‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 45 sur 122 · Maladies des nerfs intermédiaires des centres ner · texte numérisé non relu

Maladies des nerfs intermédiaires des centres ner

(4) Voyez le mécanisme de !*érectiondaD9 les considéralions physiologiques placées en lôle de cet ouvrage, page 28.

282 1MPU188A1IGB STMrrOMATlQOB.

veiuD et de l^appareil copuUUeur. — Les mahdies dm nerfs intermédiaires qui peuvent amener la paralysie de la verge sont de deux sortes : 1** celles dont la cause est appréciable et saisissable, comme la compression Ja dégénérescence, la section du nerf; 2* celles dont la cause est entièrement vitale.

La paralysie symptomatique des aiïections du premier groupe est facile à comprendre, elle porte en quelque sorte son explication avec elle. Mais il n'en est pas de même de la paralysie sans lésion analomique, sans excuse mécanique, si je puis ainsi dire, dont il n'est cependant pas possible de contester l'existence, car on sait que Thystérie peut amener la paralysie de quelques muscles seulement ; que dans certaines intoxications saturnines, le nerf radial est frappé d'immobilité, et que des faits de paralysies de la vessie et du rectum ont été rccuoillis, sans qu'il ait été possible de les rattacher à une lésion matérielle quelconque.

C'est là une espik'e de névrose que, pour la logique de mes divisions, j'ai di\ considérer à part, mais qui, dans l'application de la science, se confond a\ec la névrose génitale elle-m^mo, tant au point de vue de la séméiotique que sous le rap|)ort du traitement.

Je renvoie donc le lecteur nu chapitre que j'ai consacré précédemment h l'impuissance idiopathique, et je reviens ici aux aiïections des nerl's intermédiaires, avec lésions anatomiques et produisant In parahsie de l'organe copulateur.

Ces aiïections présentent toutes un caractère commun : celui d'em|)écher la libre circulation du fluide nerveux, en d'autres termes, et pour ne pas tomber dans les abstractions métaphysiques, elles sont constituées par un arrêt de communication sur un des points du trajet des nerfs entre les centres ner\eu\ et l'appareil génital.

DB L'iNNBRYATlOlf. 288

L'obstacle qui intercepte ainsi la communication peut être de diverse nature : tantôt c'est un organe voisin du nerf, déplacé ou hypertrophié; tantôt c'est une tumeur développée dans le voisinage du nerf ou dans le névrilème lui-même; tantôt c'est une dégénérescence du nerf; tantôt enfin c^est la section même du filet nerveux.

Si Ton réfléchit à la position qu'occupe dans le bassin le plexus sacré d'où émanent les nerfs principaux qui vont animer l'organe copnlateur, on comprendra la difficulté, je dirai même l'impossibilité de constater sur le vivant, et d'une manière directe, les lésions que je viens de signaler.

Les symptômes pathogéniques sont des guides moins incertains, mais ils ne sont pas tellement distincts des signes que présentent les affections des centres nerveux qu'on leur doive accorder une pleine confiance. N'est-il pas vrai, en effet, que l'hémiplégie, que la paralysie générale n'accompagnent pas toujours les lésions du cerveau et de la moelle, et que, de leur côté, ces lésions se traduisent quelquefois aussi par de simples paralysies partielles? S'il en est ainsi, et la science nous en pourrait fournir de nombreux exemples, comment distinguer les paralysies partielles dues aux lésions des centres, des paralysies partielles déterminées par les lésions des nerfs intermédiaires?

Notre art, il faut le reconnaître, laisse beaucoup à désirer sous ce rapport, et notre ignorance est ici d*autant plus regrettable que, en Tabsence d'un diagnostic certain, on peut adresser h la moelle, par exemple , une médication dont elle n'a que faire.

Au point de vue tout spécial de l'impuissance, l'absence d'un diagnostic différentiel certain est également une chose fâcheuse, car le traitement de la paralysie génitale se con-

28A IMPUISaANGI gYMrrOMATIQOB.

fondant avee celui de la maladie qai la produit, peut 8*égarer dans des indications contraires ou, tout au moins, dou*» teuses.

2o Troubles de rinnervation sans Usions anatamiques.

a. Névroses organiques* — - Sans parler des né? roses de l'intelligence sur lesquelles tout le monde est à peu près d'accord , de nombreuses classifications ont été proposées pour les névroses organiques. Je ne dois point ici discoter la valeur de tous ces travaux, et, sans prendre parti pour aucun d'eux, j'estime qu'en considérant le rAle bien distinct que jouent la sensibilité et la molilité dans la vie de relation et dans la vie de nutrition, on peut établir, en ne tenant aucun compte des névroses symptomatiques et sympathiques, quatre grandes classes qui seront :

1 ** Névroses de la sensibilité de la vie de relation : ou elles sont spéciales aux sens, comme la berlue, la diplopie, etc., pour la vue; le tintouin. In p.racousie, etc., pour rouie, etc.; ou elles sont générales, comme toutes les névralgies.

2* Névroses de la molilité de la vie de relation : Tépilepsie, réclampsie, la catalepsie, les convulsions essentielles, le tétanos, la chorée et la paralysie.

3* Névroses de la sensibilité de la vie de nutrition : la gastralgie, la cardialgie, Thystéralgie et en général toutes les viscéralgies.

d"* Névroses de la motilité de la vie de nutrition : aphonie, spasme du larjnx, coqueluche, asthme, angine de poitrine, palpitation, s}ncope, spasme œsophagien, vomissements nerveux et diarrhée.

Ce n'est pas un vain amour des classifications qui m'a

DE L*lHlfBRVATI01l. 285

conduit h foire rëDumération que Ton vient de lire; j'ai voulu, dans Tintention d'économiser Tespoce et le temps, que Ton saisit dans un seul coup d'œil l'ensemble des névroses organiques, afin qu'on s'assurât combien peu l'impuissance a de relations avec elles.

Sans doute les secousses , surtout quand elles sont souvent répétées, imprimées au système nerveux par l'épilepsie, la catalepsie, l'hystérie, etc., peuvent amener, après un temps plus ou moins long, un aiïaiblissement général dont rinnervation génitale aura sa part, ainsi qu'il arrive quelquefois pour l'ouïe, la vue, le goût, etc., etc.; mais alors l'impuissance (1) n'est plus symptomatique ; elle est le résultat plus ou moins éloigné d'un état morbide qui bien souvent même a cessé d'exister, et, dans ce cas, je la dois distraire de ce chapitre et en réserver l'étude pour celui que je consacre à l'impuissance consécutive.

b. Névroses de rintelligence ou vésanies. — Les principes les plus simples de la physiologie indiquent d'avance les rapports intimes qui doivent exister et qui existent réellement entre les troubles de la fonction génératrice et les désordres de Tintelligence. Seulement, quand on pénètre dans l'étude de ces troubles et de ces désordres, et que l'on remonte aux causes des vésanies, l'esprit s'arrête devant des doutes qu'il n'est pas toujours facile d'éclaircir.

Je m'explique :

Est-il toujours possible de déterminer si l'impuissance,

(t) Le mot impuissance n'est pas rigoureasement l'expression dont je devrais me servir ici, car les troubles de Tinnervation génitale, à la suite des névroses dont je parle, peuvent se traduire par un état tout opposé à Fimpuissance, ainsi que le signale Esquirol à ToccasioD de répilepsie (Des maladies mentales, t. I, p. S83). — Cest seulemeDt

286 IMPUISSANCE STVPTOMATIQUB.

quand elle existe concurremment avec une névrose de Tintelligeiice, est un symptôme de cette névrose?

Je ne le crois pas, et c*est ici que commencent les hésitations de l'esprit.

Il est incontestable qu'un certain nombre des causes des vésanies peuvent également produire l'impuissance ; telles sont, par exemple, les passions tristes» les préoccupations fixes de Tàme, les troubles de la digestion, les excès de toute nature, etc.

Il est également hors de toute discussioo que certains symptômes de vésanie peuvent, par leur présence seule, jeter Torgane copulateur dans Tanaphrodisie, comme cet hypochondriaque dont parle M. Belhomme, qui, se croyant impuissant, l'était en réalité.

Par conséquent étant donnée une névrose de l'intelligence, la manie, la nostalgie, Thypochondrie, par exemple, trois hy|;othèses se présentent :

1* Ou rimpuissance est liée à la névrose et en est un symptôme ;

2'' Ou rimpuissance est une aflection intercurrente à la névrose;

3^ Ou rimpuissance est un épiphénomène de la névrose. Est-il possible d élablir entre ces trois origines de l'impuissance un diagnostic diiïérentiel qui, tout ii la fois, satisfasse IVsprit et mette sur la voie des indications pratiques? Je crois la solution de ce problème possible, mais non facile.

Deux circonstances doivent surtout attirer l'attention : 1® les causes de la vésanie, 2* la nature objective des désordres de rintelligence.

pour ne pas abandonner mon terrain et ne pas empiéter sur celui des (, que je me soit servi du moi impaisaance.

DE l'innebvation. 287

Sous le premier point de vue et en y comprenant toutes les formes de vésanie, depuis la simple illusion des sens jusqu'à la folie la mieux caractérisée, les causes se partagent en morales et en physiques, les premières bien plus fréquentes que les secondes. Selon M. Parchappe (1), les dix causes les plus fréquentes de l'aliénation mentale se classeraient de la manière suivante pour les hommes : !<> abus de boissons alcooliques, S"* revers de fortune, 3"^ perte d'une personne aimée, 4® frayeur, 5* idiotisme, 6* chagrins domestiques, T colère, 8* dévotion exaltée, 9° amour contrarié, lO"" inquiétude à propos d'argent.

Parmi ces dix causes d'aliénation mentale, il en est certainement six qui peuvent à leur tour produire l'impuissance, ce sont : les abus de boissons, la perte d'une personne aimée, la frayeur, les chagrins domestiques, la dévotion exaltée et l'amour contrarié.

Au point de vue du pronostic, ces diverses causes n'ont pas une importance égale : tandis que l'abus de boissons peut frapper les organes génitaux d'une impuissance incurable, la perte d'une personne aimée, la frayeur, les chagrins domestiques et l'amour contrarié ne produisent qu'une aphrodisie passagère et même relative, et la dévotion exaltée et la colère une impuissance intermittente, coïncidant avec les moments d'extase ou de contemplation et les accès de la colère.

Ces circonstances sont essentielles à noter pour le diagnostic, car, à l'exception des causes qui peuvent amener une impuissance absolue, si, après un temps plus ou moins

(4 ) De la prédaminance des cawes morales dans la génération de la folie. Mémoire inséré dans les Annales médico-psychologiques, tome XI, p. 358.

288 IMPUISSANCE STMPTOMATIQOB.

long, rinertic des orgnnes gériilaux persiste concurremment ovec la vésanie, on devra nécessairement supposer une autre cause 5 cette persistance de Tanaphrodisie.

Cependant cette proposition ne doit pas 6tre prise dans un sens trop absolu, car l'impuissance peul paraître et disparaître plusieurs fois pendant l'existence de la névrose intellectuelle, et la cause de ces intermittences être toujours celle de la vésanie.

J'explique ma pensée par un exemple.

Un homme de lettres avait épousé, quelques mois avant la révolution de février, une jeune personne qu'il aimait passionnément; jusqu'à l'avènement de la république, le nouveau ménage ne connut aucun chagrin, car le mari, grâce à un travail fructueux et abondant, pouvait satisfaire les goûts et même les caprices de sa femme. I.a révolution de février brisa tout ce bonheur; en tarissant les sources du travail du mari, elle apporta dans le ménage d'abord la gène et ensuite in misère. La jeune femme n'eut le courage ni de supporter ce revers de fortune, ni d'accepter des espérances en un avenir meilleur. Un jour, elle quitta la maison conjugale, et l'on apprit qu'elle vivait h Londres au milieu du luxe et de l'opulence que lui fournissait un généreux amant.

L'époux abandonné fut si affecté de cette découverte qu'il tomba dans une misanthropie profonde et fut en même temps frappé d'impuissance.

Voici h quelle occasion il vint réclamer mes soins.

Une jeune veuve, par conséquent maîtresse de ses actions et juge de sa conduite, était, de tous les amis de l'homme de lettres, restée à peu près seule fidèle à son revers de fortune et u son malheur domestique. Les consolations qu'elle avait apportées au jeune ménage lorsque In gène et

DB l'innërvatiobi. 289

la misère avaient successivement ciivaiii son intérieur, de-* vinrent plus pressantes et plus aiïectucuses lorsqu*un plus grand chagrin frappa le mari délaissé.

Celui-ci, soit par un ciïet de son imagination malade» soit que les ottentions de la veuve dépassassent réellement les bornes d'une simple amitié, vit un sentiment et des sollicitations d'amour dans les prévenances dont il était robjct.

Il s*assura que, si ses suppositions étaient c&a^érées pour le présent, il pouvait du moins former les espérances les plus douces, car la pitié, dans le cœur de la femme, est déjà une nuance de l'omour.

Malheureusement, le souvenir de la fugitive était sans cesse présent o son esprit, et toutes les fois qu*ii lui ciU été permis de prouver à son amie qu*il a\ait oublié Tiniidèle, ce souvenir jetait le trouble en son Ame et glaçait ses organes.

(Vcii dans cet état qu'il se présenta a moi.

En véritable hypochondriaquc qu'il était, il me raconta dans leurs moindres détoils toutes les circonstances de sa vie : les joies de son moriagc, les tortures de son abandon et les douceurs de l'amitié de la jeune veuve. Un double sentiment le poussait vers la possession de celle-ci : un sentiment de reconnaissance et un sentiment de vengeance; malheureusement, il lui était impossible de prouver outrement que par des |;oroles, la gratitude dont son cœur était rempli pour son omie, et le mépris dont il se croyait onimé contre sa femme. Malgré lui, le souvenir, tantôt agréobloi tantôt mauvais de cette dernière, l'obsédait sans cesse^ rem- |ilissait son esprit des idées les plus tristes, et étouffait tous les désirs de son imogination et tous les efforts de sa volonté.

Bien évidemment, dons ce cos, l'impuissance et l'hjpocliondrie ovoient la même couse; mais G*était là leur seul point de contact. Âpiës cette origine communci les deui

200 mPUISSARCB SVMrrOMATIQOB.

alfeclions licieiiaient si |Karfaitcmeiit diilincles, que l'vM pouvait dUparaUre et l'autre persÎ8tf*r : teii deui court d*eaii |iarlis de la même source, doiil un, après quelques sinuo- « silés, se perd au milieu du sable de sa route, et dont Tautre (loursuit sa marche jusqu'à la rivière prochaine.

Le raisonnement, les distractions, un voyage k la mer et le retour au travail, secondés par une hygiène convenable, rendirent au malade ses facultés viriles sans le débarrasser des tristes préoccupations qui Tobsédaienl. Bientôt mémo l'orgasme vénérien devint asseï impérieui pour fisire erain* dre que tous ses désirs ne fussent pos Teipression d'un état normal et régulier.

Gipeiidant cet orgasme était quelquefois terrassé, et l'impuissance rendait alors illusoires Ifs apprêts à de nouvelles voluptés. CcUe inertie, médisait le malade, se produit tanlùt à la vue d'un objet qui fut cher h ma femme, et tantôt au simple souvenir des caresses que j'échangeais avec elle; aussi, pour prévenir le retour de ce souvenir, avait-il soin de ne jamais courber avec sa maîtresse dans la chambre et surtout dans le lit qu'il avait partagés avec la fugitive.

Cette impuissance n'était que passagère; elle s'évanouissait avec l'émotion produite par l'impression ou le souvenir, et n'avait, comme au début, qu'un point de contact avec l'hypochondrie.

Dans cet exemple, comme dans quelques autres que je pourrais rapporter, la cause de l'impuissance et sa distinction de la vésianie ne pouvaient être appréciées que par la durée même de l'nnaphrodisie.

Mais il n'en est pas ainsi dans tous les cas, et je vais indiquer reui où l'impuissanie se prolonge autant et quelquefois même plus que la vésanie.

Unna le mémoire que j'ai déjicité, M. Parcbappo établit

ttB L'iNfienVATiON. 3dl:

qoe, chpi les hommes, sur cent aliénnlioiis mentnlei, on en peot Bltribuer trente aui excès intellectuels cl sensuels ; or, comme je le dirai plus tant, les ncis, quelle que soit leur nature, étant des caaiies fréquentes d'anophrodisie opiniAtre, peuvent tout h la fois produire l'impuissance et la vésonie.

Il est des cas où il est fucile d'attribuer è la première la caose véritable : ce sont ceui dons lesquels la luxure constitue pour ainsi dire un caractère palhognomonique de la seconde. J'ai connu un homme qui, adonné h l'ivrognerie la plua crapuleuse, vit tont à la fois diminuer ses facultés intellec* tuelles jusqu'à l'idiotie, et ses forces viriles jusqu'à l'impuis* unce. Bien évidemment l'ivrognerie était l'unique cause de cettu dernière affection, puisque tous les aliénistes ont noté la loiure comme un des caractères distinclifs des idiots.

Dans d'autres circonstances, c'est la nature même des cicès qui met sur la voie des causes de l'impuissance: ninsi les «ces de masturbation et de coït, lorsqu'ils arfuiblisscnl les facultés intellectuelles, sureicilent au ronlroire tes organes génitaui. u Ce qui mérite d'être remarqué chez les masturbateurs qui tombent dans l'idiotie, dit M. Deslandes, cVsl que, tandis que les sens evterneg et rinlelligence diminuent, la seuïiibilité génitale ne fait que s'accroître. Toutea les facultés semblent s'être confondues on une seule, dont les projjortions détiennent d'autant plus ;;rnndes que les outres !ie rapetissent davantage ( t ). » Par (-uuséqucnl, si, sans aller jusqii'b l'idiotie, limite extrême de rafruiblrs.«croent intellectuef, un homme livré à lii nin>(urbii(ioii ou oui eicès du coU était tout h la fuis atteint d'hjpochondrie et d'impuisatn<!^, il ne faudroit pas se hAler d'attribuer l'anaplirodisie nux cicès vénériens, qui ceppndaiit la pruduisent souveol, ainsi que je le dirai plus loin, mais s'assurer si elle ne serait

(<} B»e«ittmfm»tlàuaulnialmvéitéHm,f tSft.

292 IIIPUI8SA1ICB SYMrrOMATiQUB.

pas plutAl amenée et entretenue par la ? ésunie elle«fii£nie« puisque les nbus de Torgnue copulateur augmentent parfow Torgasmc de celui-ci au lieu de l'abattre. S'il en était ainsi, riropuissanco ne serait plus une aflection distincte de la névrose, elle en seroit un symptôme ou même simplement un épipliénomène.

Par ce qui précède, on doit maintenant Gom|irendre combien rétiologie de Timpuissance est quelquefois ardue; et encore je me suis volontairement placé dans un cercle que le praticien ne trace pas toujours avec facilité. Un malade, |)ar exemple, se présente h lui ; il accuse une inertie complète des organes génitaui , cl, par les détails qu'il donne, par les regrets qu'il éprouve, par les craintes qu'il manifeste, enfin par les longueurs et les tristesses dont il surcharge son rérit, il ne permet nucun doute sur l'état de son intelligence : il est profondément hyporhondriaquc.

Mais l'hypocliomirio produit tatUAt limpuissancc et tantôt est amenée par elle. — Première difliculté que les antécédents du maloile .n|)lanissent quelquefois , mais qu'ils ne lèvent pns toujours.

Admettons que les souvenirs du malade soient fidèles, et que l'hypoclioiidrio oit prén'ilc l'impuissance.

Celle-ci n-i-clle bion n'olloment so source dans l'hypochondrie, o i ne reronnail-clle pns une autre cause?

Seconde didiculté, dont la solution exige toute la science, tout le (net et tout le jugement du méderin.

Aucune lésion locale ou éloignée, aucune prédisposition d'âge ou de (empérament, rien cnlin ne fait pressentir que l'impuissonre est liée a un lout autre état morbide que la vésniiie.

Mais quelle e>l la nature de ce lien? N'y a-t-il entre les deu\ aiïeiiions «|u*un simple rapport de causalité, ou bien

D*1}NE INTOKIGATION. 29S

Tune est-cllc dircctemenl ou môme secofiiiairemcnt pro* duite par Tautre ?

Que de dillicuU<is ! que de causes d'erreur ! et cependant, parce que la sym|)lomatologie de l'impuissance est, dans la majorité des cas, d'une simplicité désespérante, on rencontre des auteurs, recommandables d'ailleurs, qui, dans la crainte de sembler occuper leur esprit do choses trop faciles et trop élémentaires, consacrent à peine quelques phrases dédai* gneuses h l'histoire de Tanaphrodisie. Cette retenue, je dirai presque ce mutisme, est, pour tous ceux qui ont abordé ce sujet, une preuve d'ignorance, car il n'est peut-être pas dans la science une aiïcction dont l'étiologieet le traitement aient été moins étudiés et soient, par conséquent, moins connus.

S ÏÏW, — Vune Intox lciiil«B.

Qu'on me permette d'employer ici le mot intoxication dans son sens le plus Inrge, dans son acception la plus générale, et d'entendre pnr cette expression l'introduction dans l'organisme d'un agent morbide, \irus ou poison, capable de produire les accidents les plus graves et même la mort, mais à la condition de ne les produire que lentement et pour oinsi dire à la longue.

Cette dernière circonstance distingue l'intoxication de Tcmpoisonnement. Celui-ci, en eiïet, est caractérisé par la rapidité de l'action de l'agent morbide, et, lorsqu'il n'en* traîne pas promptement la mort , il laisse quelquefois après lui des altérations dont j'aurai à m'occuper de quelques* unes, alors que j'examinerai l'impuissance consécutive.

En cette place, mon attention ne doit être acquise qu'à I * impuissance-symptôme .

A l'occasion du mot virus, que j'ai écrit plus haut^ je n'entrerai pas dans une discussion stérile ici, sur l'existence»

S9& IMPUISSAHCI SYMPTOMATIQIIB.

la nature » les iiropriéiés, etc., des viros: je prends, je le ré| ète, le mot intoxication dans son acception la plas large, soit que l'agent morbide tombe sous nos sens, comme l'nrlenic, le plomb, etc.; soit qu'il déjoue toute analyse, comme le virussjpbilitiquo; soit qu'il pénètre dans l'économie par la respiration, par les premières ou les secondes voies, etc. Ces courtes lignes d'explication m'ont paru nécessaires pour légitimer lu jirésence, dans le même cadre, de quelques aiïections qu'on n*est pas accoutumé à rencontrer cAte à côte dans les ouvrages de pathologie: cette nouveauté d'ailleurs est plus apparente que réelle, et, si c'était ici le lieu, je montrerais que la route où je m*eugage a déjà éié parcourue par de hardis et savants etplorateurs ; mais il me siiflit do faire mes réserves, alin de prévenir tout reproche et toute critique.

1° Inloxiration syphilitique.

L*action que le virus syphilitique exerce sur la fonction génitale, taillât est liiniléc. aux organes génitaux, et tantôt ne relonlit sur cu\ qu*après a\oir pénétré l'organisme tout entier.

Il ne peut être iii ((uestion de l'action purement locale qui nroccujiera dans Tuii des paragraphes suivants, et je ne dois m'arrèler qu'à rimprégiiation générale de réconomie.

L'intoxication sy|iliililique se manifeste sous des formes diverses dont la majeuro partie a une importance à peu près nulle au point de vue qui nroccupe. Si i*on excepte, en effet, les exostoses intracrànienncs qui, par la compres.sion qu'elles exercent >ur le cerveau , troublent les facultés intellectuelle^, amènent des paral}sies soit générales, soit partielles, et, par >uile, Timpuissance; si l'on e\i:ep((* encore, avec les accidents limités aux organes génitaux et

d'urs imtoxigation. 395

dont j'ai rerois à plus loin reiamen, la chlorose, dont parle M* Ricordy ei la cachexie, dont je vais m'occtiper, noua n'avons que faire de tous les accidents secondaires ei tertiaires adoptés par les sypliiliographes.

Les faits de eacheiie syphilitique ne sont pas rares , mais il en est bien peu qui attaquent profondément la fonc* tion copulatrice ; quelquefois, il est vrai, le sperme semble perdre ses propriétés fécondantes, mais le sens génital est respecté dans ses désirs et dans son énergie.

Cependant il est des cas oà la faculté copulatrice participe elle-même è Taltération générale, et je ne sais pas, sous ce rapport, d'exemple plus frappant que celui que M. Bourguignon , alors interne des hôpitaux, communiqua h l'Académie de médecine, le 12 juillet 18/i2.

Cette observation Y excessivement curieuse, mérite de trouver place ici ; qu'on me permette de la transcrire en entier et dans toute son intégrité :

a Le nommé Prince (Charles), graveur, Agé de trente ans, est couché è l'hôpital des Vénériens, dans la salle 8« lit &, service de M* Puche.

» Â vingt ans , en 1830^ après trois jours d'un coTt suspect, douleurs dans le canal de l'urètre, plus vives dans l'eicrétion des urines. Quatre jours après l'apparition de ces douleurs, une ulcération se montre au méat urinaire , et plusieurrs autres, quelques jours après, à la base du gland. — Entrée à l'hôpital des vénériens. Traitement : injections d'un liquide caustique dans le canal de Turètre, suivies d'un bain de siège pendant quinze jours , jusqu'à cessation des douleurs ; charpie sèche sur les ulcères ; frictions mercurielles 8or la partie interne des cuisses pendant vingt jours; la salivation les fait supprimer; cicatrisation et sortie de l'hô- |iilal après deux mois de séjour.

300 IHrUI8SilKGB SVMPTOMAfiQUB.

» Vm 1853, urétrito (Prince csl entré au service, il \à au VaNc^rAce) : Irailement éroollient, puis anliblennor* rhagiquc. — Guérison.

» En 1833, ulcère de Timpasie du prépuce. Traiteoieul : onguent mercuriel, bains locaux avec solution d*afétaie de plomb. — Guérison en quatre jours ; mau une marche forcée amène une adénite volumineuse — Entrée i l'hApî* ta!. Traitement : ponction du bubon; liqueur de Wan-Swio« ten à la dose dune cuillerée à bouche pendant vingt-quatre heures, jusqu'à salivation; frictions mercuriellea sur les cuisses quelques jours après. — Guérison.-^ Dorée du traitement i soixante-trois jours.

» A la lin de 1833, mal k la gorge. Traitement : gargarismes acidulés, tisane de Felti, cautérisation de la gorge avec un pincenu trempé dans un acide. — Guérison après trois semaines de traitement.

M En 1835, après deux ans d*une santé parfaite (Prince est en garnison a Alger), nouvelle infection ; les ulcèros siègent sur le corps du gland. Le malade les conscne trois semaines sans songer a les guérir. — Entrée i Thôpilal. Traitement . bains locaux, charpie avec onguent mercuriel ; prompte ricatrisolion des ulcères. — Mais pendant le traitement, éruption de boutons sur le cuir chevelu; des croates leur succèdent. Huit jours de frictions mcrcurielles, après avoir au préalable rasé la tète, en font justice.

» En 1836, réapparition de l'éruption pustuleuse; d'abord bornée è la tète, elle g.igne bientôt le tronc et les membres. — Entrée è l'hôpital. Traitement : frictions mercorielles de la tète aux pieds, pendant dix-huit jours; tiiane de salsepareille, pilules de 1 è 8 (le malade ne sait fê» dire quelle était leur nature et pendant combien de tanps il lea a prises). — Guérison.

d'une INTO&IGATIOK. 5i97

» En 18d8, ccphalulgie des plus vives, d*une activité extrême la nuit. — Entrée à l'hôpital du Dey. Traitement : vésicatoirc à la nuque, vésicatoire monstre sur toute la tète s leur effet est nul , et déjà commence pendant ce traitement rétonnante transformation qui doit s'opérer chei Prince*

» Il était bien développé, vigoureux ; sa barbe était noire, longue et bien fournie, et cependant, au bout d'un mois, ses formes athlétiques ont disparu, ses membres sont chétifs el grêles; sa barbe s'en est allée poil è poil ; ses favoris, SCS moustaches ne laissent plus trace de leur existence. Le principe morbifique porte encore plus profondément son action destructive : Prince voit ses organes génitaux menacés d'une atrophie presque complète, il en est des poils du pubis comme de ceux de sa face; ils tombent tous, sans exception. Sa verge, d'une dimension autrefois ordinaire, perd surtout de son >olume, et ses bourses, jadis grosses et pendantes, sont petites et fortement revenues sur ellesmêmes. Ce travail alrophique dure ainsi plusieurs mois, sans que la céphalalgie perde de son intensité ; elle ne cède qu*è l'application d'un mo\a derrière l'oreille droite , au sixième mois environ.

» Délivré de ses douleurs céphaliques, Prince reprend des forces, cl obtient son congé définitif è la fin de 1839; il revient à Paris, où sa santé s'améliore encore. IVlais son étrange caractère, sa répulsion pour les plaisirs de son Age, contrastent d'une manière frappante avec ses antécédents. Chacun s'en étonne et le lui fait remarquer; il le voit, il le comprend , veut prendre sur lui de se faire l'homme d'autrefois, et ses efl'orts ne lui font que mieux sentir son impuissance.

» Chose étrange ! quoique la convalescence et l'embon* point se maintiennent, l'atrophie des organes génitaux n'en

298 IHPUISSilMCB tTMPTOllATlQUB.

marche pas moins activement. Inquiet sur les suites de cette diminulion progressive de ses organes sexuels. Prince se décide ii faire Tépreuve de ses moyens, ii constater ce qui lui reste de ses vertus prolifiques. Il se rend dans une maison publique , y rencontre une ancienne connaissance qu'il choisit de préférence, comme il le faisait dans des temps meilleurs. Mais aujourd'hui c*est pour un tout autre motif : il a besoin de sa discrétion, peut-être de sa complaisance. En effet sa nature lui fait complètement défaut; une masturbation prolongée a pu seulement lui procurer une légère sensation voluptueuse sans la moindre éjaculation.

» Quelques mois se passent ainsi sans apporter de changement i son état; mais au commencement de 18&0, une tumeur lacrymale se montre è gauche; de vives douleurs, plus intenses la nuit, se font sentir au niveau des os |)ropres du nez; enfin il rejette, au milieu du mucus nasnl, des débrin osseux, noirs, infcrl^, sortant par la narine droite. — Tisane de Feitz; guérison. — Durée du séjour à Thùpital : deut mois.

» En octobre, même année 18/iO, In céphalalgie reparait plus intense qu'elle n'a jamais été; la tumeur lucr)male se montre de nouveau ; des exosloses se sont développées sur le front à droite et u gauche, ainsi que sur les os propres du nez, et sont le siège de douleurs hincinantes. — Entrée du malade è l'hôpital; traitement: sangsues sur la tumeur lacrymale, tisane sudorifique, iodurede potassium (110 gr. dans l'espace de sii semaines). Le malade sort notablement aoulagé de ses douleurs; les ezostoses se sont affaissées.

«En 18&1, après dit mois d'une santé passable, les nostoses déjà existantes reviennent à leur premier volume; •ont aussi douloureuses qu'autrefois. — Entrée à l'hol« Aa dire du malade, M. Cullericr aurait fuit remarquer

d'une intoxication. 399

aux élèves ud ramollissement du frontal ; les doigts, en comprimant le front au niveau des exosloses, faisaient céder la table externe. Traitement : friction sd'onguent roercuriel sur le front, pilules de Vallet. Les accidents sont palliés pour huit mois, et c*èst le 26 janvier 18&S qu'il entre à l'kApitai des Vénériens pour la cinquième fois, et toujours pour ses cxostoses, et de plus pour des douleurs ostéocopes générales, plus prononcées la nuit. C'est alors que le malade s'est présenté à notre observation. — Disons un mot de son état général, en passant en revue les difTérents organes et leurs fonctions; cet examen est digne d'intérêt.

» Prince est d'une taille moyenne; il est bien développé ; il était, dit-il, vigoureusement constitué; nous pouvons le croire : il était autrefois garçon de pharmacie à l'hôpital, et les infirmiers qui l'ont connu alors certifient qu'il était un fort gaillard. Quel changement aujourd'hui dans toute sa personne ! Ses traits portent l'empreinte d'une vieillesse précoce; ils ont une douce expression où perce l'insouciance ; son regard est craintif, sa démarche chancelante ; ses mouvements lents et mesurés: il y a de la femme dans son allure. C*est qu'en eiïet il en a pris toutes les formes : la peau est d'une parfaite blancheur, douce nu toucher; un léger duvet la recouvre à peine dans les régions où le système pileux était fort développé autrefois. Un tissu cellulaire abondant donne à tout son corps de gracieux contours; les extrémités supérieures et inférieures ont acquis des formes inconnues ù notre sexe. La main, surtout chez un individu occupé plus d'une fois à de rudes travaux, a subi une transformation surprenante; l'artiste la trouverait irréprochable: i ne voir que le doigt, l'anatomiste nierait le sexe. Les organes génitaux sont aussi ceux d'un enfant de cinq ans : leur blancheur, leur formcj^ leur volume, tout

SOO lltfFUISSANCB SYHrTOMATigUB.

le ferait croire. Le (ourhor perçoit doux oiipareiices do testicules de la grosseur d'une petite noisette, l^a verge a peut-être proportionnellement éprouvé une atrophie moins considérable ; le canal de l'urètre a conservé en largeur les dimensions de celui de Thomme odufte ; le méat urinaire de Prince est même plus large que chei beaucoup d^autrci malades couchés dans la même salle que lui.

» Du re!$te, le moral s*est montré esclave du physique : en perdant les organeii, il a perdu les fondions. Son tempérament est le type du lymphatique; son caractère est fort doui, son intelligence obtuse, et la mémoire, fort bonne autrefois, est toujours très infidèle. Les fonctions organiques n'ofTrent rien de particulier, seulement les liqueurs le mettent dans une excitation nervense remarquable. Deux verres de vin blanc, pris h différentes époques, lui ont donné des attaques épileptiformes. - Dans notre examen nous n'avons point oublié les organes de In voix : sa corrélation avec les organes génitaux nous le rappelait suHisr.mmrnt ; mais la voix n'est que légèrement modifiée.

»^ Tel était rétat de Prince en janvier dernier. Aujourd'hui sa constitution s'est améliorée; il semble se ré<;énérer sous l'inHuencc du traitement qu'il a suivi et que nous noterons en quelques mots. M. Puche lui fait prendre son sirop antisyphilitique composé , dont voici la formule :

lodhydrargyrate neutre de polasftium. I gram.

Iode pur I —

Proto-ioduro de potassium tOO —

Eau distillée 398 —

pour 500 parties. — Dose du sirop de 25 h 100 grammes. » Jusqu'à ce jour le malade en aurait pris au total envi- 600 grammes. C'est en subordonnant le troitement aux

d'urb intoxication. 301

s)in|i(6mcsy c'est en veillanl surtout i r«ilimento(iofi du malade, que M. Puche est parvenu à arrêter les progrès eiïraynnts de cet éliolement général. Aujourd'hui Prince est |iius dispos, il se sent plus fort, il semble remonter peu à peu les degrés qu'il o descendus; toutes ses douleurs ont disparu. Les fosses nasoles sont le seul point en souiïrance, et, la encore, la nature prend le dessus. En eiïet, la nécrose élimine de temps en temps de petites esquilles, el le malade s'en trouve mieui. Notons cependant que l'apophyse mon* tante de l'os maxillaire supérieur droit a presque entièrement disparu por suite de ces éliminations.

x> Le léger duvet qui recouvrait les régions autrefois abon« damment pourvues de barbe devient plus touffu ; il noircit; cela se voit surtout aux moustaches. Les organes génitaux eux-mêmes reviennent de leur inertie. Le mois dernier, Prince n eu deux érections; ce sont les seules qu'il oit éprouvées depuis le jour de ses fameux exploits; en un mot, notre malade marche incontestablement vers la conquête de la |iremière nature.

•» Nous n'avons rien dit de la chute des cheveux : le rasoir Tayant plus d'une fois artificiellement produite, cet accident perdrait par ce fnit beaucoup de sa voleur (1). »

Après celte intéressonte communic.ition , M. Rourgui' fS^non présenta à l'Académie le malade qui en était l'objet, et il fut facile de se convaincre de l'exoctitude du récit que nous venons de rapporter.

Il n'enire pns dons mon sujet d'exposer les ressources qu'offre la thérapeutique contre la syphilis ; mais je dois noter, sons m'y appesantir, que le traitement de l'impuissonce produite pnr le virus vénérien doit se confondre,

(4) BuUetm de l'Académie de médiMiinê,?àr\A,\Sil, t. Vfl, p. 974.

M4 IVHIliiAMi STWrOVAIHHIB*

ttlion, mèiM alori qu'il était ai coevalesceiioe» fut incapable d*6iercer le eoit. Un de noa oonGrèrett q«i ne l!a rapporté Itt-mèoie, éprouva la même impombililé pendant un lampa aiaei long qu'il subit l'inloence saturnine.

Il est néoMsaire de rappeler id les professions qui exposent i rintoiieation dont je parle» car dans qndqnes cîr* constances» alors qne les ncddents Iniques sont peu pro» nonces , elles peuvent aMttre sur la voie de la cause .de l'impuissance.

Ces professions sont :

Ouvriers cérusier», ouvriers des fabriques de minium» dca fabriques de iilbarge, peintres en bètiaokenls, peintres d*at* tribut!i, de voitures, dore un sur bois, %emissenrs de nsétanit fabricants de papiers peints, broyeurs de oouleura» fabri* cents de cartes d'Allemagne, ceintoronniers, pçtiers, bien* ciers, verriers, ouvriers des mine« de plomb, af6neurS| plombiers, fondeurs de cuivre, fondeurs de bronie, fondeurs de caractères d'imprimerie, imprimeurs, fabricants de plomb de chasse, lapidaireu, tailleurs de cristaoi, ouvriers des manufactures de glaces, ouvriers des fabriques de nitrate, de cbromate, d'acétate de plomb.

Quand Tabsorption du plomb sera la cause de l'impuissance, celle-ci n'esigera pas d'autre traitement que celui de l'intoiication saturnine dont je ne dois point m'occupcr ici, et pour laquelle je renvoie le lecteur aui traités spéciaui sur la matière.

â'' InioxicatiMM anlimoniale H arsenicale.

Dans son Traiié de ioœicologie, en parlant de l'action des vapeurs antimoniales, OrGla s'exprime ainsi : « M. Lolimerer a vu quatre individus qui étaient fréquemment

d'une intoxication â05

eiposés h des émanations anlimonialcs dans un élnblis* sèment où Ton préparait en grand du (artre slibié, du beurre et du verre antimoniés, où Ton fondait de la poudre d'Algaroth, et où il se dégageait surtout des vapeurs d'acide antimonieux , d'acide anfimoniquo cl de chlorure d'antimoine. Il a observé les symplAmes suivants : douleurs de tète, difficultù dé respirer, point de côlu et douleur pongilive dans le dos ; r&le mu(|neu\ et silTIcmciit dans la poitrine, expcctoralion difTirile de quelques grumeaux (enaccs; in-* somnie, sueurs abondantes et ubatlemrnt général; anorexie, diarrhée , dysurie avec écoulement de mucosités causant un sentiment de brûlure dans rurotre; flaccidité delaverge^ dégoût du cott^ impuissance complète ; pustules sur diiïérenlcs parties du corps, mais principalement sur les cuisses Cl sur le scrotum; douleurs dans les testicxdes^ atrophie de ces organes ainsi que du pénis, » (Jonmal de chimie médicale, année 1840, page 629,)

Mais Orfila ajoute :

c\\ n'est pas douteux que Taclion prolongée de ces vapeurs ne puisse amener la mort; mais il n'est pas encore démontré que les accidents dont il vient d'être fait mention ne soient dus, en partie du moins, aux vapeurs arsenicales que fournissent la plupart des antimoines du commerce, lorsqu'ils sont chauffés ou truites par quelques agents énergiques (1). »

D*après M. Lohmerer, rintoxiration antimoniale, et, par suite, l'impuissance qu'elle produit, doivent être combattues |iar les anliphlogistiques, le lait, et plus tard par l'opium, le tannin, et surtout le quinquina h l'intérieur et en lotion.

(I] Traité de toxicologie, l. I, p. 650 el 65t.

306 IMFUISSANCB SYMPTOIUTIQUB.

/i<> Intoxication iodiguê.

Comme (ous les ogenlf» aclib da li matière médicale^ rioda a ét<^ loué et aliaqué oulre mcgure. Parmi les reproches r|u'on lui n adreasiV«i, les accidents du rôté du système nerveux et la fonle des glandes , par conséqucni celle des testicules, sont les plus graves, et« comme ses partisans ne pouvoient nier ces faits « ils ont prétendu que ces accidents étaient e&cessiiement rares, et que <■ c'est à peine si un médecin , dans le cours d'une longue pratique , a l'occasion d*ot^ener un ou deui faits de ce genre (1). »

Je ne i^ais jusqu'à quel point on peut et l'on doit partager la confiance da^ partisans de l'iode, car il m'a été donné, dann l'espace de moins de dii-liuil mois, d'obser\er quatre cas irimpuissance, avec atrophie plus ou moins considérahledes testicules, survenant pendant ou immédiatement après le traitement de la phlhisie pulmonaire par lo méthode de M. Cliartroule, c'esl-à-ilirtï par l'absorption des sapeurs diode.

Chez l'un de ces quatre malades, molgré l'impossibilité de l'érection de la ^ergc, les désirs \énériens étaient conservés et les testicules avaient leur volume à peu près normal. Chez les trois autres, qui offraient une bien évidente atrophie des testicules, rindillérence pour le coït était assez marquée pour ne leur pas faire regretter les voluptés perdues, et ils ne lenaioil réclonier mes soins que pour satisfaire soil le devoir conjugal, .^oil le désir d'avoir un enfant.

(I ) Traité de thêrapêuliquâ $t ie matière médîMle^ par MM. Trousseau et Pidouz, 2 édit., t. i, p. 265.

D^UNB INTOXICATION. 807

D'tQlres composés d'iode, sans avoir une action aussi délétère que celle des vapeurs de celle subslance, n'en agissent pas moins sur les organes génilauv. Un de mes nmis qui, à la suite d'accidents syphilitiques assez graves, avait pris Thabitude d'user, au prinlemps et en aulomne, de Tiodure de potassium à dose dépuralive, m'a avoué que, pendant tout le temps qu'il faisait usage de ce médicament, il était moins porté vers les plaisirs de l'amour et perdail sensiblement de son énergie virile.

Au moment où j'écris ces lignes, un de mes malades, dans loulc la force de Tège, i qui je fais prendre du protoîodure de mercure contre des accidents secondaires de la ajpliiliS) m'a accusé une certaine défaillance dans sa virilité et une froideur pour les plaisirs vénériens, qui ont porté le trouble dans son imagination.

Dans les deux cas que je viens de citer, il est impossible d'attribuer à la syphilis les accidents qu'éprouve le sens génilal, car il n'existe ni cachexie vénérienne ni désordre local qui lea puissent expliquer.

Quand l'action de l'iode se traduit simplement par nne diminution dans les forces génitales, sans atrophie des testicules, il suffit ordinairement de suspendre l'emploi du médicament pour voir revenir les choses h Uur état normal.

Quand les testicules sont entièrement atrojihié!*, In médecine doit déclarer son incomfiétence; eilc ne peut rcfnire des organes perdus.

Mais il est rare que l'intoxication iodique atteigne ces limites extrêmes du côté des organes génitaux, avant d'avoir produit des désordres graves du côté de quelque organe important k la vie, de telle sorte que l'on a presque toujours affaire à une alrophie incomplète des glandes spermatiqoeSi ^oand 00 malade réclame des soins contre son impuissance.

SOS IHPDIIUKCI BTBrrOllATtQDB.

Dbi» ce esR, un régime analeplique, k tijonr i U nmpagnc et l'excrtit-c au griml air, sont de tonte néeetut^, et ibiit la base de lamdJicalion. Plus lard, et si aucun trouble n'ciisic du c6tù du tube digeatif, lei marliaui al te quinquina peuvent rendre des service*; mais, je le repaie, il faut, avant toute diosc, s'ollacher i uii rûgime rcconrorlant, et ne recourir que plus tard oui agents médicsmenlcut proprement dïli .

&* tntoaoicatùm par le camphn.

L'action sédatite du camphre est aujourd'hui uaei généralcnient admire pour qu'il ne soit pas néceiaaire de rétablir par de nouvelle! eipériencea. Mais, et c'est ce qui nie fera très peu arrêter a ccllu action, les elTets sont passagers et lu sédiiliu.) |iroduilc»e dissipe rocilemeiil.

Cependant l'usi^tc longtcmiis ri>ittiiiué du camphre, surtout Eous forme mulOculuin-, |.eul amener une faiblesse dans l'éiiergiu 5Ciuclle {|ui, si elle n'est pa^ l'impuissance complète, trouble assez l'orprit des malades pour les faire recourir è la médecine. J'nieu occasion d'observer plusieurs faits de ce genre à l'époque où il étoit de mode de tenir dans su bouclic un tujiiu dr plume ri-nfermant un morceau de camphre, et (fiii.-M. Kuspail, son inventeur, avait nommé cigareUe de camfihre.

I.'i'ffi-I nna)iliri)disioc)ue de re petit appareil était entièrement |>ln»i<{iiv; t'sdt^iis u-inTicns subsistaient dans toute leur éncr»ii', l'orgniic sc:il fiiindit défaut, quoique l'action sidalive ilu nimpliru, aiu>.i <(ue le mollirent les eipériences et les fail'i d'(>iii|iuis(>iiiicmciit, paraisse s'eicrccr aussi bien sur les centres iior>en\ ipie sur lus ramifications de ce sjsième.

D'ailU'iirti, dans les cas dont je parle el qui offraient une

U'UKK r^TUIlCATlON. 309

ÏDtoiicatioii lunli* et proluile par îles doses iiilîniléslmoles, je n'aijomais eu à noter le délire, la stupeur ou (oui autre désordre du cerveau et du la moelle épinJèrc; queiquerois UDC céphoiaigie légère occompognait l'inertie de la verge; mais, je le répète, dons la majorité des cas, l'altéralion de la virilité paraissait enlièremcnt locale et .xans relations avec un trouble général quelconque.

Cependant, malgré toutes ces probabilités de local iaaiion, je n'ai jamais négligé d'exercer une action stimulante sur la colonne terlébrnle, et je me suis toujours loué des fric-' lions sur cette pnrtie ti\ec l'alcool ou une subslnrice aroma liquc. Si la sédiition était ossez intense, il serait utile de recourir à la flagellation, ou mieux encore & l'urlication.

Quant nu traitement essentiellement locol,3'e.«limc que, sauf les conire-indicalions bien manifestes, il doit se borner i l'usage de l'électricité Le bain électrique e^l ici préférable, et l'on soutire les étincelles du périnée, du scrotum et de la verge dans toute sa longui'ur. Quelques séances suEBsent d'ordinaire, et cette médication manque rarement de produire son effet, quand au préiilable on a soustrait le malade i l'inilucnce toxique du camplire.

fi" intoxicalion parle haschich.

Les auteurs qui ont écrit sur le Itascliicli, MM. Auberl- Roche(l), Moreau (de Taurs) (2), dis Courlivc (3), n'ont point étudié les effets de cette substance au point de vue qui nous occupe. Séduits par les phénomènes psychiques

(1 ] Dila fMila «I du lypkas d'Orient. 11) Du haiehich et de t'aliéiialimt mmibtle.

(3] Batehieh, Etude lùtlorique, chimiquL- et phj/tiologiqut. TlièM •ootennekl'écdeda pharmacie de Paris, <847.

MO mruiauiKi ■thptonaiiqoi.

dont il) étiieitt les t^ffloini on qu'ih éproQTiieot e

ik ont coDcenIré leur allention sur In troubles des fseellés

inlclievtuellcs, et onl itéilaigné de raniigner deni leera

observation» les cluiigcmenli ipportés pir le baKhicb dans

(en loHclioiii gi'nituleii.

Et cefieddanl l'selton dn Canmbia mdiea anr le mim de la génération est bien remirqmble, eer (es délicei qu'il produit, les eituses où il plonge, n'ont rien de cbentel, je vousassuri>, Ltu visions pleines de fenmesaacostaae léger, et mAine nues, aux dentés lescives, ans regords provocateurs, n'éireillenl aucun désir et n'etcilenl aucone aetisuelilé ; tout est idéal, tout est spiritualisé.

Ce ftilent-e de l'appélil vénérien, celte déchéane de pouvoir de rniia^inaliuii, me surprirent aussi {irofondénienl que Icï plictiomt-nes psji'liiqun, L>t je résolus i)c porlvr mes iiiiestigutions sur un point jusqu'ici laissé dans l'ombre.

C'est sur moi-même que j'et|iérimenlai4, car je n'avais point oublié cen paroles Ire^jitslcs de M. Moresn (de Tours): « L'obiwrvutiun, eu pardi rus, lorsqu'elle s'eierce sur d'au* très que noiis-niAin'-si , n'atteint que des apparences qni n 'apprennent ab<ulnnieri( rien, ou peuvent faire tomber dans les plu» {{rossièros erreurs. L'etpérienee personnelle est ici le critérium <le lu vérité. Je conlesle k quiconque le droit de parler dus cITels du liascbich, s'il ne parle en son nom propre, et s'il n'a été k mime de les apprécier par un usage sulTisammenI répété (I). d

Avnni de commencer le réril de mes eipérienres, je proteste (le nouveau contre toute pensée malhonnête que l'on vomirait me (irétcr; je fnis de la science, et la science est,

(fj Lk.cîi., p. i.

d'unb i.itoxigation. 814

comme l'art ^ chaste et pudique dans sa nudité; je dis avec le poëte :

Nuda recède Venus, non eët luus iste libellos. Diftce verecundo saoclius ore loqui

Mes premières expériences sur le haschtch datent de 18èS* Les diverses préparations de cannabis indica dont je fis usage me furent fournies par mon confrère le docteur Foocarf, qui les tenait lui-même deM* Louradour, phnrmacirn.

Ainsi que je le disais plus haut, l'action du cannabis indica sur le sens vénérien me frappa dès rria première fan* tasia» et, comme elle se reproduisait exactement la même à chaque ivresse, je résolus de diriger spécialement mon observation sur ce point*

A cet efTet, je me haschichnis avec une femme dont les mcfiurs taciles ne pouvaient apporter d'obstacles à l'expérience.

Après la période d'hilarité qui fut pour ma compagne une période de larmes et de terreurs, je m'étudiai h tourner mon esprit vers des idées lascives. L'imagination ne répon* dit point à ma volonté; j'eus alors recours aux baisers, aux •ttoucbementf 4 en un mot aux excitants physiques.

Sollicité tour h tour par les vi^otrs tout idéales dues au bascbich, et par la volonté de fer dont j'étais animé, j'étais dans un trouble extrême, et il me sembla enfin ^ après des efforts inouïs , que l'érection du membre viril s'était produite.

Je voulus alors me livrer au coït.

Alaisao moment oà je croyais atteindre le but, an obstacle infranchissable s'opposa à l'intromission de la verge, et mes forces s'usèrent à le vaincre ; brisé de fatigue et couvert lie sueur, je dus renoncer h accomplir cette œuvre immense^

M9 iiipuihaih:k aYanttaATHtm.

l'organe co|)ul»(eur participant lut-nièaut k rabalUsiMOI d«

lonl l'organiime.

Je recommençai mes itUi|aei on nombre infini de foie, et lonjoun jo dui céder t l'otMlacle dont je pariait luut k l'beare, et qui, selon loote probabilité, n'était entra chose qM la flaccidité de la verga.

Toute* cet tentatives infructueuses avaient réullement abattu mes forces. — Je me mis an lit avec la eompagnc de mea tristes cipluib. — Dès co moment, lea souvenirs me Ibol iléiaut, et il est pour moi certain que je m'endormis d'un sommeil presque léthargique.

lie li'mlemain au rcveit je me aentia brisé et étourdi comme si je ni'étnis livré toute la nuit à des eicès exagérés du Cuit. J'inlerrogcoi ma compagne , elle ne s'iitait mArno pas douté de mon voisinage. J'cvaminai les tlrajis et je ne constatai aucune tarhe de sperme. D'où venait donc cet anéantissement qu'uui'uiie perte ii'cipliquait ?

J'ai répété la même expérience deux fois et ù des intervalles osseï éloignés , et toujours j'ai noté l'absence don désîn vénériens, la flaccidité de la vei^e et la rétention du sperme.

Cet état du sens génital ne se prolonge pas d'ordinaire au deli du l'itrGsxe amenée par le hascliicli; cependant une langueur m fait quelquefois sentir pendonl un ou deux jours, mais elle se dissipe d'elle-même, à moins que l'on ne fiis^e un usage abusif de ce narcotique, auquel cas l'impuissance peut advenir.

Cette circonstance est rare dans nos pajs; on ne la rencontre guère que ehei les peuples d'Afrique et d'Asie qui font du liaschicii leur boisson faiorite et journalière. C'est une de.-) mille causes qui rendent les Orientaux le plus proraplement el le pins longtemps impuissants} car le plos

AFFKCriON DE l'aPFAKBIL g6NIT0*URINAIKE. 315

efficiicc cl pcul-élre Tunique remède au mal , est de discontinuer l'usage du haschich, ce que ces peuples elTéminés ne veulent ni ne peuvent faire.

S W. — B^uie afléetlMi ii« l'appareil séallo-nrlnalre.

il eût été plus logique d'examiner séparément les maladies des organes urinaires et celles des organes génitaux; mais ai Ton réfléchit que ces deux appareils ont les rapports les plus intimes de voisinage, on conviendra qu'il était difficile de les séparer dans un examen pathologique; celte nécessité de les comprendre dans le même cadre ressortira bien roaniFestement à l'occasion des maladies de la prostate et du canal de l'urètre.

J'aurai donc h passer en revue, sous le rapport de l'impuissance :

1* Les maladies des reins, des bassinets et des uretères ;

2® Les maladies de la vessie;

â* Les maladies du col de la vessie et de la prostate ;

&* Les maladies des vésicules séminales et des conduits éjaculateurs ;

5^ Les maladies du canal de l'urètre;

6* lios maladies de la \erge;

7° Les maladies du cordon spermatique et des testicules.

1° Maladies des reins, des bassinets et des uretères.

Diabète. — Quoique la nature du diabète ne soit pas connue et qu'il soit loin d'être démontré qu'elle est une aiïec'tion des reins, j'ai dâ me conformer à l'usage et la ranger parmi les maladies de l'appareil urinaire , en raison nnènie des symptùmes les plus importants dont cet appareil est le siège.

ut

A edti dm déMrdrai JmI U léorétioo réiwl* oOra It •peeUde, In iMNtioM génératrion MdMwnl 4m «lUnlÎMM qai légitiment !■ place que je 4»Qam îd mi diabète.

< Let foncliont géaéralrieet, dît M. Valleii k l'articte GlvâPturiff iQfit preCTiMéiHiit ironMefi Ij69 értclioni n'ont plus lieu; il n'y a plut de désirs vénériens; parfois même, si l'on «o croit quoliiaei auleurs, le leslicule s'alrophte et le serotnm ilevient Baaqne. Sunaol M. EHralaon, cet état l'obacrve sealement neoTroM aor dit; mais il edf été néressaire de diru ai les matndef avaient été înterrag^ t ce injel é tentes les époqaes de leur maladie ; car cette altération des foncliona génératn'cei , qui a été remarquée par lous les obserfatenn, ne aurfient que jiradnellement, et l'on conçuit très bien qu'i une époque rnpprocliée du début, elle peut être Irèa Taibln et peu appréciable. Le même auteur a noté que la sécrétion du !i|H>rme cessait de ic faire (1). »

Jo tais essnyer de suppléer au silence dont se plaint M. Valleit.

Le diabète, outre les symplémes relatifs au produit irii- Dairi', présente comme pliénomùne gémirai et cousiaiil une diminution notable, et même la suppression efiliëre de luuli-s les sécrétions, h ce point qu'il semble que le tyttème urinaire attire en quelque torte à lui seul la plut grande partie des hutneurs qui devraienl avoir une direction différente. Ainsi la perjtpiration cutanée est suspendue ot la peau jiréaente une surface érailleuse, sècbe et aride; la sécrétion des larinaa, celle de la salive, éprouvent une diiuiuulion notable, et Dupuytreo elThenard ont même obsené que d'anciens ulcères aux jambes diseonlinuaient de suppurer et se séchaient spontanément.

(1) Guida dm rnédum fntkien, V édll., l. III, p. 54*.

AirpsCTIOM DE (.'apPARBIL titlIITO-IIIIMAIBB. S15

bien évidemment, In sécrétion ipermatique a'eit ptB •Gule é|iargnAe au milieu des Iroubleii qui atteignenl toutM les autres sécrétions, el l'obsfrvstioD île M. Ëlliolsoniurli ccMstioii (le la fonilioD lesticulsire cil parraitemenl exacte.

La sécrétioD du Sficrme, sauf dam (juclques rares etceplion!:, C!it, comme nous le verrons plus loin, une des conditions de la virilité ; par conséquent, cette sécrétion venant à diminuer d'une manière notable et même k cesser complètement, la puiii»ance virile doit décrollre et même s'nnéantir enlièremcnl.

Entre ces deux laits, c'eit-^dire la virilité et la sécrétion spennatique, il existe une telle corrélation que l'on peut juger de l'énergie de l'une par la nature de l'autre. Un sperme aboi>danl, normal et bien lié est toujours l'indice d'une grande Turce copulatrice ; je ne dis pas une éjaculation abondante, qu'on le remarque bien, parce qu'nu proJuit de l'éjaculatiun se trouvent mêlés des fluides bien dillérenls du sperme.

Il s'agit doue de savoir, pour marquer le commencement de la décadence virile, quond la sécrétion spermatique diminue d'une manière assez notable ou cesse de se faire.

Evidemment, le moment précis de cette diminution uu de cette suspension ne peut être noté ; mais tout jiortc à croirequ'elle suit la marche des autres sécrétions, ainsi qu'il parait résulter de la remarquable observation, communiquée à l'Académie de méderini' par MM. Mialhe et Contour (1), et avec laquelle concordent la plupart des faits que j'ai moi-même observés. Chei le malade de ces deux auteurs, l'anéanliasement de la force virile n'avait pas allendu, pour se produrre, l'amaigrissement et le marasme ; l'impuissance

(() $MÊtlnà»fAoatUmk 4t «Mmom, jniHel48U, i. IX, p. »77.

ftl6 IIIHItSttAKCI SVMrTOMATigUI.

s'était montrée quelques mois à poino aprèt la dîmkialion dei sécrétions, et comme rien ne décelait la continuation de la sécrétion spermatique, il est permis d*admettre que les testicules avaient suivi Teiemple des glandes lacrymales, salivaires, etc. , etc. , et que cette inaction avait enchaîné Tesercice de la virilité.

Plusieurs observations recueillies par moi-roènie, comme je le disais plus haut, m'autorisent à croire que les choses se passent réollement ainsi, c'est-^-dire que ce n'est point à la faiblesse générale qu'il faut rapporter Timpuissance des diabétiques, puisque cette impuissance se montre bien avant le marasme , mais plutôt à la suppression de la sécrétion lesticulaire dont l'existence, concordant avec l'anéantissement ou la très grnnde diminution des outres sécrétions, est attestée par Tabsence des désirs vénériens, des poilu* tiens, etc., etr.

D'après ces données, et en admettant avec tous les auteurs trois périodes clans le diabète, le début de l'anaphrodisie doit être placé dans la seconde période, la première étant remplie pur le développement de la cause qui produit la suspension de la \irilité. — C'est ce que l'observation prouve en eiïet.

Mais comme le diabète n'a rien de fixe dans sa marche, que sa dun^e varie de quelques mois à plusieurs années, chaque période met, h parcourir ses phases, un temps qu'il est imposible de déterminer , on ne peut donc préciser d'une nMnière absolue l'époque de l'apparition de l'impuissanrc è partir du début de la maladie ; mais on peut dire que Tanaphrodisie apparaîtra d*autant plus tardivement que la marche des phénomènes morbides sera plus lente et les sécrétions moins taries , et quVIle se montrera d'autant plus tôt que l'éiolution de la première période aura été plus rapide.

.tPFECTION DK l'APPARBIL GÉNITO-UItlNAIIIR. 347

La tlurûe <le l'impuissance diabétique est entièrement subordonnéo è la (lersistonce de la maladie principale; c'est avouer qu'aucun troilement spécial n'est ici nécessaire. Dans l'obscrvaliuii rapportée par MM. Mialhe et Contour, le Irailcroent pnr les alcalins que ces auteurs préconisent contre la glucosuiie suffit, au bout d'un mois et demi envi* ron, à Irluniplier tout h la fois du diabète et du l'imputssancc. Quel que soit donc le mode de Irsitemcnt que l'on adopte, celui de Rollo, celui de M. Buuchardiit (1), celui de M. Mialhe, etc., on ne s'adressera jamniss[ié('iolement aux organes de la généralinii , el, plus qu'ailleurs peutêtre, on se gardera de faire une médecine de sympt/lnies.

2^ Maladies de la vessie.

Depuis quelques années, mats surtout depuis les travaux de M. Ciïiale{2), on a apporté une distinction nécessaire entre les aiïeclions du col de la vessie et celtes du corps de cet organe. Cette séparation m'est, plus qu':i tout nuire, indispensable. Si l'on rélléclut qu'au col de la vessie se trouvent réunis h prostate, l'oiibce du canal de l'urètre et l'ouier* lure des canaux éjaculatours, on com]>rcndra le retentissement que doivent aïoir sur les fonctions génitales les maladies lie celle porliun de l'appareil urinnirc; tandis que le corps (le la vessie, relégué dons la cavité pelvienne, sans [ommuniralion directe avec les organes spermatiques, et n'ayant aveu les tésicutes séminales que des rapports de ju\tb|.osilion, ne peut exercer par ses étals morbides une influente ilireclement spéciole sur les fonctions reproduc*

{I ) Du ilinbèle nurrr. nn gltiroturir. mn Irallnnent hygiénique, ParJS, 1861, in-t.

(S] Ttailr prtiftfw dm malaiin in organe» ^énShi-urinairrr.

M8 mratMAiici mvToiiATfQM.

UicM. Senlenent, I» alléntioni dool le réwnoir orimire paot èlra ■llfinl mnI rarament Imitée* a> corps de l'orw geoe ; elles envahissent tsseï souvent to col et relenlîsseiit aiiMÎ secondairrmcnt snr les voies génitnles.

11 en est de mémo d'un calcul dans la vessie qiit sollirile le malade k eieresr des trarlions sur la verpe. Ces Iraetions ont i|ad«|ueroi4 pour réinllat une hjparlrofihie molleet flasi|Qe tanUk du prépuce et lanlAt du pénis tout enlîer ; de telle aorte <|ue les rapports d'harmonie entre l'of^aiie mtia et l'OTftane de la Femme peuvent être rom|>us, et cetla dispro* portion amener una impuissance relative. Tous les aotears <|M ont écrit sur la présence de la pierre dans la vesaie ont noté l'hyperlrophie de la verge rhoi tes calculeut, et je reproduirai tout à l'heure re que M. Clvialu a dit sur ce sujet.

Mai]) il est un état anormal de la vessie que je dois sigiiolarici, parce qu'il est le seul capable d'nmener l 'impuissance.

Je vcui purler du rjstocèle inguinal.

La hernie inguinale de la vessie s'oppose de deiu maniires i l'accomplissement du cort : 1* par la tumeor qu'elle forme au pubis; 2* par la rilraclion de la verge.

S'il n'uiistnit que le premier empêchement k la copulation, on pourrait dire que l'impuissance ne serait pas ronli-> nae, puisque l'évacuation de l'urine, en alTatfsant lest parois liHcalea hemiées , liiil disparaître Is tumeur.

Mais la rétraction de la verge est un obslncle qui est lié

à l'eiisteoGO même du cyatooèle, et qu'il n'est |ins possible,

pareenaéquent, de faire disparaître à volonté.

.-. Opconçoil, en effet, que le corps de la ve<iRic>, entraîné an

m du canal inguinal, eierce des Iraetions Kur les parties

li aOBt attenantes, et attire son col, et, par suite, le

it l'nrètre, en haut el en dedans. I.n longueur du

miÊmin f feporiioaa asaaa lemiblei.

AFPBCTIOR K l'aPPABSIL 6kNlT0-UIIINAIRB. M9

et cette dimination est encore aggrivée par la tumeur du cyttocèle lui-même. La verge, chex le« perwnnes alteintei de celle infirmité, cnrhée tous l'arcade du pubia, opparatt comme on tubercule au milieu dea Urrus et dei poils qui l'environnent, et ne peut, même par l'érection, dépattaer jei éminenceii qui la dominent, aurloul quand le cyslocëie eit compliqué, ninni qu'il arriie fréquemment, d'une hernie inteatinole ou épiploïque.

Rien évidemment, cet obstacle mécanique ne produit principalement dofis le cy.slocèle complet, c'est-à-dire lorsque les paroi» antérieure et postérieure de la vessie se IroHvciit simultanément engagée» dans l'anneau, el, ù plus forte raison, dans le cyslocèlc double, dont il n'etiste qu'une xeule observnlion, je crois, rapportée par Verdier(l).

l>a réduction de la hernie est, on le comprend, le seul remède l'i l'impuissance que ce déplacement occasionne, et je renioie pour lu mode opératoire aux ouvrngea spéciaui sur la mntière.

3" Maladies du col de la ves.iie, de la prostate et des conduits éjaculaieurs.

En dehors de l'obstacle que les filtératrons de la pruslats Apportent à la sortie régulière du sperme, elqui sera l'objet d'un examen approfondi, alors que je rechercherai leBrniiie* de ta stérilité, les affections profondes du col de In vessie el de la prostate déterminent un développement considérable de la verge qui, h lui seul, peut constituer une impuissance relative.

Cette hypertrophie, qui se montre au«!>i chei les calculeni i la suite des tractions que teut-ci eiercent sur leur

(1) M^mofrfgiitl'AmdémieiUeMnirglt, t. Il, p. 3S.

330 IHNIISSAKCIt SIlinoilATIQOI.

verge, et chet les individus alleiula de rélrécisseiiienti de l'urèlre, par une action purement sympathique, m'occupera tout k l'heure d'une manière toute spéciale.

Les conduits éjaL-ulateurs loges dans Tépaissi-ur de la prostate restent rarement étrangers aux nllératioiis do cet organe; les vésicules séminales jouissent, quoique moins rauvent cependant que les conduits éjaculalcurit, de ce triste pritilégr, de telle sorte que l'élude de toutes ces aiïccUons doit se trouver dans le même cadre et ne tonner qu'un seul tableau.

Mais en réflécliissaiit aux roiiséqucnrcs qu'i.'lles entraînent, on no torde pas h s'nperceioir que, tout en déterminant l'impuissance dons la large acception que nous avons donnée ù ce mot, ces alTections, telles, por exemple, que riiyperlrflphic de hi inoslale et surtout du vcrumuntanum, In spermntotrhre, etc., se traduisent prin(-i|iftlemehl, (ontdt par un obstacle a l'(.-\i'réti<in normale du S|)eriiic, et lunldt par une alléralîoii dans la nulure de ce liquide, circonstances qui ont pour rénulliil immédiat et certain ta stéritité.

Je (Tois donc plus rationnel et j>lus utile tout à U fois de renvoyer l'histoire de ces muladiesù la partie de cet (iu> rage consacrée ù la stériliti^ chez l'homme, me résenant dores et déjà de compléter alors la portinn dn cadre de l' impuissance que je néglige de remplir ici.

h*Malailie.s des véxiaiUi .mmnata.

Les maladies desiosicules séminales eapuliles d'entraîner l'impuissance ont pour c^irartùrc commun la sortie invulonlaire de la liqueur séminale, ce cpii les a Tût cliisser sons le titre uni(]ue de speniiatorrhée.

Les causes de la spcrmatorr liée sont multiples et diverses,

d'uRB AFFECTIOK DK l'apPABEIL GAniTO-tltlINAlHE. 321

mais parmi elles les excès vénériens jouent inconleslablement un r6le considérable. Or comme j'ai h m'étendre longuement sur l'inDucncc fâcheuse qne ces cicès ont sur la faculté copulatrice, je renvoie l'étude de la spermalorrhée, en tant que source de l'impuissance, au paragraphe relatif è l'action des obus des organes génitaux, afin d'embrasser dons leur ensemble les résultais néfastes de cette cause si commune d'anaplirodisic.

5" Maladies de l'urètre.

Tontes les moladics qui iilfeclent spécialement l'urètre diminuent plus ou moins le calibre de ce canal, ilc telle sorte que, ramonées au. point de vite qui nous occupe, cites rentrent toutes par quelques points importants de leur histoire dans la fumiile des rétrécissements.

Ceux-ci constituent une cause fréquente Je stérilité chet l'homme en mettant obstacle h h libre sortie du sperme, et leur élude, comme celle des affections de la prosliitc, des vésicules séminales et des conduits éjaculalcurs, trouvera sa place dans la seconde partie de cet ouvrage.

Cependant ils ne sont pos s.nns exercer une influence fâcheuse sur la fonction copulntrice, et comme cette iniluence est entièrement distincte <le celle qu'ils ont sur le cours de la semence, je vais l'exposer ici pour n*avoir plus o y revenir plus tard.

Les rétrécissements du canni de l'urètre agissent sur la fonction copulatrice en altérant, soit les conditions anatomiques de la verge, soit !es conditions physiologiques de l'érectioa.

Sous le premier rapport, la tuméfaction du prépuce est nn accident que l'on rencontre ossez fréquemment, et qui

322 mruiMANCB syhptomath^ob.

11*8 rien Je commun avec la iuroébction produite par Tiolillralion de l'urine. La plupart des auteurs qui ont écrit sur les réirécissemeuts de l'urètre prennent soin d'avertir de l'erreur dans laquelle on serait tombée s'il en faut croire Ch. Itell, et M. Civiale fait ainsi ressortir toute Timporlance de celle disliiiclion : « Au commencement de l8Ai , dil-il, il s'est présenté dans le service des calculeui deu« maladea aiïeclés de rélréci«sement et de grandes difficultés d'uriner^ qui avuicnl rexirémilé de !a verge très dure et très volumineuse. Chez l'un d'eux l'induration occupait le gland et le prépuce, dans l'étendue de treize lignes environ ;. elle était la conséquence d'un rétrécissement fort long et Irè^ ancien, que je fus obligé d'inciser profondément, ik plusieurs reprise». Chez l'autre, le gonflement énorme du prépuce^ avec iiitluration eiilréroe, se ratlachait h une véritable infiU tration trurine cl à des iislules (1). »

La cause de celte tuméfaction n'est pas connue; c'est un elTcl sympathique du rétrécissement.

liO prépuce n'esl pas toujours seul k éprouver cette hyperlrophic : la verge tout entière peut augmenter de volume, et tel accroisM^nient du pénis, qu'il faut bien distinguer de ceui que produisenl Tonanisme ou les tractions eicrcées par le malade dans le ras d'un calcul vésical, est tout aussi inexplicable que la luméfaction du prépuce. Ecoutons encore sur ce sujet un des hommes les plus compétents en fait (le maladies de Turèlre : « On trouve, dit M. (jviale, quelques malades chez lesquels le pénis prend un développement extraordinaire. Presi|ue toujours alors il y a des Itsions profondes, soit de la prostate, soit de la vessie. On

(t) Traité pratique sur le» maladiei de$ organes génito-urinaires, tiédit., Paris, I85#, V* partie, p. U4.

d'L^NE affection de l/A^^AHEIL OÊNlTO-UlilN.AlRE. 828

Ée rend diflicilement raison de cette iitftaence, mais e)le eiiste ; j'tfi eu occasion de Tobserver chez un certain nombre de malades, et Charles Bell en a fait le sujet d'une de ses belles planches sur les aiïections des organes génitaux. Il faot bien distinguer cet état de celui qui a pu être déterminé par la masturbation ou par les tractions que In plupart des ealcdleui ont coutume d'exercer sur leur verge. Ce développement anormal du pénis m'a paru se lier essentiellement mx efforts prolongés et longtemps continués que les malades exécutent pour chasser l'urine de leur vessie. Ce qui ▼ient h l'appui de cette opinion ^ c'est qu'on observe le même phénomène chez certains calculeux qui se sont livrés pendant longtemps h des efforts analogues, dont la prostate et la vessie n'offrent aucune trace de lésions profondes, et qui n'ont pas contracté l'habitude de se tirailler la verge. D'ailleurs il n'y a pas seulement développement du pénis ici, car cet organe est en même temps empftté, dur cl rigide; tandis que la seule influence des tractions et des tiraillements se borne généralement, du moins chez les vieillards, à l'allonger, en le laissant mou et flasque (1). »

Cette altération dans les conditions anatomiques de la ▼erge constitue un obstacle purement mécanique à la copu^ lation, et s*il n'en existait pas d'autre, on en pourrait facilement triompher par le moyen de quelques mouchetures.

Mais les rétrécissements de l'urètre a^^issent aussi sur les conditions physiologiques de l'érection, et compliquent d'une manière fâcheuse l'impuissance qu'ils déterminent, et Parmi ceux des autres effets locaux des rétrécissements de l'urètre, dit M« Civiale, qui méritent aussi de fixer Vai-» tention des praticiens, parce qu'ils fournissent de précieuses

(t) Loo. ett.t p. 44t.

32& ISIPUISSANCB SYMPTOMATIQUE.

notions pour rétablissement du diagnostic et rappréciation des pro<;rès de la maladie, se placent en première ligne l<*s désordres qu'on observe dans les fonctions de la génération. Les érections ont rarement lieu comme choz l'homme en parfaite santé, soit que le pénis ne puisse plus se redresser, h cause de la rigidité du canal, soit que le sang ne parvienne point on suflisante quantité dans les corps caverneux (!)• » M. Reybard n'est pas moins explicite que M. Civiale: «Contrairomnit à re que nous avons vu plus haut, dit-il, les coarctations urétrales peuvent devenir une cause d'impuissance génératrice par la difliculté ou l'impossibilité de l'érec* lion (2). »

Toute médication spéciale est ici contre-indiquée ; on ne doit s'attacher à combattre que \o. rétrécissement de l'urrtre, car la «^uiTison d'* co dernier amènera celle deTimpuissance.

()* Maladies de la verge.

Les maladies qui ont la ver<;o pour siège et l'impuissance pour sjmptùmo sont aussi nombreuses que variées; mais toutes nVntraiiient pas le même genre d'impuissance: les unes altèrent le plaisir, que j'ai dit être une des conditions du coït normal ; I *s autres, en augmentant ou en diminuant le volume du pénis, détruisent les rapports d'harmonie nécessaires entre les organes des deux sexes; d'antres enfin s'opposent à l'éreclion mémo du membre ^iril.

Celle division loule physiologi(|ue m'a paru tout à la fois plus rationnelle et plus intéressante que celle qui aurait pour bise l'analomie | athologique, car, ainsi qu'on le lerra tout

Loe.ciL, p. 167.

mÊêê fraliqne te rétrrciMMemmti de T urètre, p. 170.

D*(JNe AFFECTION DE l'apPAREIL GÉMIO -URINAIRE. 325

à rhcure, de ces maladies si diverses, celles-ci uUaquenl lu verge tout entière, et celles-là n'afTectent qu'une ou plusieurs de ses parties.

A. Impuisianee par aUéralion du plaiiir.

Dansée groupe viennent se ranger toutes les phlegmusies simples ou spécifiques, avec ou sans ulcérations, dont le pénis ou quelqu'une de ses parties peut être le siège : lo phimosis et le paraphimosis accidentels, la balanite, la balano-postite, le chancre, la cristalline ou herpès prœpu- HaliSj l'inflaramalion simple on œdémateuse du fourreau de la verge, et que M. Moulinié appelle pénitis (1), l'inflummalion érysipélaleuse, gangreneuse, etc., du pénis, etc., sont de ce nombre. Il suffit de cette simple énumération pour caractériser ce groupe de maladies et pour faire comprendre combien peu nous devons nous y arrêter, tant elles rentrent dans le domaine do la pathologie générale.

B. Impuisscmee par aUéralion du volume de la vergf.

Il en est de ce groupe comme du premier; il comprend la grande classe des dégénérescences, dont s'occupent tous les ouvrages de chirurgie : dégénérescences cartilagineuses, osseuses, carcinomateuses, squirrheuscs, cancéreuses, dont la plupart exigent l'amputation totale ou partielle de l'organe. Je n'ai donc pas à m'en inquiéter dans ce livre tout spécial, d'autant mieux que la guérison de ces affections, c^est'à'-dire l'amputation de la verge, détermine précisément l'infirmité dont je suis chargé d'exposer les moyens curatifs.

(4) Maladiei des organes génilaux et un'fioîres, t. I, p. 79.

3i6 mpoiesANCB svHrroiiATiQiii*

Ce serait donc, sortir de mon cadre que de m'y arrêter plus longtemps.

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