TRODBLBS DÉPENDANT D*UN ÉTAT GÉNÉRAL
fécondants. Cette ina|)titucle h la Fécondation se perpétue tant que dure la faiblesse dos érections, et la fécondité re|iarait a\ec le retour de la furce érectile.
Pourquoi n'(*nscrait-il pas de mâmepour le vieillard? II est incontestable que les fibres contractiles, quelles qu'elles soient, qui concourent à Tcxpulsion du sperme, participent chez lui h raffiiiblissement qui frappe toutes les parties de Torganisme et qu'elles ne restent pas seules, énergiques et vivaces, au milieu du dépérissement de toute l'économie.
]\lais de même que, chez certains individus, la vitalité générale conserve plus longtemps ses heureux attributs, de même il e>t des \ieillnrds dont les vésicules séminales et les plans musculaires qui les recouvrent, gardent une force de contraction qui n'est pas ordinaire à cet Age. Il en devait être ainsi chez tous ceux dont Thistoire a noté le souvenir de la paternité tardive : Caton le censeur, Massinissa, roi de Numidie, Ladislas, roi de Pologne, etc., qui engendrèrent des enfiintsi Tàgiule quatre*\ingts et quatre-vingtdix ans. S.ins doute, il est impossible de s'appuyer sur de pareils exemples pour défendre Topinion que j'émets ici, car l'histoire, on le ('om|)rend, est muette sur ce point de physiologie : mais quand on a attentivement observé ce qui se passe dans les cas d'impuissance, il est impossible de ne pas admettre que la furce d'émission du sperme joue un grand rôle dans l'acte générateur.
Je sais bien que Spallanzani a fécondé des chiennes en portant sur leur utérus la liqueur séminale du mâle; mais que prou\ent ces expériences ? Les conditions de fécondation sont- elles identii|ues dans la race canine et dans l'espèce humaine? Et puis, dans cette dernière, n'a-ton pas va des hommes, avec une force d'éjaculation à peu près nulle, féconder exceptionnellement une femme atteinte de prolap-
099 TBOVpfES DB LA FOKCTIOn RB ïkCIIÉTlOn SPEBHATIOim. SUS ulériri? iJ'ailk'urs, le» ex|jérion(is ilu S(iBiluuwni.« point de vue ({ui nous occujic, ii'uiit pcul-£tri> paf loult l'importance i|u'oii ïeiait tcnl^ île leur iloiinfr nu (Hcmiei ■bord, si l'on rcflt-iliit (jiie l'illustre obbé ci|<ériment*il avec une seiin^^ur, et qu'il impriainil, par ronséi|ui^Dl, iia lî<)uiJe une icilalnu furi'c d'ini|iulsi(iu; tnCn. ce» ei|t^ rienccit n'ont j.iinuis i't6 ronsid^r<!'e« aiec raison que coranu) de curii'USCS CKTijlions nui lois or<liiiairo$ de U ricondation, et reicffitiontijuc ]e sache, n'a janiaiH conalilut: une règle.
Pour moi, je le rép&lc, la cansf |»rinci|iole, sinon uiii<)ue, de l'inféconililé do ucilUrds dont le sperme est iiormil comme celui >li; l'adulu-, réside dans lu fjiblcsse de l'éjatulalion, et se ralladie, par consé(|uent,aut conditions de U puissance virile.
Je reviendrai plus toin sur le même sujet, alors <]uc, dsoi le chapitre consacre nui (roubles de la fonction d'i-mission, j'étudierai l'impiiiïS'ance tommerau^cdeïlcnlilc^j je renittic donc h ce (liujiilre pour compléter les considérations dont je nefdis ici cjue poser les h^sa.
2" Tempérament. — Constitution. — État de maladie.
Tempérament. — Dans la i^étcrc acception du mol, il n'est aucun tempérament (]ui soit à lui .•>cul cause de atérilité; mais le Icmpémmetil peut être une prédisposition à certains troubles, h ccrNiines ctaj^iV.'i lions fonctionnelles, qui, cu\,!ionldes causes prorliaine.s d'inféronilité. Ainsi, il est incontcslable <|u'un i oit arcoriipli aiec une exoltalioo de voluptés, proi'lics parents de ré|Mli'psic, donne osseï ordiuuiremcnl, iiu point de vue de la génération, des résultais négatifs. Or, tous les tempéraments n'étant pas suscepliUif
raOUBLBS DÉPENDANT d'dN ÉTAT GÉNÉRAL. 60ft
d^atteindre ce iiaut degré de sureicitation, celui qui y prér dbposera pourra donc être regardé comme une cause indirecte et éloignée d'infécondilé.
Cependant, le tempérament n'est pas toujours et fatalement la source de voluptés étranges ; d'autres conditions sont nécessaires pour amener des plaisirs épilepliques, et parmi elles, il faut mettre au premier rang la tension de Tamour moral , le refoulement plus ou moins prolongé des désirs vénériens, la continence plus ou moins longue, etc.
D'ailleurs, cet état de sureicitation épileptiforme qui, quelquefois, est bien réellement un motif d'infécondité, est essentiellement relatif et passager; le changement Tultère, rbabitude l'émousse et la satiété le détruit.
Dans les conditions normales d*escitation vénérienne| conditions essentiellement variables avec chaque individu, il n'existe, je le répète, aucun tempérament infécond ; et s'il tu est qui prédisposent à la stérilité par un excès en plus ou eo moins d'excitation vénérienne, cette prédisposition se corrige, d'un côté, par l'habitude, et de l'autre, par un peu plus d'amour.
CoHStiMion. — Il en est de même des constitutions, en tant qii*elles n'ont pas franchi les barrières de la santé ; je n'en sais aucune qui soit fjtalement cause de stérilité, car on rencontre tous les jours dans le monde des hommes faibles et délicats procréer des enfants robustes et vigoureux.
Il est incontestable que chez les individus dont les sources de la vie sont languissantes, la sécrétion sperraatique doit être moins énergique que chez ceux dont la vitalité est exubérante; mais il importe peu, pour le succès delà fécondar ticffi, que cette sécrétion soit plus oi| ipoini abondante,
601 TROUBLES DE L* PO^*CTIO^ DB SlCRËTIOK SmHATIQCB.
jiourvu <|ii'cllc !i'ui:coiii|)li!<>e au milieu ilcs Fomlilions nnrmalcs, c c<it-<^-(lirL- 1 oiirtu (|iie le ^iicrm» |>r(.W('iitr \n |iro> priétiis l'tnsiijui'S et ii>iinii|ijps qui li^ roii^liluctil li>|urur récoiidnnle. Soun le ni|i|iorl, \v le r<^)ièlo, il n'vfi aucuiiP c(in>liluliun (|iit s'o]i|iose i hi stVrélioti noininlv rlu liquide proliliifuu ; nous alluiii iiiëinu voiri|ue relie sl'i-i i^t ion ii'e*l ui oltérdc, ni .«u«|>etiJue [iiir des eirroti>(ainr'« piilliulu«i> que qui IrauKrorment cd vt^riloLlv Hoi rauibido une conslilulion iitiilhi>ureusc.
Étal (le maladie. — Il ne [»cul i^lre ici quclion que àet matadii-s clironiquc» ; iiu |joiiil de t uc qui iiou'i (>(-i.-u|ie, il n'csl l'ii iiui'uue fin;(ui iitlL^nsi^nrit do *inoir si le* «|ierit'Bloioaircs tiveul iii-nditiil une Rcvre h|>hi)ï.le. ou ilnns te cours d'une fiueuinunir, cnr les rondilimi* iiu miticu detquelles se trouve l'or-ijinisme lui iitlcrilisenl l'ciiTiii-e d'une fonrtioii dont riii'L'um]>li>'?omciii, nliirii môme qu*il »enit possible, compronieltrail grnveinoril lu snnltï^AntValc.
Il m; pi-ut duiii' ^'n^ir ici que de mnindics rliruniques dont la durée et lu li^génrlt^, ou l'inlerfliiltenre des ntcklenU, aulofiseiil l'œuvre de lu |iro|in^aliun de rfKjiicfl.
Que n-s iUiils niuibidi's !iL- liuutnil souo tu di^penihiDrc d'une diiitlièso, ou ^uienl plus simplemenl h tfart>r<innAlkin d'un <^ltit murltide aigu, il» ne seiiibleiit pi>!< ntuir utic influcneu Irès miirqué.- sur la ^ét-rétioii Sjiermutique.
lian* W> casd'uiïecliiinH diiillié«ii|ues, nlors que le ^cnne morbiiletic s'c>l (loiiit eiiture InidutI nu dehors, le s|>enne ne subit uui'uiie iilténiliuii, |iuisi|ue nous \o}oiis ee!* «iccs pathulo^ii|UCS ne Inintmetlre d'une f;6nératton i l'autre; Ionique In d<<ilbè-e a fuit e\|ilo-inri , lorsque, sortant de l'étnt UtenI, ell>' a iillaqué les sources de lu tie, comme cbei les phllii^iquiïs cl les riinci^reui,|inf e\eniple, la térrètiofl fipermiiliqtie m p«rnM pa« davanlnge «ll*r«ie : na nn-
TMOBLBS DÈPBNDANT Ù*W ÉTAT QÉIltlIAL. 006
contre toas les jours des luberculeux ou deuxième ot même ou troisième de«;rù, qui deviennent pères; et combien n'y a-t-il pas d'hommes qui ont des enfants avec des cancers en pleine suppunilion? Ces fails sont si conslnnlset siavé' rés que quel(|ues rêveurs, dans Tespérance d'une régénération com|ilèle de Tesi ère humaine, ont entre\u la possibilité d'interdire le mariage aux individus atteints d'une dialhesc morbi<le Iransmissible par hérédité.
Le fait de l'exislenre des spermatozonires pendant les maladies chroniques, ronslalé par Tobservalinn clinique, a été confirmé par l'examen microscopique. C'est encore aux rechenhcs de M. Dupliy qu'il faut avoir recours.
Parmi les Ircnle-sepl vieillards chez lesquels cet expérimentateur a renconlié des animalcules spermatiques, vingt et un avaient succombé a des maladies ai;*uës et .^eize h des maladies chrnni(|iies, dont plusieurs^ dit l'auteur, avaient déterminé cet état décachette et de marasme dans lequel^ suivant r opinion de certains auteurs^ les spermatozoaires disparaissent même chez Vadulle.
Au nombre de ces maladies chroniques nous voyons :
Entérite chronique 4
Aiïeclion organique du cœur 4
Tubercules pulmonaires 3
Bronchite chroni({ue 2
M('M)in*zile chronique 2
Ramolli^isemenl du cerveau %
Cancer de l'estomac 4
Squirrhe du pancréas \
Cependant, sur les quatorze vieillards dans le sperme desquels des animalcules n'ont pas été rencontrés, quatre seulement avaient succombé à des maladies aiguës; les dix
600 TRDUBLtS D< LA TOKCTION t» «tCHtTIOII srS«HATIQt'K.
autres se r^fiarlitsaicnl, par rap|iQrl k la caive de leur mM de U manit-re suitonti* :
Scorbut et tnéniogita chroniqtw. .... I
Tuterculea pulmooair<;s t
ttBmoUissKnifDt cbroniijue du corvuD. ... t
Suppuration énorme, mirasme ... . . I
Méningite chronique I
Cnlarrlie chronique. ....... .... ♦
Uféliie chronique I
Cancer du c<Mon. I
ruralyeie. «echare, tnaraune. .... ■ . 4
Kii jiréï^ciicc (lu re» résulluls iruntruiiicloir«t, il aérait déraisoiiuntile d'adinellre i]iic l'nbsciircdesupermatoioairet, daii!) les dix diiniiers cas, e$l due à la maladie cliroiii(|ue qui a entruiné In mort, |iui>qii'on vuil que, dans d'uutres cas, les mêmes étals morbides n'ont pas déterminé la disparrlion des animalcules spermatiiiucs.
lit ponrliint des auteurs. Ouij entre autres, n'oiil |>H craint il'tïlnblir cti lui <|iie ^'£ maladies chroniques qui te terminent pur la mort urrélcnt lasêcrèlion des animalcules Sfiermatiiities (\). M.iis il ciic>l di; cette loi tomme de beaucoup d'autres trop raellenient admises dans le su^ct »i peu connu i[ui nous occupe : cllf ri'ot s-incliuniiée ni pur l'obser>ation clinitjue ni par l'Olude rit.'crOjisi()ue.
(IJ Tht Edinb. mrii. and lurif, ;oiirn.. et Gaitlte
tROUBLES DÉPENDANT d'oN ÉTAT LOCAL. 6Ô7
g II. — Trouble* dépendant d*an état loenl.
1^ Anomalies des testicules.
Ces anomalies portent : 1^ sur la position ; 2<^ sur le volume du testicule.
Je ne m'arrêterai ici qu'à la première de ces deux catégories, parce que la^seconde, dans laquelle l'atrophie seule de la glande nous intéresse, rentrera dans l'histoire de cet étal morbide que peuvent amener des circonstances accidentelles et que j'examinerai tout à l'heure.
Absence des leslicules. — Jusqu'à Hunter, les analomistes n'ont fait aucune didicullé d'admettre, non-seulement comme possible, mais encore comme assez commune^ l'absence des deux testicules; bien plus, cette absence ajaut été constatée chez des individus qui avaient fait preuve tout è la fois de désirs vénériens, de virilité et de fécondité, on en avait naturellement conclu que les testicules n'étaient pus nécessaires à la fonction génitale; aussi, Gtbrol n'é|)rouvait aucune répugnance, dans des cas pareils, à conseiller le mariage, a Vous entendrez, dit-il, qu'estant moy à Beaucaire, je feus appelle pour avoir advis de moy par les parents d'un jeune homme de ladicte ville, aagé de XXII ans ou enuron, pour scavoir si on le marierait ou si on le ferait d'église, veu qu'il n'avait point aucun testicule. Je leur conseillay de le marier, le voyant gaillard, non efféminé. Il est encore en vie et a eu deux enfants de sou mariage (1). w
Et comme s'il eût senti combien peu était rigoureuse une semblable observation, le même auteur raconte lliistoîre d'un homme qui fut pendu, pour viol, à Montpellier,
(4) Alphabet anatomique, p. 87.
QOS TtOOnU DB LA FuriCTION DS seCRlTION SPMVATlQllf. et dont il fui itiarfié ili> Wire l'uutops^e. « VaiU^ aulro i'h»> SOS, dit Ciibrol , le |il()« tnro c'chl qu'il ne lui rvuiil Iroui^ aucun lesliL'ulu, ni c\lérieiireineiit ni intt^rieiiremt.-nl : bien luy trou«a<im<?!>noiiHse!igBrilnui'lies ou içrcnierKOulaitt remplis de scniericc >|ii'à hoinine que j'nye anallinmi^^ dv«puit; cela esloiiiia mmoilleusi'ineiit toute raHMstanre (1), ••
Bien que l'ofiiiiion de Cnlirol, »ur l'inutililé île» lut»eules dnni i'ncti- ^én^rntGur ne soil pluf niimitc aujoanl'hiii, et qu'il iK se roncoit'iAI |ins un médecin mpiible àr ronseiller le mjiriii|>r- à un li<>mmo ilunl l'ub-'eiicf do» (e^licutes serait un Tiit jniifiiili'mi'nl nc(|nt!>, il h'ogil d<* tiatoinii relie absence pput ri)nK>'uilnleni('nl sa {irodntrc.
Dan5 un tmtnil tria n'imirifuntile Nur les anomalies de position el les alroiilnex lia lP!tlirule(-î), M, Fwlltn paraft di.ijiONé il ntliibiiiT h rnlrO|iliic du lc>liriitc k><i cas où cflle çinnd'' ne se rcnconln- |m«. A r.'i|i|iui de celte manière de voir, il eite deux roits qui lui pnruissetit rourlunnls : n Le premier, dil-il, ii été uioiilré piir moi ix la Sociéli^ de biologie en nntW 1850; le sceoiid n 6[é rommuniqué pir M. Gosselin, ô l'A épidémie de méileciiie.daiis la séance d« h fé»rier 1851 (3). Jedonucroî ces dcui rails mer quelques détails, cnr. outre leur rorett', ils me pamissenl aïoir cela deremnrquob'e qu'nuenncnutn' lésinn de l'iippiireil c^nila) ne les iircom|ia{:ne; uirisi, sur le scrotum, m. Ile cicnlrice, et, dans les autres \oies excrétoires du spermi-, rien qui indique même une diiïérence a»er le côté ii|<|iosé. »
Ces deux observiilioris, que l'on trouiera dans le recueil
(1) Alph'ihrl iinoMiiiii/U''.
(î) A'tt(.(.-,< pti."(OFnii).ir« f( i>,ilh;hyUi.„,s„r !<■> wiomal.ri de f>o*i(MM ,■1 Im airoyhic* du teslicvle (.IccAir. ,j,-ui r. ,!,■ nml . juillpl 1851 \.
(31 BulMiii .Ir r AcKlémù- noiio-ftir de mfd'nui; Paris. (8SI, l XYI, p tii3.
TKODBLBS DÉPENDAIT d'uN ÉTAT LOCAL» 609
que je cite, n'ont peut-être pas toute l'importance que semble leur attribuer M. Follin, car rien ne prouve, en eiïet, que le testicule manquant ail originairement existé, et qu'il faille attribuer son absence à sa disparition pro* gressive. On peut, avec une égale raison, croire è une absence congénitale de la glande.
Cette anomalie ne serait pas, d'ailleurs, sans précédents : Blandin (1) a noté un cas où il n'existait, d'un côté, ni testicule, ni canal déférent, ni vésicule séminale ; et M. VeU peau (2) en rapporte un autre dans lequel l'artère et la veine spermatiques étaient égalenfierit absentes.
Tant que ce vice de conformation n'affecte qu'un seul côté et que Vappareil spermatique existe intact du côté opposé, le mal, au point de vue qui nous occupe, n'est pas très considérable, et il serait facile de citer des faits qui prouvent que la présence d'un seul testicule a suffi pour accomplir la fécondation.
Mais le dommage serait plus réel et irrémédiable si les deux glandes manquaient à la fois.
Quand un seul testicule est absent du scrotum, le diagnostic différentiel de cette absence peut oiïrir des difficultés insurmontables, car il n'existe alors aucun signe qui puisse faire croire à Tarrèt de la glande dans la cavité abdominale.En admettant même l'opinion de M. Follin sur l'atrophie du testicule retenu dans un point de son parcours, opinion dont je parlerai longuement toute l'heure, on n'a, pour s'éclairer, ni le critérium des désirs vénériens ni les ressources du microscope, car l'individu pourvu d'un testi*
(4) Analomie iopographique^ p. 443.
(2) Anatomie chirurgicale, p. 4 92. —Voyez aassi Geoffroy SainU Hilaire, Histoire des anomalies de f organisation eh^z l'homme et les antmatio?. Paris, 4832, t. I. p. 390.
irtinte le M ■
(HO THOUBLBS m. I.^ POKCTIUN M HfitHfiTIOR «MtlIriiTIQat.
culi; r(.'Siteni les ;ir<Jeiir!i (lerumouf.romtni* te |iroav« left «ommnnii^u^ [xir M. 4>(>»!<e1ih, t>t ])n^sciita (Isi)i Sk lK|Ufiir s4ttiiiiiile tien onimaltulo» fi|iermo(ii)W4. -- Ma» si Isa ileiiii teslkules manquaient, ri «iirtout si celle ■bfienre étoit tniiiiénitBle, \k lioute ne .«erail plu.t poDstbIe. L'iiidiviiiii ri'i) nlor5 Hucun des cnrartère^ qui ronntilnml l'hnmme : tes furmeit arrondies H m pr'BU blam-tip Pl di^ptturvue de \\a\\t lui ilunni'iit [|ueh|iic rhme de féminin, que légilimcnt de plun la timidité et la |iu»illaiiimitô de kod teit-. l.tia vunuqui'K, dil-oii, Kont fiicure i'a|)ab)es dn doitner la volupti^ HUx feinmcs : rVut \rai, mai)' ils ne pfiitriil leur |irocurcr le bonheur iVUtt^ mères; le liquide qa'il» Mm-lent cl qu'il» |ierdeiit pendant le simulsrrc dp lear >eluplé, nul eutiùreineiit privi'r do KpirmatuioîdM t-l im|)r«pre à la fécondalion.
En résumé, l'absence rongénilnle d'un testicule, accident suiis influerco bien uiarijuén el sur les désirs vénériens et •ur Tncte fécondant, so rencontre, à n'en pas douter, dans respèie humaine.
L'absenr« ron^énilaledesdeut leslicules, ratise radirale d'impuissance et de atérililé, est possible, el se traduit Iodjoars par l'absence des désirs vénériens el des spermatoKoIdes, el pnr U substitution îles iittribuls physiques et moraux de la femme nui cararlèreg cnnstilulifs de l'homme.
Déplaeemettts des letticvlf*. — Depuis Hunier, les déplacements conf;énilani des leslirules ont, sous le rapport qui nous occupe, une importance considérable, car le grand t'hirnr^ien anglais a émis l'opinion que les Irstîcnles absents du srrutuni, <:'est-à-dirt; retenus dans un point de leur pnrrourii, étaient alropliié:i el, piir conséquent, cessaient de sécréter le sperme.
(iette opinion, conibaltueparHichard Owen, i
TROtBLCS DtPBNDiINT t)'vn tTAt LOCAL. 611
de Hunier (1), a été reprise par M. Follin, qui s'est altaché A montrer les transformations que subit In glande séminale retenue dans le ventre.
Outre une diminution notable dans son volume, le testt^ cule, selon cet auteur, se modiBe encore dons sa structure : tentât il reiét une apparence fibreuse par suite du retrait de la substance séminifère, et tantôt il devient le siège d'une transformation graisseuse complète, par le dépôt, dans son intérieur, d'une matière grasse qui, comme dans le tissu musculaire, fait disparaître l'élément normal do l'organe.
Mais pour nous le fait le plus grave dans ces altérations des testicules, est l'absence absolue de tout zoosperme. « Nous devons déjà à un vétérinaire fort distingué, M. le professeur Goubaux, dit M. Follin, des détails intéressants sur la structure des testicules retenus dans le ventre chez le cheval (2). Outre des altérations dans le volume et dans l'aspect de la substance du testicule, devenue aussi molle que celle du fœtus, M. Goubaux a remarqué que le sperme contenu dans la vésicule séminale, du côté où le testicule était dans l'abdomen, n'oiïrait pas d'animalcules sperma» tiquea. J'ai, dans trois cas, examiné le sperme contenu dans la vésicule séminale correspondante au testicule retenu dans l'anneau, et chaque fois j'y ai trouvé une absence coro« plète de spermatozoïdes. L'examen comparatif du côté opposé m'a fait voir que les spermatozoïdes ne manquaient pas dans la vésicule séminale. Dans un quatrième cas, il n'y avait des spermatozoïdes ni d'un côté ni de l'autre. Il s'agia* sait là d'un homme mortàBicètre d'une affection descentrts nerveux, datant de longues années. Mais ce qu'on trouve
(4) OEuvres complètes de J. Hunier, trad. par Ricbelot. t'âris, 4843, l. lY, p. 63 et suiv.
(2) ikeueU d$ médecine vétérinaire prutiqw^ t. XXIY, p. 434.
613 TROinUS PB LA F0RC1I0N DE SËCRÈTIOD 8l>RI«ATIQCt. roiistamnienl daiig ce li<^uidc, il6pour\u de spcrinatoioidn, c'est une abondiinle production d'une malîèro jounAtre, <)ui se Trnfïmente, comme les malières grasses, en ^lobuln arrondis, et me parait en aïoir quelques-unes Jes propriétés fl).»
Celte opinion de lluuter, si savamment défendoe par M. Fulliu, n'est cependant pas D l'abri de toute rrilique. J'ai déjà dit i^ue Richard Owen l'avait regardée comnie rftcheuse et comme le résultat d'une fausse analogie. M. Cloquet a rencontré dans l'abdomen un testicule qui était d'un volume é^al it celui qui se trouvait dans le scrotum. Un élève d'.\. Coopur, désespéré de n'avoir aucun testicule dans les bourses, se suicida, et ses deux gltodes séntrnalcs, retenues dons l'abdomen près de l'anneau inguinal interne, étaient d'une grosseur è peu près normale. M. JurJBvay rapporte deux Taits presque analogues, a J'ai vu celte année, dit-il, ii l'hàpital de hi Cliarilé, un homme de cinquante-cinq ans, dont la glande séminale droite n'était pos lo{;ée dans le scrotum. Sortie de l'oiitice ei- (erne du canal inguinal, rllc s'était placée un peu audessus de l'arcade apunévroli<|iic de Poupnrl, vers le milieu de ss longueur; upparcmnn nt, les mouvements defleiionde la cuisse sur l'abdomen avaient ainsi occasionné ta progresMon graduelle du testicule dans le lissu cellulaire sous-cutané j toujours est-il que ce testicule était aussi volumineni que celui du scrotum ; que de sa [inrlie interne, coilTée d« l'^tididjme, qui élait rcconnaissuble par le touclicr, parUït le canal déférent que les doigts sentaient même i son entrée dans l'orilice eilernc du canal inguinal, et que cet homme n'arait point été sobre de désirs vénériens ni do
(t) <trrMrr* v<4irra(M <f« MMwiM, 4814, I. XXVI, pi S«i.