‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 29 sur 122 · C. Constitution, — Tempérament. — Tcùlle, etc · texte numérisé non relu

C. Constitution, — Tempérament. — Tcùlle, etc

Parmi les causes individuelles qui ont une influence marquée sur l'apparition des menstrues, il hixi placer en première ligne la constitution. Il est généralement admis que les femmes d'une constitution robuste sont réglées de meilleure heure que celles qui présentent une constitution faible; la différence serait assez notable, d'après M. Raciborski, car les premières seraient réglées, en terme moyen, è l'âge de quatorze ans: 3/i/&9; et les secondes è quinze ans: &6/87.

(I) On peut lire le* détails de ce concert donné aux éléphants du Jardin des plantes, le 4 0 prairial an vi, dans la Dreade phihiophiqw et dans le Dictionnaire de$ êcienccs médicales, l. XXXV.

SiGRtPIGATION DE LA MBNSTRrATION. fOS

D'après ce que j'ai dît plus haut de TmOuence du système nerreux sur le développement de la menstruation, on comprend déjk le râle que doivent jouer les divers tempéraments sur l'évolution de cette fonction. La statistique prouve en effet que les tempéraments nerveux et nervoso-sanguins sont les plus favorables de tous h la rapide nppatition des menstrues, et que le tempérament lymphatique, celui qui donne les sensations les plus lentes et les plus obtuses, est ordinairement marqué par un retard dans l'apparition du phénomène ; ainsi, d'après M. Raciborski, les règles apparaîtraient à quatorze ans chez les filles d'un tempérament nerveui ou nervoso-sanguin, tandis qu'elles ne se montreraient qu'è quinze ans, 17/27, chez les jeunes personnes d'un tem-. pérament lymphatique.

Quelques auteurs, poussant leurs investigations jusqu'aux dernières limites , ont essayé de déterminer la part d'influence qui peut revenir à la couleur des cheveux , h la taille, etc.; et M. Marc d'Espine est allé jusqu'à regretter de n'avoir pu examiner l'influence des taches de rousseur, des nœvij etc. (1). J'estime ces investigations non-seulement inutiles, mais encore nuisibles h la science, parce qu'elles introduisent dans un problème déjà si compliqué des éléments sans valeur, et qui sont, comme la couleur des che* veux ou la taille, sous la complète dépendance des causes que j'ai déjà examinées.

Je ne m'y arrêterai donc pas plus longtemps.

S II. — fliKBiflcailoa «Te la ■ienstraailoa oa paaie p«rlo4M|ac.

Il ne faudrait pas croire que l'Age moyen de la puberté chez la femme, que j'ai indiqué plus haut , fdt une loi

I) Archivée généraleê de médecine, 2*" série. 4 835, i. IX.

10& DORltB DE LA FO>CTI0M GftNÉRATRICB.

constante pour la nature ; il existe sous ce rapport de nombreuses exceptions, et la science possède plus d*un exemple , soit de menstruation excessivement hâtive, soit de menstruation très retardée. Je ne puis entreprendre ici rhistoire de tous ces faits, et à ceux que ces documents intéresseraient, j'indiquerai un intéressant mémoire publié par le journal l'Expérience (1), où l'auteur, M. Dézcimeris, a réuni la plupart des observations de ce genre disséminées dans les annales de la science.

Malgré ces anomalies, ou plutôt h cause même de ces anomalies, la menstruation, ainsi que je le disais plus baot, t toujours été regardée comme le signe le plus certain de l'aptitude de la femme à la procréation. En rapprorliant ce fait de celui qui se passe chez les animaux à Tépoquc du rut, on ne peut s'empêcher de reconnaître entre eux une certaine anologic. Aristote Tarait si bien compris qu'il donna le nom de memlrues et au flux rataménial de la femme et à l'écoulement périodique qui suinte par la vulve des mam* mileres en chaleur. Chez ces derniers, une corrélation éii« dente exi^^le entre ce phénomèile et la maturité des follicules de de Graaf, puisque cet écoulentent ne se montre qu'à l'époque où la fécondation peut avoir lieu.

En est-il de même pour la femme? Y a-t-il, entre les phénomènes extérieurs et intérieurs quelque point de contact ? Les uns sont-ils cause et les autres eiïet, ou sont-ils simplement concomitants? D'après les travaux récents des physiologistes dont je parlerai tout à Theuro, la menstruation et le détachement de l'œuf des follicules de de Grauf soraient unis par un lien certain et entreiu bien longtemps a>»nt notre époque; Bnudelocquc , en effet, disait que

(I; L Eriièrience, t. Il, p. li.

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