DURÉE DE LA FO:<CTION GÉNÉRATRICE
de Boismont, 11/i ont cessé d'être rt^glces de quarante h cinquante ans; 21, de cinquante et un à citiqnante-cinqans; 5, de cinquante-cinq h soixante ans. Les AI femmes restantes ont vu tarir leurs menstrues avant quarante ans : chez 25^ la cessation a eu lieu de trente-cinq h quarante ans ; chez 1 0, de trente à trente-cinq; et chez 7, de vingt et un à trente ans. Les relevés statistiques faits h Lyon par M. Pétrequin, et à la Salpètrière par M. Raciborski, concordent avec ceui que je viens de citer, et Ton peut dire, en règle générale, que l'âge critique apparaît de quarante à cinquante ans.
La cessation des règles coïncide avec des phénomènes ovariques inverses de cou.\ qui accompagnent rétablissement des menstrues. La diminution et Tutrophic des ovaires font plisser leur enveloppe extérieure, et les rides profondes qui en résultent leur donnent un aspect singulier que M. Raciborski com|)are à celui du noyau de pèche. Les vésicules de de Graaf sont grisâtres ou d'un blanc opaque à parois froncées. Le liquide qu'elles renferment a disparu, quelquefois même leurs cavités sont effacées, et leurs parois épaissies forment une espèce de tubercule oiïrant à peine, h son centre, trace de l'ancienne cavité. Quelquefois plus rien n'est reconnaissable, et l'ovaire fortement réduit est transformé en substance cellulo-fibreuse.
L'utérus et les glandes mammaires, dont nous avons vu le développement s'accomplir lors de rétablissement des règles, s'atrophient aussi dans de certaines limites, et suivent le dépérissement des ovaires.
Des phénomènes généraux divers, et d'une durée variable, accompagnent ou suivent d'ordinaire la ménopause. Iftl femmes interrogées par M. Brierre de Boismont ont présenté les résultats suivants : dans ftO cas, les règles se sont supprimées tout à coup d'un mois a l'autre, sans que rien
11 & DOIÉS DB LA FONCTION GÉNÉIATIICB.
d'avance Tait pQ faire prévoir ; 26 fois cette termioaisK)!! brusque s'est opérée après les couches, le sevrage, des émotions, des chutes, des coups, etc. Les retards, notés 30 fois, ont varié entre une semaine et une année ; les irrégularités constituent le phénomène le plus fréquent, il s*esi montré 60 fois ; les unes ont leurs menstrues toutes les trois semaines, deui fois et même trois fois pur mois; chez d*autres, les règles diminuent graduellement de quantité; enfin, chez les troisièmes, la cessation n*a lieu qu'après des alternatives de diminution et de retours réguliers.
L'accident le plus fréquemment noté est la métrorrhagie, il Ta été 57 fois par M. Brierre de Boismont. Chez quelques femmes, aui règles succèdent, pendant un temps plus ou moins long, des écoulements blancs continus, ou qui oiïreut des alternatives de flux et de suppression.
Cependant les accidents qui peuvent accompagner la ménopause n'ont pas la gravité (|ue leur prêtent quelques personnes, car les importantes statistiques de MM. Laohaise, Muret de Vaud, Benoiston de Chàtcauneuf et Deparcieuz, n'accusent pas une augmentation de mortalité parmi les femmes pendant la période de quarante à cinquante ans.
Il arrive quelquefois qu'à l'époque ordinaire de Tàge
ritique, les règles se suspendent pour reparaître après un
temps plus ou moins long. Dans ce cas, la fécondité revient
avec la menstruation, et llallera vu des femmes desoitante-
dii ans qui avaient encore des enfants.
Mais si la menstruation ne s'est jamais montrée, ou tout au moins si les phénomènes qui accompagnent cette fonction ont toujours été absents, on peut assurer que la stérilité de la femme est une conséquence fatale de cet état. On a cité, je le sais, des exemples dans lesquels la femme a été fécondée sans qu'elle eût été jamais réglée, ou pendant que ses
BAPM1T8 M LA FONCTION 6ÉNÉIIAT1ICI, ITG. 115
règles étaient suspendues. Je conteste formellement le fait, et je suis convaincu que, chez ces femmes, la menstruation n'apparaissait pas par suite d'un état particulier des ovaires ou de l'utérus, mais qu'à chaque mois, à l'époque correspondante au travail des vésicules de deGraaf^des phénomènes spéciaux se devaient faire sentir, soit du côté des organes génitaux, soit dans les glandes mammaires, soit dans l'organisme tout entier.
Les détails dans lesquels je suis entré dans ce chapitre trouvent leur excuse dans cet axiome si important pour nous: Sans metuirtuUianf point de fécondation de la femme.