‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 76 sur 122 · FRIGIDITÉ PAR VICES DB CONFORMATION · texte numérisé non relu

FRIGIDITÉ PAR VICES DB CONFORMATION

La sente anomalie dont il sera ici question est l'absence ou tout au moins la petitesse extrémb du clitoris. L'abséfice complète du clitoris, avec la parfaite conformation de la vulve, est excessivement rare ; je ne Tai jamais observée et n'en ai pu trouver des exemples chez les auteurs.

Mais il n'en est pas de même de Tarrét de développement que peut éprouver cet organe, et pas n'est besoin alors do la coexistence d'un vice de conformation de la vnlve. J'ai vu le clitoris rédtirt à uhe forme presque microscopique, et on ne lé retrouvait qu'avec les plus gratids soins caché sous son prépuce et dans les plis de la commissure des lèvres. Si, dans ces cas, toute sensibilité erotique n'est pas éteinte, on est en droit d'admettre qu'elle est au moins considérablement affaiblie, et qtie celle du clitoris en particulier est singulièrement obtuse.

Cependant, quand on réfléchit, d'une part au tissu érectile qui entoure le vagin, et d'autre part à l'existence otrophique, il est vrai, mais enGn à l'existence du gland du clitoris, on ne peut raisonnablement admettre une insensibilité complète, et j'ai vu en efTet des femmes avec un clitoris excessivement petit ne pas rester entièrement froides aux caresses de l'homme.

ïblXÈ nu VtCES DE CONFORHATtON.

,i doute tes femmes n'ont ni les iiislinclN, ni ks rurcunt une Messaliiie; ellc*i xunt lentes a sY-inouvojr, maiiireslcnt u (le ilétirs et n'entrent en jouissance (gii'à la longue <>l pir des rasnwufres savamment conduites; mais h la fin lu plaisir !tVveille, et cV'st pour rette classe ilo femmes que l'on peut dire quo bien souvent \c coît commencé avec iiuJifFé- ■ence et mi^mc a>ec iléportt, ^e termine dans lu *olupté.

Évidemment une thérnpeuli(]uc essentiellement médicale

l'a que faire en {inrcilles circonstances : si le clitoris manque

pment, l'urt ne (leut se compromettre dans une plas-

oii 1» vie et la sensibilité furjiient défaut; et si l'organe

'arrêté dans son dcvi'luppnment, l'intervention mé-

alors <]u'l'II€ cït a{)|ielée. n'olTre guère plus d'avao-

, car on nu s'aperçoit d'urilinsire d'une pareille in-

nrmité qu'A un Age oii les olrophies sont au>des»us des

fessources de l'art.

Cependant, en vertu de cette loi physiologique qui nous

iB|irend qu'un organe se développe en proportion directe

deson usage, on pourra essayer les eicilations erotiques,

oit morales, soit physiques; mais on n'oubliera jamais,

ans l'emploi de ces moyens, les devoirs que la société

. la morale imposent à la pudeur de la femme. Aussi

médecin doit-il être très cirronspect et ne manier

avec la plus grande prudence cette arme dangereuse,

^iritation cynique cbes la femme.

FHtGinHÈ IDIOl'ATHIQUIi

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