TROUBLES DÉPENDANT D*UN ÉTAT LOCAL
coït. Ches un autre malade que j'ai observé dans le service dcBlandin à rHùtel-Dieu, le testicule» encore contenu dans le canal inguinal, était le siège de douleurs vives, quoiqu'il n'existAt aucune trace d'inflammation, doulcursqui portaient le malade à implorer la castration. Le testicule gauche, qui était dans le scrotum, avait le volume de l'état normal (1). » Un de mes amis, qui est mort chirurgien de marine à la Martinique, n'avait qu'un testicule dans le scrotum, et le folume de celui-ci n'avait rien d'anormal ; les désirs vénériens n'étaient point aiïaiblis, et le coït s'eierçait comme dans les conditions ordinaires.
EnBn, et, pour moi, ce fait est décisif contre l'opinion émise par Hunter, j'ai connu un homme de trente-deux ans, tapissier, doué de tous les attributs de la masculinité, marié, père de deux enfants, et dont le scrotum était veuf de tout testicule. Cet homme m'a assuré avoir toujours été dans cet état. Le scrotum ne présentait aucune trace de raphé, il était petit, ratatiné et comme rempli d'un tissu cellulo-graisseux. A travers ce tissu et du cùté gauche sen-* lement on sentait le cordon spermatique, mais il était im* possible de distinguer le canal déférent. Le côté droit ne laissait rien soupçonner, et les testicules étaient insaisissables au toucher dans quelque point qu'on essayât de les chercher.
Sans doute ici comme dans les prescriptions de la loi, la recherche de la paternité est interdite, et, quoique je ne poisse admettre une argumentation qui ne tend à rien moins qu'à faire suspecter la vertu de toutes les femmes, je veux bien ne pas insister sur la paternité de cet homme, mais il faut au moins reconnaître que les désirs vénériens exis*taient et que le coït s'accomplissait normalement à l'époque
(4) Traité d'anatomU ehirwgicale, t. I, p. 276. Paris, 485S-4854.
Q\k THUI'IILBS MB LA FUXCTIVN W «-ÉCHàTION SMHBAIIQt'R. QH J9 t'otistsiais inui-inAme l'iiliNcrice lic* iloui tCRticukf ■UbI In H'iotum. Lv» cirronittonces, ut (t'uit un point que j'«i toujoiift* regretté iliin.-! cette nbtervtition, ne me p«niiitint pa» il'utdmiiii'i' le sperme de cet horamo qui partit poif l'Afrique A\Ci- la colonie parinieiine de 18AS, et doat j'ti perdu toule trace (tepiilt celle époque.
Toiiii ces fails suiil-ii» suEtitaiiU pour inlirmer l'opinioa <|ui «eiil que l'ntrophie du testicule anit la coii»éi|uuiici> (itak de aoti arrêt dans un point de loii parcourt? Kvideniment aOQ ; les observation» de llunlor el celles plu» rêcrnles 6e M. Follin, doivent peser dans la balance «1 lonjuiir» tire prénotcs il l'esprit du médecin coimuiinut cl k celui du médecin It^jiistc.
Si d(-« siftne» eitérieuni ue peuvent acouner l'atropbir dei leslicules, $1 l'atrophie et le .«impie déplacement de cet organes se IrnduisenI, dans la plupart des cas, par des caractèrcH en (juelque Dorte négiitifs, il reste, pour éclairer soa diagnostic, d'un càté, l'énergie de la puissance virile, et de l'autre, l'exameo microscopique du liquide rendu par lei voies génileles.
IjCs déplacemenis des testicules ee rangent dans qnalre catégories que M. l''ollin énumère dans l'ordre auivaot:
1' Cag où le testicule est retenu dans le ventre on au conal inguinal dans se<f rapports normaux avec l'épididyine et lo canal déférent, le scrotum contenant du tiuo cellulaire ;
3* Cas où le testicule eil retenu dans le ventre ou h canal inguinal, l'épidjdjme et le canal déférent se IroBiail en plus ou moins grande partie dans le scrotum en afant du testicule ;
'6° Os où le testicule s'est dirigé vers le périnAe)
A* Cas où le testicule a passé è travers le canal craral.
TaOUBLKS DftFKNOANT d'uN KTAT LO'JAL. 615
Je n'ai point à décrire ici ces quatre variétés de déplacement, dont l'histoire apiiarlient k ranatomie chirurgicale des testicules; je dirai seulement qu'en admettant même dans sa plus grande rigueur l'opinion de llunter, il ne faudrait déclarer un homme impuissant et stérile, pour cause d'atrophie testiculaire, que si les deui testicules étaient retenus dans le ventre ou à l'aine, car la présence d'un aeul de ces organes dans le scrotum suffit non-seulement pour éveiller les désirs vénériens, mais encore pour setisfaire à toutes les conditions de la fécondité.
La possibilité de l'atrophie des testicules, que ces organes n'occupent pas leur place ordinaire, doit être pour ie chirurgien un motif de surveillance dans les premiers temps de la vie, car alors il est peut-être possible d'amener le testicule dans le scrotum et de Ty retenir au moyen d'un bandage; mais plus tard, lorsque l'anneau inguinal a perdu l'élasticité de ses parois, que le testicule a pu contracter des adhérences avec les parties voisines qui le pressent, sa sortie de Tabdomcn n'est plus réalisable, et le ipaladc es^ condamné à une infirmité inguérissable.
i"" /atrophie des testiculen.
J'ai déjà fait pressentir plus haut que la diminution dans le volume des testicules n'était pas toujours due à des circonstances accidentelles, et que l'on rencontrait quelques-unes de ces atrophies dont un vice de conformation était bien réellement la seule raison d'être. Aussi pour ne pas scinder cet article, ai-je réservé pour cette place l'histoire de cette anomalie, qui n'a une importance véritable pour nous que lorsqu'elle s'étend sur les deui testicules.
L'état anatomique du testicule atrophié n'est pas le même
()16 rnocBi-Bs de la fonction ne sftciiftTioH sptsnuATiQVE. dans (ous los cns : lniil4t , lorsi)u'tt n'y a [<tn fonle complète du tissu tesliculoire, ta luniigue albugintfe, flasque et décolorée, forme une poche trop vnsie pour les restes de l'organo, et doniieulor^, comme dit M. FoIIÎd, la sensation obscure d'un liquide contenu dans cette loge tibreusc; tanlAt la substance lesliculairo, subissant une transrurmalion, passe ou è l'état Gbreux , surtout quand une phlegma^ie est la cause de l'accident, ou h l'élol graisseux, ainsi que M. Foltin en rupporlc un exemple; InnlAt enfin, la di«|iarition est complète, et il ne reste plus des testicules que les enveloppes sur lesquelles l'épididymc se oon^erve parfois dans une intégrité parfaite.
Quand un seul testicule est atteint, le diagnostic cit ordinairement facile, parce qu'on a comme point de romparaisoo le teKticule sain ; miiis qunnd les deui glandes ont subi on arrAt de dévelop|icmeril, qu'il n'y a que »implu dimiiiutioii dans leur volume, on peut Ôlre embarrassé pour se prononcer, car la grosseur de ces organes est essentiellement variable selon les individus.
Mais s'il peut ëlre intéressant pour l'histoire morbide du testicule de noter la limite eiacte qui marque un changement en plus ou en moins dans son volume, il nous importe moins de prendre un tel souci , si ce n'est pour donner réveil au malade et prévenir une aggravation, voire même une fonte complète des orgnne».
Cependant cet embarras n'est pas tel que d'aucuns ont voulu le dire : quand l'atrojihic tient il un arrêt de développement et que l'individu a atteint l'Age de la puberté, la diiïérence dans le volume de ses tosticnlcs, comparé ii celui des hommes de son Age, sera trop marquée pour laisser le moindre doute »ur la véritable cause de cette dilTércnce; d'ailleurs l'appareil génital eiterne tout entier, la terge et