‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 21 sur 122 · ACTE S^}1INA · texte numérisé non relu

ACTE S^}1INA

i| a la même conjeur, In même otj^eur, |a rpéifjp con$i9(§ncp <|u*è l'élat normal ; la seule (|ilTéreiice est donnée |)ar l'examen microscopique, qui démontre Tabsenre des spprn)<Uozoides dans un cas, leur présence dans l'autre. I| est donc permis d'établir que, normalement, le testicule np fjQMiie pas autre chose au produit de réj^culatiofi au^ |§ s^^^t^nce fécondante, caractérisée par les animalcules, et que les matériaux au milieu desquels ceux-cj sont plongés se développent et vivent, proviennent surtout des vésiciiles séminales. C'est au produit de ces dernières que le sperme doit, en réalité, sa couleur, son odeur ettoutes les substances que l'analyse chimique y fait découvrir (1). v

Quoi qu'il en soit, le râle que jouent les vésicules séminales dans réjacijlation spermatique est identique avec celui de la vésicule biliaire dans l'excrétion du produit fourni par le foie. Le réservoir spermatique se contracte d'une manière lente et chasse le liquide qu'il contient dans les canaux éjaculateurs. Cette contraction est effectuée au moyen d'une couche de tissu musculaire qui eptre dans la composition de ses parois, et qui, appartenant a la vie organique, ne se contracte pas d'une manière brusque et saccadée comme les fibres d'un muscle de la vie ^nimaje. Pressé de toutes parts, le liquide ne peut refluer dans |e canal déférent à cause du sperme qui y arrive en plusgran()Q abondance, et est forcé de s'échapper par Touverlufe postérieure des canaux éjaculateurs admirablement disposée pour cet effet.

Canaux éjaculaleiirs. — Il résulte de la disposition anatomique des conduits éjaculateurs, ainsi que de Tétroitesse de leur diamètri} et de la direction oblique de leifr orifice, que dans l'état de tranquillité et de santé, ces par-

(i) Archivée généralêi de médecine, septembre 4 853.

[ii|)ressioii nssez forte pour em|iflcher ruies séminales Juns l'urMre ; I |iL'tiélri^s, ils doivutil.au niojea

lies éprouvent iinci'i

le .«pcrme de couler des \ii

mais lorsque le sperme les a

de la cotitrndinn de leurs libres, conlribuer ii favoriser m

marche vers le canal de l'urtlrc.

Canal de l'urètre. — Grflce au réseau veineux que noos avons vu entourer In mur^ueiisc de l'urèlre et qui constitue le corps spongieut dont j'ai longuement parlé en rendant compte du mécanisme de l'érection, le cniial de l'urètre se trouve largement ouvert dans toute sa longueur pendant la turgescence du membre, et, par consi^qucnt, admirablement disposé pour donner un libre passage à la liqueur prolifique.

Mais son rôle n'est pas entièrement passif; il s'arcomplil du calé de la prostate, sur le vcrumontanum même, un phénomène curieux de turgescence qui empècbe tout b la fois le sperme de tomber dans la vessie et l'urine de sortir de son réservoir. J'ai décrit plus haut ce phénomène, auquel il est inutile de revenir ici,

Après avoir franchi les deui ouvertures antérieures des conduits éjarulaleurs qui s'ouvrent, ainsi qu'on le sait, sur let parties latérales et antérieures du verumonlanum, et nvoir pénétré dans le canal de l'urètre, le sperme s'accumule-t-il dans ce canal ou en est-il chas>é immédiati'ment? On n'a pas craint d'avancer quu le bulbe n'était autre chose qu'un réservoir dans lequel s'amoncelsil le sperme pendant la copulation, pour être lancé tout o coup en saccades par les contractions du muscle bulbu cuverncui. Cette opinion de l'élargissement de la portion bulbeuse du lanal de l'urèlrj est contredite par un examen de M. Kobelt, qui n prisl'empreinte exacte de la lumière ilu canni ; l'élargissement qui »c fait à partir de la portion membraneuse a lieu d'une manière régulière, continue, et r'esl par lu seule présence

sence [

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