‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 80 sur 122 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

FRIGIDITÉ CONSECUTIVE.

Les circonstances de diverses natures auxquelles peut succéder la frigidité chez la femme sont beaucoup moins nombreuses que celles qui amènent l'impuissance chez l'homme. Aussi, sans admettre en cette place toutes les divisions que j'ai poursuivies dans le chapitre consacré à l'impuissance consécutive chez l'homme, je partagerai en deux grandes classes les circonstances physiologiques ou pathologiques qui peuvent être suivies de frigidité ; elles seront générales ou locales.

fRIGIDITt CUNtftCUTIVI

i' Circonstances f/énéraies.

Lescirconslances géuéralt-gdont le n't8n(i*»ment torlc KM génilal est a»sei profond, »oit pour itcifidre lei àénn vénériens, iioît pour Huspcndru la ««iisibilitÛMpécialede l'ap- (wreil, apporlieiinent toutes au (Jornaioe pnlhologique; ce sont prinopalemeni les alfeclions dont l'inOuence délétère a jiorlé, ou sur l'iunervutîon, ou sur les forces plutiques.

Je ne parle pas ici des altéralioiis orf{anii|ue» de» centre* nervi-iix, niinmL< le ramollifi^cinent, ks contestions mogulnn»! 011 sén>u<>Cïi, les nom prer^s ions, etc., du cerveau ou de la moelle, dont la paralysie morale ou physique est souvent In ronsétfuence; mois île les affections |t<^n6rflles de l'tnncrvalion, dont le siège est inconnu, (foi ne laissent aprte elles niicune (race matérielle de leur passage, et qui aomt désignées dans la science sous le nom de névroses. De toutes les névroses, l'épilepsic est celle qui puriilt jouer le rdle le ])Uis important dans le sujet qui nous occupe, et son action onlisensuelle, si je puis m'eiprimer ainsi, se fait égalemenl sentir sur le penchant vénérien et sur les organes de ta volupté.

Ce fait semble pcut-Ëlre on opposition avec la saUcité remarquable que présentent l(>s idiots, presque tous épile|H ti<iues; mais celle conlradiclioii n'est qu'apparente, car la salacilé appartient a l'idiotisme et non à l'épilepsie; et secondement, elle (oinride ovec l'existence de raffection, tondia que je considère l'état du sens génital après la disparition de la maladie. Dans le premier cas, la salacité est unsjmptàme du mal ; dans le second, la frigidité nVn est qu'une conséqnence.

Celte langueur vénérienne qui succède parfois é l'éui-

FRIGIDITÉ coNgÈctrrive. 5&7

lepsie a une durée très variable. Si le mal caduc a cessi^ •Tant rétabli.«9emenl des règle», il se peut que la menstruation ramène la.vie dans le sens génital et fixe dans leur voie Dormale les aspirations de la puberté ; tout se passe alors comme à l'ordinaire. Mais si Tépilepsie a existé pendant la période menstrueilOy soit que la fonction cataméniale ait été troublée, soit qu'elle ait toujours suivi ses évolutions régulières, l'indifférence, et même l'éloignement pour les plaisirs seiuels, s'ils succèdent à l'épilepsie, persistent pendant un temps dont il est difficile de déterminer la longueur. Souvent , une crise favorable se produit è la suite d'une émotion vive, imprévue, comme une grande douleur ou une grande joie; la gestation peut amener le même résultat, et alors la femme qui avait conçu sans plaisir trouve dans sa gcossesse une source toute neuve de voluptés*

Quand la nature est impuissante è ranimer elle seule l'ardeur du sensgénital, Tart doit intervenir et appeler tout è la fois è son aide les excitants moraux et les excitateurs locaux de la sensibilité génitale, sur lesquels je me suis assez longuement expliqué ailleurs pour qu'il soit inutile d'y revenir ici.

Il suffit également d'indiquer comme une source de frigidité consécutive toutes les affections qui ont profondément altéré les forces plastiques de l'économie ; le sommeil du sens génital est la conséquence logique de l'absence de la vitalité, et son réveil coïncide avec le retour des forces vitales. De semblables banalités me dispensent de plus longs développements.

2* Circonstances locales.

Ces circonstances sont sous la dépendance, ou d'actes physiologiques, ou d'états morbides; en d'autres termes, la

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frigidité dont il s'ogit ici est amenée par l'occoniptissetnfinl ricieni ou nbusifd'une fonrtion |ihytioio(>i(|ue de rappsreil génital, on est le reliquat d'une maladie de ce fnfrmo appareil.

An nombre des fondions vicieusement accomplies de l'appareil g^nilal <]ui peuvent déterminer l'iniiensibililé génétique, est roccouciiemcnt.

Et parmi les fonctions ahmivement accomplies du même appareil, sont leii eicôs vénériens par le coït ou la maslof bation.

Dana le premier cas, la frigidité a pour préteile la lésion matérielle des organen.

Dans le second cas, au contraire, la frigidité >'etplM|oe par l'altération de l'innervation générique.

Accouchement. — Pour ceux qui placent dans le clitoris seul le siège du plaisir sexuel chei la femme, l'accoDchemenl, quelque laborieux qu'on le suppose, ne doit jamais porter atteinte è celte fonction, parce que la déchirure de la vulve, quand elle se produit, a lieu i la fourchette et non è la commissure supérieure des petites lèvres.

Pour ceux, au contraire, qui, à l'exemple de M. KobHl, Ibnt découler le plaisir, chei la femme, du jeu harmonique de tout l'appareil copulnleur, et qui attribuent aux bulbes Ha vagin un réie considérable, l'acrouchcment long et pénible peut devenir une cause de trouble dans cet appareil par les congestions et les déchirures que la tète trop volumineuse de l'enfant est capable de déterminer sur ces parties; mais ai l'on considère l'élaslicité dont sont douées les parois Taginales et la moindre résistance qu'offre la partie inférieure de la viilte. on avouera que la parturition doit bien rarement amener une lésion des bulbes, et être, par conséquent, une cause très éloignée de frigidité.

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