ACTE OVARIEN
dans le bassin et appendus an repli postérieur du ligament large; leur tissu propre, que, depuis Baër, on désigne souvent sous le nom de slroma^ renferme, pendant tout le temps que l'individu est apte h la génération, un nombre plus ou moins considérable de vésicules ou petits sacs membrancui, fort apparents, que l'on connaît sous le nom de vésicules de de Graaf.
Ces vésicules doivent un instant fiier notre attention.
L'ovaire de la femme en présente de douze à vingt, d'après la plupart des observateurs; Rœderer et quelques autres assurent en avoir compté jusqu'à cinquante; outre celles-ci , IVIM. Barrv et Pouchet en ont signalé encore un grand nombre d'autres , que le microscope seul permet d'apercevoir.
Ces vésicules ont une double enveloppe : l'une, externe, plus forte, rétraclile.. ne se distingue pas du tissu propre de l'ovaire; l'autre, interne, appelée membrane épithéliale granuleuse de Baè'r^ composée de vésicules microscopiques à parois translucides, sillonnée de vaisseaux , selon M. Pouchet, et en manquant entièrement, selon MM. BischoiTel Courty, forme un sac entièrement fermé. C'est cette membrane granuleuse qui , en s'accroissant considérablement, constitue plus tard les corps jaunes. D'une ténuité excessive, à ce point qu'il est très difficile de l'obtenir intacte par la dissection, elle n'est pas égale partout; lorsque la vésicule de de Graaf se prépare n émettre son œuf, la membrane granuleuse se trouve refoulée vers le point où va se produire la déchirure et forme autour de l'œuf un coussin protecteur au milieu duquel il est placé , et auquel Buër avait donné le nom de cumulus ou disque proligère.
Le liquide contenu dans la vésicule de de Graaf est très abondant, clair, visqueux, ne contenant que de rares gra-
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Dulalions moléculaires et des gouttes d'huile. Quand on ouvre la vésicule de de Graaf, ce liquide s'en échappe avec force et entruine avec lui le disque proligère ayant encore l'ovule dans son épaisseur.
L'œuf préexiste h la fécondation; sans recourir à l'analogie, des observations directes ont mis cette assertion hors de doute, non-seulement pour les vertébrés et les mammifères, mais encore pour lespèce humaine. On u constaté les œufs è divers degrés de développement sur des individus vierges et même dans les premiers temps de la vie. Duvernoy, après les avoir notés chez les fœtus de quelques poissons, assure que Ton peut reconnaître les premiers vestiges des œufs dans les o\nires de jeunes lilles de quatre ans et sur ceux des sujets morts peu de temps après la naissance. Carus a décrit des ovules trouvés dons les mêmes conditions d'âge. Kitchie si constaté que les ovaires des enfants nouveau-nés et des enfants plus âgés oiïraient quelquefois, en assex grand nombre, des vésicules ovariennes qui sont le siège d'une injection très vi\e à partir de la sixième année, et qui ont déjè un volume assez considérable, depuis celui d'une graine de coriandre jusqu'à celui d'un petit grain de raisin (vers la quatorzième année). Dans ces derniers temps, MM. >iégrier, Itischoiï, Courly, et Cosle en particulier, ont fait des observations coniirmati\es des faits constatés par leurs prédécesseurs.
Le nombre des œufs contenus dans l'ovaire est excessivement considérable, eu égard à ceux qui doivent être fécondés. U'après M. Coste, Tovaire de la femme, destiné à n'émettre qu'une petite quantité d'œufs, n*est pourtant pas moins richement pourvu que celui des mammifères les plus féconds; d'où il faut conclure qu'un très grand nombre de ceux-ci doivent avorter de bonne heure, périr et être ré-
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sorbes. Je dirai tout à l'heure comment les autres, ayant subi toutes les phosesdeieurdéyeloppemenl, sont expulsés de la vésicule qui les contient; je dois à présent faire connaître la structure aoatomique de l'œuf.
Il a la forme d'une petite sphère d'un diamètre de 1/15* k 1/20* de millimètre; Huschke dit l'avoir trouvé arrondi, mais oblong, chez une jeune fille de sii semaines. Son volume augmente un peu après sa sortie de l'ovaire ; sa couleur est jaunâtre, claire, translucide. Plusieursobservateurs en ont trouvé deux et même trois dans la même vésicule de de Graaf.
On n'est pas d'accord sur la position qu'il occupe dans la vésicule. Suivant Wagner, l'œuf du chien, encore très petit et non parvenu à maturité, serait situé au centre du follicule, et h maturité, il serait très près de la membrane interne; M. BischolT prétend que c'est sur la membrane granuleuse qu'il se trouve implanté; M. Poucbet, au contraire, assure, d'après des observations sur la truie, répétées un grand nombre de fois, qu'il se développe à la surface interne de la membrane granuleuse, mais qu'une fois formé il est placé au point le plus superficiel de l'ovisac, et conserve invariablement la même position et ses rapports avec le disque proligère.
La structure de Tovule présente trois points à examiner : 1* la membrane vitelline; 2* le vitellus; 3*" la vésicule germinniive.
Membrane vitelline. — C'est l'enveloppe protectrice du vitellus, h laquelle on donne aussi les noms de chorion^ de zone transparente de Baër, de colemma pellucidum de Kraiise. Close de toutes parts, elle apparaît sous forme d'anneau fort clair et large, dont les contours externe et interne sont accusés par deux lignes circulaires bien tran-
fiO FtCONOAIION.
ch4es, taiiHia que l'intervnlle e»l pnrfailemcnt trnnspfirenl; crtle érorce n une i^paissf>ur de 1/50,000" de mîllimîilre et offre une osseï grande solidité ; elle e^it formée d'une »uhstanci- loul à fait liomogène. incolore pI «iftn« gfotntiatinns.
f^ilelltis. — Conlenii dons In memliroiie vitelline, il ronsiste en une quantité tnnomhrnble de 1res lins ^ninules, unis ensemble par une humeur très visqueu<ie et snsrepttide d'éprouver un retrait en masse, lorsque l'cnu pénètre par endosmose entre lui et la membrane vttelline.
Vésimle germinalive ou de Purkiiije. — Dérouvorte par M. Coste, et étudiée par MM. Joues. Vulenlin. Bernhardl, c'est tine petite vésicule de 0""',035 il 0""',OftO, 1res fragile et transparente. Elle est située nu milieu des granules du vitellus qui peuvent la dissimuler. Klleesl liyntinc et renferme un liquide qui contient des granules d'un jaune verdfttre. Ceui-ci la remplissent en partie et forment A son centre un noyau «'avançant presque jusqu'uu contact de la paroi interne. C'est cet amas de granules coloré? qui constitue la tache f/erminative de Waj;ner dont l'etistenrc a été constatée dans l'espèce humaine, les mammifères et la plupart des animaux.
L'œuf que je viens de décrire ne peut, on le comprend, subir dfs accroissements ultérieurs, sans briser et abandonner la vésicule de de Granf, et par conséquent sans sortir de l'ovaire. Je vais rapidement décrire ce double travail d'expulsion qui s'opère, soit h l'époque de In menstruation, soit sous l'influence de l'excitation du coit.
On «ail que les vésicules de de (Iraaf sont d'abord très pelitc.i et ensevelies dans le tissu même de l'ovaire. Elles s'arrêtent quelque temp^i à ce premier degré de dételop pemcnt pend.int qu'il s'en forme de nouvelles; puis elle! gagnent le bord libre do cet organe, apparaissent ù sj sur