DE LA CIRCULATION
fièvre maligne, fièvre putride, etc., ou qu'on les désigne avec les modernes sous le nom commun de fièvre typhoïde, leur étude, au point de vue spécial de Timpuissance, ne sauroit entrer dans mon sujet.
L'homme, comme d'ailleurs tous les êtres organisés, n'a, aux yeux de la nature, d'autre mission en recevant la vie que celle de perpétuer son espèce ; mais cette mission n'est réalisable que tout autant que l'individu n'est pas menacé dans son existence propre, et qu'il peut communiquer la vie à autrui sans que la sienne soit prochainement en danger.
Cette condition ne se rencontre pas dans l'état pathologique connu sous le nom do fièvre.
Aussi pas plus qu'ailleurs, la nature, sous ce rapport, ne s'est montrée marâtre envers nous.
Dans toutes les maladies aiguës, quelle qu'en soit d'ailleurs la cause, l'inaction et le silence ont été imposés aux organes et au sens vénériens. Comme dans un pays envahi par l'ennemi et dont tous les corps d'armée abandonnent leurs retranchements et leurs garnisons pour se porter sur le point menacé, on dirait que les forces vitales délaissent les appareils où leur action peut sans péril être momenta-' nément suspendue, afin d'opposer une résistance plus énergique au mal qui se présente.
Aussi l'impuissance, dans ces états pathologiques, estelle un de ces symptômes qu'il serait dangereux de combattre; et il n'est venu h l'esprit de personne, que je sache, de songer à sauvegarder la vie de propagation pendant le coma d*un fièvre typhoïde ou les accès d'une fièvre intermittente pernicieuse.
Je ne m'arrêterai donc pas davantage à une impuissance fatale et salutaire, je pourrai même dire naturelle, mais non physiologique, et j'aborderai la seule maladie de la circulais
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tioii, qui, sans menacer immédiatement la vie de l'individu, offre quelquerois l'impuissance comme un de ses symptômes. Celle maladie est la chlorose.
Cblorose. — Il n'est plusaujourd*liui personne qui soutienne, avec Hoiïmann, que la cblorose est une maladie spéciale aux femmes; les observations publiées par Copeland (1)» Roche (2), Désormaux (3) et Tanquerel des Planches (&), J. Uzac (5), confirmées tous les jours par des observations nouvelles, ne laissent aucun doute sur la réalité de celle affeclion chez les hommes.
Je ne viens pas grossir le nombre des faits confirmatifs de celte opinion ; je veux seulement réparer un oubli qui s'est glissé dans l'histoire de la chlorose de l'homme, et que la connaissance que nous avons de celle de la femme aurait dû cependant prévenir. ^
Je veux parler de l'étal de l'orgasme vénérim.
Est-il besoin de rappeler que la chlorose a toujours, chez les personnes du sexe, un retentissement plus ou moins profond sur les fondions de l'appareil génital, à ce point que quelques auteurs, prenant f'exception pour la règle, mais voulant consacrer par une désignation spéciale l'influence exercée par lu maladie sur la fonction génératrice, rappellent /ferre anwureuse^ fièvre d\imour?
Ces circonstances, qui m'avaient depuis longtemps frappé, me firent soupçonner In même influence chez Thomme, et mes investigations, dirigées vers ce but, ne tardèrent pas à me convaincre de la réalité de ma supposition.
(«) Dict. ofPract. med., t. I, p. 87.
(2) youveaux éléments de paUwUujiey Paris, 4 844, l. II, p. 389.
(.)) Répertoire général des êciencei médicales^ art. CaLOfeoti.
(4) Presse nu'dicale, n' 54, juillet 4837, p. 4io.
(.jj Dr la chlorose chez V homme, Paris, 4 853.