CHAPITRE V
PRIGmiTÊ SYMPATHIQUE.
Pas plus chez la femme que chez l'homme, les conditions du plaisir \énérien ne sont indépendantes de la sensibilité générale, soit physique, soit morale, et tous les (roubles de cette sensibilité, alors même qu'ils n'ont pour théâtre qu'un appareil et même qu'un organe, retentissent plus ou moins sûr le sens copulateur, selon les relations plus ou moins étroites qui unissent cet appareil ou cet organe avec relui de la génération.
En parlant de l'impuissance sympathique chez l'homme. J'ai dit que les appareils qui cntrvtennicnt avec le sens génital les relations les plus inlimes, rt dont les désordres y trouvaient par conséquent un écho plus sur et plus direct, étaient l'appareil digestif et l'appareil cérébral, en comprenant dans ce dernier les fonctions de l'innervation et les facultés du moral.
Chez la femme, les mêmes rapports existent, mais ils n'ont d'influence que sur une seule condition du coït normal, le plaisir, tandis que chez l'homme ils peuvent s'op««
581 vtiininiT*^ KVMftTHivim.
poser 11 In m(iiiif.'*l(iliaii <!<• loiitPs Im fircoii«t»nee« fP-"^ connues néri'.wair.n pour In ropiilnlioii, cVst-i-dire IVrec- Uen lie In verge, ri'-janiln(ioii du .iiicrme. cl enRit le plsiiir.
Gepeniliiiit <|iiBnil on roii«iilfre que, chez la femme, les désirs Téiiériciii et tn \nlii|>l(^ t^roliijue conMiltienI toul It rAle ictiT ({nVlle joue Aam \e coït, et que cVst prérl^mant inr ce* it^sin et rel(f> votiipté qu'agis»?»! sympitbiquemcnl ](-■> iroubk's il« t'hiiK'rtntioii on rt>ut dn mont, on est conduit à sdmcttnf que l'orlion de vfs sympilbies est îdentiqur rhoz l'homme et chez la femme, car d«as l'un et iloiK l'outre, cette aciioti nVsl évidente que dans U portion oftiic ilc leur rôle respncfif.
Pourtunl toute itympithie, toit pliysiologique, «loit morbide, n';i jins 1,1 iii^^iiie imporhirirc cIk-ï les dcm se\es ; ain<iî, [lor ftcmple, rinfliience de In répli^tion stomacale est bien moins sensible chei In femme que rbci l'homme, (andi*, au contrnire, que l'influencf nioriile, par suite de IVdiicatîon, du senirmeni de pudeur, de In sensibilité plus evquïse de la femme, e|r., est bien pino marquée chez elle que chci riiomme. Rondelet cite l'etemple d'une femme qui tombait dons des attaques de catalepsie loutes les fois qu'elle était en congrès a\er son mari, qn'elle n'nimoil pdinl et qu'on lui »*;iît fuit épouser par fore ■.
Cependant, quoique les s)m[i;ilhies sur la rat'iilté voluptueuse se mantfeslenl dans les deui; sexes'n des degrés divers, leur action est identique, et le < hnpiire que je leur ni consacré dans la partie de cet ouvmgc relative è l'impuissance de l'homme, est tellement npplirnhle i la frigidité sjmjrathique de la femme, que je ne siiurais y njniiter rien de plus, et que j'v renvoie le lecteur.
3CSK