblitération des voies spermatiques, que dans les cos où ces dernières sont libres ; i*" la distension du canol épidid> maire par le sperme ne donne pas à ce canal des proportions très considérables, et n'occasionne pas de souiïranres sur le vivant. Sans doute, il se fajt une résorption ; mais si la sécrétion testiculaire était aussi active qu'on le suppose généralement, cette résorption qe serait pas assez rapide |)Our empêcher si complètement les eiïels de la distension. Il ressort de ces deuv points que la quantité habituellement fournie par les testicules est très

faible, quoiqu'elle soit la plus importante

. . • Quant à la composition du liquide éjaculé, il résulte de mes observations que, dans les cas d*oblitératiqn,

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