ACTE SÉMINAL
ilu sperme dans le bulbe que les muscles de Turètre se coii- Iraclent et chassent en avant la liqueur prolifique.
Mais on se demande alors s'il n'y a pus une espèce de contradiction entre la ténuité de canaux éjaculateurs et la quantité assez considérable de liquide chassé par l'éjaculalion. Sans doute, Tobjeclion aurait quelque gravité, si Ton ne savait que la plus grande partie du liquide éjaculé n'est pas de la semence, et n*est autre chose que le produit des difTércntes sécrétions glandulaires dont il me reste a parler.
Le fluide prostatique est un liquide filant, transparent, hyalin, qui se mêle au sperme au moment de son émission, etdans lequel Kraiise a trouvé des flocons troubles, contenant des granulations de 1/900* à 1/300^ de ligne de diamètre. Il n'a point encore été soumis à l'analyse chimique et il est assez difficile de dire l'influence qu'il peut avoir dans la fécondation.
Ln autre liquide, sécrété par les glandes de Cowper ou de iMéry, vient également se mêler au sperme. D'après Kraiise, il est filant, clair, visqueux; il contient quelques flocons dans lesquels sont amassés des granulations de 1/900* à 1/370*; il a, par conséquent, une grande analogie avec le fluide prostatique. « De même que le fluide prostatique fraie la voie au sperme dans les portions prostatique et membraneuse, dit Huschke, de même le liquide des glandes de Cowper les garantit de l'urine qui pourrait être restée dans les portions bulbeuse et spongieuse du canal. »
Les follicules de JJttre et de Morgagni sécrètent a leur tour un liquide qui lubrifie les parois du canal et se mêle au>si au sperme.
Parvenu dans la portion membraneuse du canal de
l'urètre où il est déjà mélangé avec les divers liquides que
je \iens d^énumérer, le sperme s'échappe au dehors par
g0 FÉCONDATION.
saccades» comme chassé par les contractions alternatives d'un muscle. Ce muscle eiiste-t-il réellement? Jusque dans ces derniers temps on a voulu Taire jouer ce rAle au muscle bulbo-caverneui.
M. Kobelt, dont je ne saurais trop citer les ingénieuses in?esti<'ationSy réfute cette opinion par de.^ raisons physioloffiques et par Tanalomie comparée, et conclut que Ton ne peut rapporter cette action qu'au seul muscle de rurrtrc, c'est4-dire & cette couche musculaire qui, dans les deux sexes chez l'homme comme chez les animaux, enveloppe dans toute son étendue In portion mi'mbraneuse de l'urètre avec ses fibres circulaires, n C'est aussi dans sa circonscription d'action, contiuua-t-il, que viennent se déverser, chez les mâles, les produits des canaux séminifëres, des vésicules séminales, des vésicules séminales accessoires, de la prostate, tous les produits destinés à être portés au dehors. »
Cuvier, qui avait examiné cvW' rouche musculaire dans toute une série d'animaux, lui donne le nom iVaccélcratetir de ta marche de l'urine et du sperme, et s*cxprime ainsi à son sujet : <^ On prévoit qu'elle doit a\oir pour usage, en contractant la première portion du canal de l'urètre, d'en expulser la semence et de servir ainsi à réjaculatinn: voilà pourquoi, sans doute, elle est si épaisse dans les animaux dont la verge est fort longue, tels que les ruminants, etc., et dans ceux qui ont ce même organe fort court, tels que les chats. Dans le premier cas, il fallait une grande force pour chasser la semence à travers un si long canal ; il en fallait une également très grande dans le second, afin que ce liquide, qui n'aurait pas été porté assez avant par celte courte verge, fût lancé loin de cet organe, jusqu'au lieu où il doit atteindre (1). >>
(I) Analomie compurêe^ yoI. V, p. 78.
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Pourtant M. Kobelt ajoute en note : « Je ne l'eftise pas au bulbo-caverneux toute espèce d'action sur ces fluides; mon but est seulement de démontrer que ce n'est pas là sa ▼éritable fonction.»