‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 4 sur 122 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

S I. — Acte copalaiear ehes rhnmin

Il est incontestable que la sécrétion spermatiquc, c'està-dire l'acte lesticulaire, a une action notable, non-seulement sur les changements que subit la verge dans ses dimensions, mais encore sur l'énergie de l'acte copulateur lui-même. L'exemple des castrats avant la puberté, dont les organes génitaux sont arrêtés dans leur développement, et dont les désirs vénériens et la \igueur virile sont à peu près nuls, ne permet aucun doute à cet égard.

Il serait donc logique de placer ici l'étude physiologique de la liqueur séminale; mais si l'on Fuit allenlion que c'est à ce liquide qu'appartient toute la puissance fécondante de l'homme, on comprendra que je réserve son histoire pour le paragraphe assigné h l'acte Fécondateur lui-même, et que je me concentre ici dans la seule étude des conditions de la copulation, en admettant comme normale la fonction testiculaire.

Ces conditions sont au nombre de quatre, et si parfaitement distinctes entre elles, malgré leur union intime, par leur ordre de succession et par leurs manifestations, que l'absence de l'une n'entraîne pas fatalement la suspension des autres. Pour l'accomplissement de l'acte physiologique, elles se manifestent dans l'ordre suivant : 1^ désirs vénériens; 2^ érection de la verge; 3® expulsion d'un liquide spécial; b? eu6n, plaisir au moment de cette évacuation.

Ces circonstances ne sont pas toutes exclusivement affectées au coït; il en est une surtout, l'éjaculation sper-

6 CtlfULAl'IUK.

nislii|ut',' ifiii t:st tellement esseiitjt-lic à lu récoiidntioii, f]uc je renvoie son histoire physiologique à la jtartic consacrée ii l'exameiKte l'acte reproducteur |iroj)rcment dit.

Je n'ai donc dans ce paragraphe qu'à m'occuper du» désirs vénériens, ile l'érection de la verge et du plaisir.

Les désirs fénériensont Aea mobiles nombreux et variés : ils ne sont pas toujours, comme on pourrait le croire, sous l'empire de In volonté, car l'instinct qui les éveille chez les animaux à l'époque du rut, les excite également chez l'homme ; cependant, l'inslioct n'a une action bien sensible que dans les premières oiinécï de la puberté, ou pendant une longue continence, ou au milieu dt> la vie calme et retirée des champs.

Plus tard, lorsque l'Age, l'habitude ou la sotisfeclion des besoins les plus pressants o[it calmé les premières ardeurs de l'instinct, les désirs vénériens ne répondent plus qu'à la voix des sensations ou de l'imagination.

Tous tes sens ont la puissance de les éveiller. Ceux de la vue, du toucher et de l'ouïe ont une action si directe, qu'on pourrait les appeler les sens de l'amour. L'odorat jouit aussi d'une influence décisive, et lu nature a placé dans les organes génitaux de tous les animaux une odeur sui (jeiieris i[ui surexciti: leur sensualité; certains parfums possèdent le même privilège, et la galanterie sait hcu< reusement les mettre à profit. Le goût lui-même, moins favorisé que tes autres sens, éveille parfois aussi l'appétit vénérien : un de mes amis ne jiuuvait jamais manger de la crème fouettée sans avoir immédiatement quelque idée voluptueuse.

Cependant, malgré la réalité incontestable du pouvoir des sensotions sur lo dévi;lojij»cment des désirs vénériens, il faut reconnaître que, dans la majorité des cas, cette puis-

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