‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 43 sur 122 · DB LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

DB LA CIRCULATION

Un des faits les plus saillants qui s'olTrircnt ù moi fut lo suiYanl :

Un jeune homme de vingt-cinq ans, maigre, pâle, aux mouvements et à la parole lents, au\ cheveux châtain clair, originaire de Pologne, et alors instituteur dans une maison particulière, se présente à ma consultation comme atteint d'impuissance.

Il accuse depuis longtemps des troubles du côté des voies digestives, et ces troubles ont pris une telle intensité que toute digestion est devenue presque impossible; la constipation est permanente, mais il n'existe de douleurs ni au ventre ni à l'estomac.

Les fonctions de l'innervation sont encore plus aiïectées: la sensibilité physique est devenue tellement exquise que le moindre changement de température, que le plus petit bruit, le plus léger frottement l'aflectent d'une manière pénible ; la sensibilité morale n'est pas plus sauvegardée, car le malade ne peut lire sans pleurer et sans être profondément ému, je ne dis pas un roman, mais les nouvelles diverses enregistrt^cs par les journaux; le sommeil est nul et l'opium est impuissant è le rappeler.

Au milieu de ces désordres, les facultés intellectuelles ne sont pas restées intactes, et le malade est atteint d'une hypochondrie profonde qui le pousse incessamment vers le suicide.

A ce cortège si connu des symptômes de la chlorosOi auquel il faut ajouter la décolorationd e la peau et la flaccidité des chairs, il manquait un signe dont la présence n'est pas d'une absolue nécessité pour caractériser l'alTection, mais dont je devais tenir compte dans mon diagnostic.

Je veux parler du bruit de souffle signalé dans quelques artères, et surtout dans les carotides.

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