‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 8 sur 122 · ACTE COPULATEOR €HfcZ l'iIOMME · texte numérisé non relu

ACTE COPULATEOR €HfcZ l'iIOMME

Gland. — Tout le monde connaît la forme du gland ^ que Ton a comparé à celle d'un cane tronqué coupé obliquement ù sa base, cl dont un lacis veineux, excessivement riche en nombreuses anastomoses, constitue le parenchyme; les dernières ramifications de ces anastomoses, d'une extrême ténuité, aboutissent à In surface, et quelquefois même sur la couronne de Torgane, et simulent des espèces de houppes veineuses qui sont l'épanouissement et la continuation la plus fine des veines plus considérables du corps spongieux de l'urètre.

Quant aux connexions des ramuscules veineux du gland avec les veines voisines, M. Kobelt les décrit de la manière suivante :

<t l"* Les rameaux antérieurs et les branches de la veine dorsale de la verge tirent leurs racines les plus ténues des ramifications les plus délicates de ce réseau veineux, et surtout du bord postérieur de la couronne du gland, de sorte qu'ici comme dans le foie, les dernières terminaisons d'une «cinc s'abouchent avec les premières racines d'une autre veine.

» S"" Si sur une préparation injectée on sépare le gland de l'extrémité conique du corps caverneux de la verge, on met h nu un réseau de veines assez considérables qui proviennent de la surface iuterne infundibuliforme du parenchyme du gland. De ce réseau naissent les veines qui reparaissent sous le bord postérieur du gland comme des rameaux plus considérables de la veine dorsale. Dans l'érection res\eincs doivent éprouver, pendant leur trajet, une compression entre le gland à l'état rigide et l'extrémité antérieure du corps caverneux de la verge ; mais lorsque le membre viril commence à se relâcher, elles rendent le retour du sang, hors du gland, beaucoup plus libre et plus

ih COPULATION.

facile que s'il avait lieu par les minuscules très ténus de la veine dorsale, que nous avons mentionnés d'abord.

» â"" Du réseau veineux lui-même, situé entre le gland et le corps de la verge, partent encore d'autres veines qui pénètrent dans l'intérieur du corps caverneux ; elles établissent ainsi une communication entre le gland et l'extrémité antérieure des corps caverneux du pénis, disposition qui paraît avoir échappé à la plupart des anatomistes, bien que Bichat Tnit déjà signalée (1). n

Les artères du gland viennent principalement des artères dorsales de la verge; elles ont cependant des communications avec les artères bulbo-urélrales et même avec les artères profondes du pénis, mais toutes communiquent avec les reines du gland, ainsi qu^Hausmann s'en est assuré sur une verge de cbien injectée au mercure. On trouve encore quelquefois aussi des artères hélicines; mais comme le système artériel ne joue pas le principal rôle dans le phénomène qui m'occupe, je ne m'étendrai pas davantage sur cet appareil, ainsi que sur les vaisseaux lymphatiques pour l'étude desquels nous renvoyons aux travaux de Mascagni, de Fohmann et de Panizza.

H n'en saurait être de même de l'appareil neneux; le gland jouit d'une sensibilité si exquise que, même sans le secours de l'anatomie, on prévoit que cet organe doit être richement doté de nerfs scnsitifs. Cependant, jusqu'b IVl. Kobelt, on connaissait fort peu la distribution et la disposition de ces nerfs dans le gland lui-même, et Ton acceptait comme* article de foi cette hypothèse émise par Millier :

{{) L'extrémité qui termine le corps caverneux est arrondie, assez étroitement unie à la base du gland, qu'elle supporte, et percée d'ouvertures pour les communications vascolaires. (Bichat, Anatom. df script., t. V, p. 2M.^

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