‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 55 sur 122 · SYMPATHIES MORBIDES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

SYMPATHIES MORBIDES PHYSIQUES

j'ai considéré les altérations de nutrilion» de circulation et de toutes les functions de la vie plastique, comme amenant consécutivement Timpuissance. En inscrivant ici le titre de ce paragraphe, je ne puis avoir l'intention de répéter ce que j*ai dit dans une autre partie de cet ouvrage, et il me doit sullire d'y renvoyer le lecteur (!)•

B. Lésions organiques.

Dans rétat physiologique, l'appareil génital entretient des relations avec tous les organes de l'économie; mais j'ai montré déjà, dans le cours de cet ouvrage, que ces rapports étaient surtout plus intimes avec l'organe cérébral, aveô celui de la phonation et avec celui de la digestion.

Sans doute des sympathies morbides de genres diflérents existent entre le sens génital et les autres parties de l'organisme, et je n'en veui pour preuve que la surexcitation de l'orgasme vénérien sous l'influence des tubercules; mais, au point de vue exclusif de ce livre, c*est&-dirc au point de vue de l'impuissance, je ne connais guère que les trois or* ganes cités tout à l'heure, dont certaines alTeclions rctentissent d'une manière fùcheusc sur la force virile; oussî est-ce dans les limites de ces affections que je renfermerai mon cadre, estimant les autres sympathies morbides organiques comme de simples rêves de l'imagination.

1" Influence morbide de V appareil digestif. — Si l'on réfléchit que les lésions de l'appareil digestif altèrent toujours plus ou moins les fonctions de la vie plastique, on est conduit à se demander si l'impuissance qui coexiste avec ces lésions ne devrait pas être plus rationnellement attribuée aui troubles apportés par la lésion vitale qu'aux désordres mêmes

(4)Yoytipage 335.

&08 mraïasANGt stmpathiqw.

de rappareil digentif. Sans doute, en restanl dans la sphère de la théorie , on peut » avec quelque apparence de rai«on, adopter et défendre cette manière de voir; mais quand on descend dans le domaine des faits, quand on prend pour guides rezpérience et l'observation, on est forcé de reconnaître que si, par exemple, le cancer de Testomacet la surexcitation de cet organe produite par Tacte de la digestion exercent Tun et l'autre une influence débilitante sur rénergic virile, il faut reconnaître, dis-je, que la source de ces influences respectives est non-seulement différente, mais encore opposée, puisque dans le premier cas la vie plastique est profondément atteinte, tandis qu'elle est accrue et portée è son plus haut degré dans le second cas par Pacte même de la digestion.

Si c'était oux altérations de la force plastique qu'il fallût rapporter Timpuissonce que je me propose d'examiner ici, je n'irais pas plus loin et je renverrais le lecteur h la partie de ce livre consacrée aux troubles de la fonction digestite; mais des observations recueillies par moi-même ne me permettent pas cette facile explication, et m'autorisent à penser que certaines lésions de l'appareil digestif agissent sur le sens génital autrement que par les troubles généraux de la nutrition.

De plusieurs faits que je retrouve dans mes notes, je m'étendrai principalement sur le suivant, à cause de sa physionomie étrange et de certaines circon^^^tances curieuses qu'il m'a présentées.

M. X..., garçon uu café de la Rotonde, vint me consulter pour un afTaiblisscment des organes génitaux qui . me dit-il, lui était survenu depuis un mois sans cause connue; les désirs vénériens n'étaient point éteints ; l'érection, et, par suite, l'éjaculation, étaient seules impossibles.

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