‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 91 sur 122 · TKOUBLES DÉPENDANT D*I]N ÉTAT LOCAL · texte numérisé non relu

TKOUBLES DÉPENDANT D*I]N ÉTAT LOCAL

le scrotum, n'ont pas suivi le développement progressif des autres parties du corps, et l'adulte offre alors, comme je le dirai tout à Theure, un pénis et des testicules d'un enfant de cinq h huit ans.

Quand Tatrophie arrive d'une manière accidentelle, le malade a toujours, pour se guider, la comparaison de Tétat passé et de Tétat présent de ses testicules, de telle sorte qu'à moins d'une diminution imperceptible, le diagnostic n'offre pas dans la pratique les difficultés qu'ont élevées les auteurs en exigeant une mensuration absolue.

Le pronostic, au point de vue de la fécondité, est toujours excessivement grave; mais cette gravité n'est réelle, il ne faut pas se lasser de le répéter, que tout autant que l'atrophie attaque les deux testicules, et encore, dans ce cas, il est nécessaire que Tatrophie soit complète; car je dirai tout à l'heure que dans les simples arrêts de développement, par exemple, il n'est pas rare de voir l'appareil génital sortir un jour de sa léthargie, et les testicules, sous l'influence de cette vie nouvelle , acquérir le volume normal qu'ils possèdent dans l'Age adulte.

Le traitement, quand il sera possible d'espérer dans les ressources de l'art , sera nécessairement subordonné à la cause qui aura donné naissance à l'atrophie.

Ces causes sont nombreuses, et pour mettre quelque ordre dans leur énumération, je les rangerai sous six chefs principaux :

V Arrêts de développement ou vices de conformation .

S"* Lésions de l'innervation ;

â* Compression ;

k* Inflammation ;

5* Actions de certaines substances;

6* Causes diverses et inconnues.

61tl TIOOU.BS Db U t'UNGTIUK UK HÉCHÏTIlHl SPXKJIATIQVI.

1' Mrréi lie dévi^opiminent. — Je n>- revienilrat pM iri sur ce qua j'ui dit plus iiaiit lio l'arrèi ilo dBvelop)tt'ni«iil qu'éprouvent les K-sticules retenu» dans un |ioiiil de leur parcours. Je n'i-nteiuls [turler eu collu \Aar.t que dt l'aUit» pbie dei lettîcuK'» parvenus dan» les buuMo».

Les eu du c« geure itout rooiiis rares ({u'on no pu Ltllemand , Cuilin;; , Wll'iuii , kIc. , en rap|iarlsnt < Dl«mplei; j'en ui tnoi-méine obtnrvû i|0(:l(|uc«-uiu, ot j'u leDguement rn|){iorlî-, dons lu |)ieinièrt.- (larlie de <-«l o««1 vruge (1), riii>loiro d'un jeune Brésilien, que U léauîtd de sa Tcrge enipècliait d(> i;oàler les voluplé.s du t:utl. Je ne rappelle ce fait que [lour faire rttmarquer t)ue la diinination des lo>lii'ii|tts , quelque ron^idérable iju'elle miiI, n'est pas toujour» un mulif d'impui^Hunce et de slénlil^, ainsi que le prouve le fait de Wilson, rappelé par M. FoU lin : « Wilson, dit-il, fut couîullé par un lionime de tiogtsii ans, qui avait le pénis et le» lesliculcs aussi petits que ceux d'un enfant de Imit ans. Cet homme se maria, devint père de famille, et à vingt-liuit ans cos parties s'éloîeot accrues au volume de celles d'un adulte {Lectures on th$ urinary and genit»! orf/ans). >• L'etereice de la fonclion génitale suflit, dans ces cas, pour amener les testicules à uu volume plus considérable, comme on le toit par le fait de Wilson et par celui que j'cii cité moi-même.

Mais quand l'atrophie e^t complète, quand h substance lesticulaire est enlièrement absente de la tunique aibut;iiiée, l'art est impuissaitt, la stérilité est incurable, et de plus, tout le sens };énital est mort : nul désir vénérien, nulle aspiration vers les voluptés amoureuses , que serait d'ailleurs incapable de faire guùler et d'éprouver elle-même une verge réduite n des proportions microscopiques.

(1) Voyec la page 160.

TgOUBLBS DEPENDANT D*UN ÉTAT LOGAL« 619

2<» irions de l'innervation. — Les lésions de l'inner* vation comme causes d*atrophie des testicules ne peuvent être mises en doute ; les faits abondent pour en constater la réalité : Lawrence (1), Curling (2), Larrey (3), Lalle mand (&), citent des exemples d'alrophie testiculaire survenue à la suite de blessures à la tête. Wardrop raconte que le même accident survint chez un homme qui avait reçu un coup violent au niveau de la région lombaire (5); enfin, et pour terminer par une considération de physiologie com« parée, M. Follin écrit : « M. le docteur Brown-Sequard, dans ses belles expériences sur la section et la régénération de la moelle chez les cobayes, m'a dit s'être assuré que les testicules subissaient après cette lésion une diminution ma- Difeste de volume (6). »

â° Compression, — L'effet que la compression amène dans la consistance et le volume des testicules, que celle-ci a'exerce sur la glande elle-même ou sur le canal déférent^ a été noté dès la plus haute antiquité par Hippocrate et parGalien, et d'aucuns, depuis eux, ont considéré certaines affections qui déterminaient une semblable compression, Thydrocèle, par exemple, comme des causes certaines de stérilité. Cependant il faut se garder d'attribuer à quelques uns de ces accidents une importance qu'ils n'ont pas, è moins qu'ils n'aient acquis une durée et un développement eon* sidérables ; ainsi l'hydrocèie et le varicocèle, par exemple, sont accusés d'êtro des motifs de stérilité, et j'ai vu plusieurs

(1) Medico-chirurg. <ransac(., t. IV, p. 24 4.

(2) Treaiise on the diseases of the testiele,

(3) Mémoires de chirurgie militaire, p. 262.

(4) Pertes séminales involontaires, t. II, p. 42.

(5) CKuvTM de Saillie, êdilioa de Wardrop, toi. II, p. 346.

(6) Archives générales de médeday», juillet 4 854 .

620 TKUtBLES UE I.A PONCTIOX DE »flCllftTI4»N SPUliTtOfl.

fois des hommes purtanl l'une tic ci.'f deui affrcliDn» salîl* fnire parfailement aux conilitions |irocréatrice«. . J

Loi» (le moi hi pensée iJe niiT d'une mariiire Bbsolflf^ l'actioii délétère de ces niuUdies, innis j'eitinif! c|uc pour amener ['alro|iliie du testicule, relie action doit s'exenrr longtemps et d'une manière assez énergi<|ite; d'.irllcrir», il faut se garder de porter inconssidcrémonl un pronoslîr Acheui sur la cupacité génératrice du mnhde, car ri fandrail, pour que la stérilité se produisil, que la compression s'eiwçM sur les deui testicules, et l'on sait qu'il ml rare de rencontrer simultanément des deux cAtés une hjdrocile on on varicocèle. Cela est si vrai que M. Vidal (de Cassis) met an nombre des causes du varicocèle l'influence héréditaire, lai qui cependant Tait valoir la stérilité fomme un motif détef' minant de l'opération.

Quoi qu'il en soit, il est impossible de nier l'action (!• cheuse d'une compression longtemps continuée, que celte compression soit produite par une hydrocèle, par une liématocèle, par un varicocèle, par une hernie, par un éléphantiasis ou par toute autre phénomène, et cette possibilité doit entrer dans l'appréciation des causes de la stérilité chei l'homme.

Dans la très grande majorité des cas, surtout quand l'alropbie testiculaire n'est pas complète, on peut prévenir la fonte totale de la glande en faisant cesser la compression. M. Vidal (de Cassis) raconte qu'un jeune homme, porteor d'un varicocèle congénital des deux cAtés, perdit sa toii de castrat et recouvra tous ses attributs mflles après la double opération du laricocèlc (!)■

(1) Df la Cure radicaie du varieoeile par t'cnroaltnteat de$ vrimn du eordoH ip«rmijligu«. Paris, 1860.

TBOUBLfiS DÉPENDANT d'uN ÉTAT LO€AL. 621

Ln gymnastique, un régiaie alimentaire fortifiant et excitant tout à la fois, et rexercice modéré de la fonction génitale, sont, avec les bains de mer et quelques embrocations ammoniacales ou cantharidées , les seules ressources qui, après réioignement de la cause qui produisait la compression, puissent aider le retour de la fonction génitale , qui d'ailleurs le plus souvent revient d'elle-même sans le secours d'une thérapeutique quelconque*

k^ Inflammation. — Hunter, qui reconnaît expresse-ment que la compression peut amener Tatrophie des testicules, et il en cite comme preuves les cas de hernie dont Pott a rapporté des exemples et l'hydrocèle dont lui-même fut témoin, Hunter, dis-je, n'est pas moins explicite sur l'influence de l'inflammation, quelle que soit la cause de cette dernière : o D'autres fois il (le testicule) s'enflamme, dit-il, ou d'une manière spontanée, ou à cause de sa sympathie avec l'urètre ; il devient gros et commence ensuite h diminuer, comme dans la résolution d'une inflammation ordinaire; mais cette diminution ne s'arrête point lorsque le testicule est réduit à son état naturel, elle continue encore jusqu'à ce qu'il disparaisse entièrement (1). »

Et Hunter rapporte trois faits de ce genre, dont je demande la permission de transcrire le second , parce qu'il nous oiTre l'exemple de la disparition successive des deux testicules. Hunter l'inscrit dans son livre comme lui ayant été communiqué par M. Nanfan*

Cl Un jeune homme d'environ dix-huit ans, qui n'avait jamais eu aucune maladie vénérienne, a perdu ses deux

(4) Traité de la maladie vénérienne, traduit par le docteur G. Richeloi, avec des notes et des additions, par le docteor Ph. Ricord. 2«édil..Pari8,4852, p. 374.

fi3'2 THouitLEs ni! LA pnnfTioff ni «ficntTion ffMmuATiijvt. testicules île In niunière suitaiile : l>« 3 Tévrirr I7j5, a|>t^ uvoir (taliné petiilnnt i{uelqii«<i heures, «uns avoir, h f» nniiBiHaiire, reçu ouruiic lé!<ion, il épronvA iitifi violpilte iWh leur daiiN le tcsliculp gouclif , qni n'enflamma, «t qm M peu (le jours srquit un volume uoïKidérnble. Un rhirur^ien, qui fut B|)pcli- (iii|irès du niul , fmiiloyn Im moyen* A* (rtitemenl ordinairement usilt^scn pareil cas. L'iiiflamnialiMi et l« gonllemenl se diMipîrenl graduellement dana l'etpace d'environ tu taernoinea, et il ne resta plu* qu'un peu d'iuduratiun. On ap|ili(]ua alors un emptftlre mercnriel qui fal abandonné npr^s avoir ét^ p»rlé |i*ndflnl quelque l«mp«. UcpuiN relte époque le leslinile a roiittnui^ h tlécroKre graduellement, et maintenant il n'est pn< plus gr(M qu'une th* du mursi» ; le cnrpit du tPstitule etl entièrement rl^troit, •*( ce qui reste paraît n'èlre autre chose qu'une partie de l'épididjme. Cette portion n'est le siège d'aucune douleur, 1 moins qu'on ne la comprime; elle est très dure et in^^le à sa surface. Le cordon spermatique n'est pas le moins de monde altéré. Le 20 octobre 1777, le malade Tut pris des mêmes SYmplAmes dan* le testicule droit, sanscauiteappréciiible, et je fus appelé k lui donner des soins. Il fut saigné immédiatumeni, prit une mitturc laxatite, puis une miiture saline avec le lartre stibié; on Kt des fomenlalions et des cmbrocations sur le leslirtile avrr l'esprit de Mindereros et l'alcool. Le 27, on appli(|ua un rataplasmr de farine de graine de lin arrosé d'eau végéto-minérale. Ce Iniitement ht continué jusque vers le milieu du mois de novembre. L'inflammation se dissipa, et le testicule parut £tre dans mhi état naturel. Le 19 décembre, on m'appela de nouveau. Lu testicule paraissait s'indurer et diminuer de tolume de la même manière que l'autre, ce qui affectait vivement k malade. Je prescrivis quelques pilule* de catomel et d'émé-

TROUBLES DÉPENDANT d'DN ÉTAT LOGJIL. 62S

lH|ue, dons rcspoir d'accroître la sécrétion des glandes en général et de déterminer quelque modification dans le testieule. Ce traitement parut d'abord produire un Bon eflet, mais il ne tarda pas à devenir inefficace, et le testicule commença à s'atrophier comme avait fait l'autre.

x> Je fus appelé en consultation avec Adair et Pott, mais nous ne trouvâmes rien qui pât offrir quelques chances de succès. Je conseillai au malade de faire fonctionner l'organe aillant que ses penchants naturels pourraient Ty porter, mais tout fut sans résultat. Le testicule continua à décroître jusqu'à ce qu'enfin il n'en restât plus aucun vertige. »

De son côté, Hamilton (1) cite deux observations d'orcbite parotidienne, avec atrophie du testicule consécutivement, et il ne serait pas difficile de trouver des exemples (i'orchite vénérienne suivie du même accident.

Ainsi donc, que la cause soit spontanée, métastatiquc, vénérienne, traumatique ou autre^ il faut reconnaître que l'inflammation testicolaire amène dans certains cas la fonte lie l'organe, il est difficile, pour ne pas dire impossible, de noter les conditions qui favorisent ce dépérissement, et il faut admettre, pour les cas où il se produit, une prédisposition spéciale, diathésique, pour ainsi parler, dont les signes échapjient entièrement à nos moyens d'investiga** tien.

J>e pronostic, qui ne peut être porté que lorsque le volame du testicule a commencé h diminuer, est toujours grave, car il est h craindre, comme on l'a vu dans l'observation rapportée par Hunter, que la cessation de TinOammation n'arrête pas la fonte du testicule. Selon toutes les probabilités, le travail phlegmasique désorganise la sub«

(f) Phih§. tranêaet. Rdinb., t. II, art. tx, p. 59.

Gi'ih TROUBLES DB U FONCTION DE gàCn&TlUN SPBRVATtVll- !>laiic(ï losliculuirc en le mélamurpliosoiit en une es[)èce it lymphe |j|nsti(|ue, loquelle est y\as tord lentement rt^sorb^. C'ost ce qui ressort à yen prùs Je loutcs les observatio» de ce genre : la diminution du testicule n'a jamai» lieu penilunt l'indammation elle-même; elle commence aprè* la disparition Je tous les sjmpidmes de cette dernière, et qoel- (juefoig longtemps après, niors qu'on semblait ne plu) rien devoir cruindre sous ce rapport.

Celle manière de toir trace tout naturellement U cotiduilc Ju chirurgien. Les antiphlogistiques sous tuutes ta foimcs seront QppelL'!) à combatire riiillammation et i en diminuer les ratnges ; et les fondanls, tels que les préparalii)n>i mcrrurielle.-) et iodées, la (iguë, elc , etc., ouroM pour bul de prévenir ou de dissoudre les en'-orgcmenta et les nodosilL^ que la plilegniasie pourrait produire.

Mais quand ralro|>liie du testicule a commencé, il faut impérieusement éloigner It-s fondants, sous peine de hâter l'accident que l'on se propose précisémenl de cumbaltre, et insister sur les Ioniques et m6nic les astringents. Ln eaux ferrugineuses, tont à l'intérieur qu'i l'estérieur, Itt bains de mer e[ même les bains de rivière, auront dans ee* circonstances un ovunlage marqué. Le coit, ou tout au moins les e^cilnlions vénériennes modérées, font h mon atî» indispensables, car l'eiercicc régulier d'une fonction peut ramener l'orgone dans les conditions normoles de sa strocture ; c'est ce que nous vojons tous les jours pour des muides atrophiés au(qu< Is le jtu des parties qui tes soutiennent redonne la force et le volume qu'ils a\aient perdus. Mail il ne faut pas, d'un autre cMé, que ces excitations réoi- Tiennes et surtout que le coit deviennent des excès, car l'on précipiterait îi coup silr un dénouement funeste en augmentant par une excitation voisine de l'irrilation la

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puissance absorbante qu'il s*agit au contraire de modérer et de conduire.

5^ Action de certaines substances, — On ne doit pas espérer trouver ici, je ne dirai pas la description, mais simplement rénumération de celte foule de substances auxquelles l'imagination de nos pères prêtait les vertus les plus surprenantes; ce livre n'est point un recueil de fables ridicules, et il nous importe peu de savoir, par exemple, qu'Arnaud de Villeneuve recommandait, pour éteindre la sécrétion spermatique, de porter dans sa poche un couteau dont le manche serait fait avec le bois de Vagnuscastitë. Où voit-on encore des femmes mettre leur chasteté sous la sauvegarde de lits faits avec les feuilles du vitex, du nénu* phar ou de la laitue ? Laissons donc toutes ces histoires absurdes oii la science et la raison n'ont que faire, et où le merveilleux coudoie la jonglerie et le mensonge.

Cependant, ne poussons pas le scepticisme jusqu'à nier l'action bien manifeste de certains agents sur les glandes en général, et en particulier, sur les testicules. Parmi ces agents, il en est un surtout dont l'inlluence désorganisatrice ne saurait être mise en doute; je veux parler de l'iode*

Depuis que cette substance a été introduite dans la thérapeutique, son emploi a pris une telle extension qu'il a été facile de recueillir de nombreux exemples de son action délétère. M. Cullerier en a rassemblé un assez grand nombre de cas (1), et j'en ai moi-même recueilli quelquesuns.

J'ai souvent remarqué, en administrant l'iodure de mercure ou de potassium contre les accidents constitutionnels de la syphilis, que les malades éprouvaient un allanguisse-

(4) MévMiren de la Société de chirurgie , t. t.

RS DE L* FOHCTIUS Oit ll(tCII*Tl(»« «peilll *rH)Cl.

mriit iiuiaulu dati» les ilt'ftîfs f étiiWicns vt iin «(Tuibliumeal inariiffsle dons leur |mUsaiu»; virile, oïsiH mAme qu'il (iW possible (le coiisloler H mfimft île soupçonner on« dim»iiuliun dans le volume des leslicules; j'ai même conno use penonne chet laquelle cette action des préparations knMo était ni active qu'il '"■ —'^"■' — -^r #prou*er les accidenls

; une doM minime de ce dan* i-eï e«<i, que l'iode, organisation ou la (bote rnd, ralentit ou toni h lie, nu point d'amener un dont celle térrélion Mt Ou bien l'iode, en debnrt eslicule, pterce-l-il étaà

opulaleiir?

:; rien ne juMifie, doit s'eFe l'iode sur la substance

dont je viens de [ médicament. IVut-wii avant même de cummei de lu substance lesticulairi moinit pervertit In sécrétion Si trouble notable dans la tout À la fois l'eicitB ti

de son influence sur le tissu du nn em|)ire ni^riMe

Celle dernière hypothèse, qui facer devant l'action biiii réelle < leiticulaire ; aussi en atlnbuont b celte action l'allanguiMetnent des désirs vénériens et l'ofTaiblissement de la puissance copulatricc, on rentre dans In loi physiologique qui place dans tes testicules le siège et le moteur de la virilité. Il e«l probable qu'il se fait alors dans ces organes un travail sourd de désorganisation, dont les elFets se font d'abord sentir pendant l'eaercice île la fonction, avant de se traduire par un désordre anatomique de lu glande. Le sperme, en eiïet, examiné au microscope, présente des animalcules el moins vivants et en moins grande quantité qu'è l'état normal.

Bien évidemment, une modiricalion llcheuse s'est opérée dans la sécrétion du sperme.

Si l'iode est continué longtemps , s'il est surtout administré en nature, comme dans le Iruitemenl de la phthi>ie pulmunaire piir la méthode de MM. Chartroule et Piorrj,

tllOUftKES Dftt>B?<DANT d'uN ÉTAT LOCAL, 627

cette modification se Irnliil par des signes non équivoqnes d'atrophie testiculaire. J'en ai vu un remarquable exemple dans lequel les inhalations des vapeurs d'iode avaient bien réellement amendé une phthisie pulmonaire, mais qui avaient amené dans l'espace de six à huit mois la fonte totale des testicules, lie malade, à l'époque où je l'examinais, avait ? ingt-sept ans, et ne possédait plus, dans le scrotum flétri et diminué à son tour de volume, que deux espèces de poches ratatinées et plates, suspendues au canal déférent, qui, lui, était dans toutes les conditions normales. Chei cet homme, Timpuissnnce était complète, la stérilité absolue.

En présence de pareils faits accomplis, l'art n'a qu'à se voiler la face ; il ne lui est pas permis de tenter l'impossible; mais il peut heureusement intervenir avant que la destruction testiculaire soit entière; alors, mais seulement alors, en éloignant la cause qui produit la fonte des testicules et en recourant aux toniques généraux, à une alimentation sub* stantielle et à l'exercice modéré de la fonction génitale, on peut espérer arrêter une désorganisation funeste et conserver h l'organe atteint une force de sécrétion suRisante, non-seulement pour exciter l'ardeur vénérienne, mais en* fore pour produire et animer l'élément essentiel à la fécondation, c'est-à-dire les loospermes.

6* Causes diverses et inconnues. — S'il fallait en croire un fait rapporte par Wardrop, le système circulatoire ne serait pas sans influence sur l'atrophie testiculaire. Cet autour raconte que, chez un homme dont le scrotum ne contenait plus que la tunique albuginée, on trouva un anévrysme de l'aorte formé à l'origine des artères spermetiques quî étaient complètement oblitérées (1). Bien évi«-

[1] œuvres de Baillie, i. II, p. 345.

63S TROUBLES OS L\ n>?iCTIO^ IkK liftCR&TlUTi Si>KR1IATIQFK.

dcmment, ce ii'csl point Ii riiiK^vrtsnie, miii« bien à \\i [érntion des arléres spermati()uefi, qu'il Taut otlnbucr.dsiH ce cas, l'alropliie des testicules. I.11 raison en est truA simple pour nous y arrilcr davniitage.

Mais en csl-il de ni^me des ciccg téni^riens aut(|a«l)i liorrry et H. Brodie prêtent une inllucnre rerinine?!! fandrail peut-être s'entendre sur 1 nulurc même ilc celle inllncncc, ainnt de in nier ou de l'aceoptcr sur la simple di^cloralion de res deut hommes émincnis.

Si l'un suppose <|ue les ctciVj éiiérirng amènent l'aUophic des testicules par suite An l'arfaibliitemenl duul îb frappent l'organisnie (ont enlier, je nie Tonne llemeiit celle action, pnrec qu'elle choque les notions les plus éléroenlaires de fa physiologie.

Si, au (■(Milrnirc, on consiiliTi^ Ifs excès \(''pn''iirii'i tomme une source Téconde et permanente d'e\citations testiculaires capables de déterminer dans ces glandes une inflammation désorganisai rice, je puis admettre cette eiplication que tégiliment, justju'ii un certain point, l'espèce d'empAlement el la douleur que l'on remarque dans les testicules après des excès de coït.

Ce ne serait donc que secondairement que ces escèt amèneraient l'atrophie des loslicules, et l'on retomberait alors dans les cas que j'ai examinés plus haut et qui reronnaissent l'inflammation pour cause.

Enfin, dans un certain nombre de circonstunces, il est impossible de ratlaclier h quoi que ce soit l'atrophie des testicules. M. Follin fait une déclaration identique : «Depuis que mes études, dit-il, sont dirigées vers cet objet, j'ai trouvé dans les hèpilau\ un cerlnin nombre de malades dont les leslicnles étaient plus ou moins atrophies, cl ta cause m'a écliappé,à moins qu'on n'admette les ctcès téné-

TBOUBLES DÉPEKDANr D*UN ÉTAT LOCAL. 6^20

riens ou autres, comme paraissent le croire Larrcv et B. Brodie(l). »

Je viens de dire la part qu'il fallait faire aux excès vénériens, je n*y reviendrai pas.

3** Dégénérescence des testicules. — Ca>stration.

Toute dégénérescence, quelle que soit sa nature, en altérant profondément les conditions anatomiques du testicule, jetle fatalement le trouble dans ses conditions physiologiques, tantôt en tarissant la source de la sécrétion spermatique, et tantôt en faisant perdre au produit de celte sécrétion ses éléments ou attributs de liqueur fécondante.

Les transformations morbides que peut subir le testicule sont nombreuses, que ces transformations soient bénignes, comme dans les cas d'hydatides, ou qu'elles présentent le caractère de malignité, comme dans le cancer.

L'histoire de ces affections est du domaine d'un traité général de pathologie ; elle ne peut qu'entrer incidemment dans les limites d'un ouvrage spécial sur les maladies de l'appareil génital, et ne doit, par conséquent, figurer que pour mémoire dans un livre de la nature de celui-ci.

Mais si le cadre qui m'est tracé m'interdit toute apjiréciation sur le squirrhe, l'encéphaloïde, les dégénérescences fibreuses, osseuses, etc., du testicule, je dois m'arrèter un instant sur les conséquences qu'entratne la castration nécessitée presque toujours par la gravité de ces nombreuses affections.

Quand l'opération n'enlève qu'un seul testicule, alors que son congénère n'est pas malade, la faculté fécondante

(I) Archives de médecine, juillet 1 854 , p. 283.

MO TlOirRlKt) Df. LA POÎICIlUN UB nICHITIOM «PISIIATIOtR. \

Mt GOnKt tév ; «ll<' iiV'sL cuiDiilélcinfiil t'iuintc que lun les deui teslinili'ssoiit extirpés.

Queh sorpi les r.as (|ui peutenl inspirer iti diirurgieB u si grnve (ii^lRrmiimliun? A<itley Cooper, pesant let arçonsUnces i\p: rififRCtiuii gém^rnlei se inontrL- \rt:* r)r(-on*|>ef-t quand jl it'agit des tignanUt (c'est le trrmt

doDt il si: sert poui i s arTiTtions di^ maursùu;

IMture, c'est-à-ilire le sq le forigiis hématod*], ri

s^ble accepter la cas! i iliAkulté dam les cas de

névralgie dii testicule, uu ta oppellu taticnle itoutim-

rwat. « Dans la niy it uti'iule, dil-il, le malade

demande iiiiel^uefuis a raiiipulaliDri, (]uJittd U*

eiïorls de In m< ,.» cuner les douleurs oal

icfaoué,o( ifuiiiiiJ les HiiuITrunce» iiint dcveiiiie<^ si eruellnf et si persistantes, que la vie lui est à charge par l'impiusibilîlé oà il est de \aquer à uucune afTaire. »

Et A. Cooper ajoute :

« Dansres eus, l'opérntiou n'est dungercuse uî pour le moment, ni pour l'avenir, et se;» suites n'eiigent aucun soie particulier, etceplé ceuv qui auraient pour but l'aoïélioritioii de la santé générale (Ij. «

Je ne puis parlnger l'optiiniMne du chirurgien aDglatt} une névralgie, quelque douloureuse et persistante qu'elle soit, ne me paraît pas un motir sufligant pour cnleter des organes aussi importants que le.stestinules, et, dût l'opéra* tioit ne porter que sur une seule de ces glande>, je conseillerai encore l'abstention, car c'est toujours une choae tri* grave que d'iiugmenler les rhames d'inféiondilé.

Je ne puis rcconnaitre des motifs j la castration que dans

(1) OE'icres chirurgiculef il'A i:ioo|)or, Ifdd par MM. ChasgaigDK et Ricbelot, p. 47i.

TB0UBLK8 DÉPBNDAM d'oN ÉTAT LOCAL. 631

une aiïection menaçant la vie du malade, ou dans un de ces états qui, en tarissant la sécrétion spermatique, constituent une incommodité insupportable , comme ces tumeurs énormes connues sous le nom d'éléphantiasis.

Quoi qu'il en soit, après l'ablation des deux testicules, le malade perd-il instantanément la faculté d'engendrer, ou conserve-t-il pendant quelque temps encore le pouvoir de reproduire son semblable? Cette question n'est évidemment qu'un épisode dans mon sujet et ne présente une importance réelle qu'en médecine légale. Aussi je ne l'aborderai que d'une manière incidente, et me rangerai à Topinion d'Ortila, qui trouve surtout la solution du problème dans les causes qui ont amené la castration (l).

il n'est pas en eiïet déraisonnable d'admettre que, si avant leur ablation, les testicules étaient sains, la faculté fécondante ne se conserve encore pendant un certain temps, due à la présence du sperme contenu dans les vésicules séminales ; mais, ainsi que Marc le fait justement remarquer (2) , cette faculté se doit perdre après une ou deux éjaculations. Quand les testicules, au contraire, ont été extirpés à la suite d'une dégénérescence quelconque, il est déraisonnable d'admettre que la faculté fécondante survit roéme temporairement, car, ainsi que je l'ai dit plus haut, par l'effet seul de la dégénérescence, la sécrétion spermatique est depuis longtemps viciée ou abolie.

Les stigmates que la castration imprime à la victime diffèrent selon que l'opération a été subie avant ou après la puberté. Dans le premier cas, l'individu est pour toujours privé des signes et des attributs de la masculinité; la barbe

(4) Traité de médecine légale, 4* édil., t. 1, p. 180. (3) Dictionnaire des sciences médicales^ art Castiation.

Cl^'i'i TRIIIJUUS W I A FONCTK» MU KËCR^ttON HrKIHATIQini. («1 nbït'fiie ilu vUa^e; \r^ poilu r.ircs <<l fin* au |tubi)} Il liMU^ruisSi'UX et le<> farmvN nrnimlie^ prédominml ï cbcit tes Temmcs ; If h mainelle<> ar<]uière[)l gn lolume iaM roiilnm^ {lendaiil que \es orgotics etterne« <le la g<hi(Vnitiaii Kont mnnrqunbks {>ar knr pclilcfsc; In toix gnnlp un ttmbtv roCantin l e pUinM-hnnI de In chn-

Mlle Mtlù«; enhi moralrs et tniclicctaellcs

mfcinif^T ftirr m'm" lalion qui tc-i liarnioiiiw

«««c l'kvAinearnt de la n jstqw.

Qvaad bf«str«liona eu lieu ï-s In pob«rl<^, le«altril(Ut^ Mwi*(W M perdent pas; !ieiik>nii ot, lo barbe «(eiiciil mnini tMifsue et moins éfinissc , i;t l« morol subit un cbaiifienieiit Aii»r«te : le malheureiii mulili^ lionleux de lui-tnêmc, inniile à t'cspèce, tombi' dniix une mélnnrolie profonde qoi ïfiiivent n'a d'autre refuge que le suicide.

!l' MaJadies des emelopiies du testicule.

J'ai déjjk indiqué plus linut, alors que je parlais de l'atrophie des testicules, l'action morbide exercée sur ces organes par les alTeclions dont le siège se trouve sur leurs cnvelo[)[ies, qu'on les rencontre, soit dans les tuniques testiculaircs, comme l'hydrocële; soit dans le cordon spermatique, rommo le tarirorèle; soit dans les tissus Ju scrotum, comme riiémiitocèle, l'éléplianliasis; soit enfin dans plusieurs de ces éléments, comme cerlntnes tumeurs solides ou certaines autres formées par l'accumulation d'un liquide.

Je n'aurai donc pas h m'élendre longuement sur ces affcclions.

Ci'pciidnnl, je ferai remarquer que l'alropliie tcsiirulaire n'esl plis toujours cl fatalement un résultot de leur existence, et que, diins un 1res grand nombre de cas , ta fonction

TROlItLËS DÉPENDANT d'uN ÉTAT LOCAL, 633

.spormali<|iic fi*esl altérée ni par une hydrocèle, ni par un varicocèlc,ni par une hématocèle, ni par toute autre tumeur, quelque volumineuse qu'on la suppose. Il n'est pas un praticien qui n'ait constaté la vérité de cette assertion.

De plus, dans les cas où par suite d'une maladie des enveloppes du testicule, la faculté procréatrice se suspend, on ne doit pas fatalementconclure à l'atrophie de la glande, car, ainsi qu'on va le voir, la stérilité, ou si l'on veut, l'absence des spermatozoïdes dans le liquide éjaculé, peut être le résultat d'une simple action mécanique et non celui d'une altération de la sécrétion testiculaire.

Voici le fait ass('z curieux sur lequel je m'appuie :

Un homme de vingt -six ans à peu près, employé dans un des manèges de Paris, portait une double hydrocèle, qui finit par prendre un volume assez considérable pour engager le malade à me consulter, malgré l'eiïroi que lui inspirait la pensée d'une opération quelconque. Marié et père déjà de deux enfants, il m'avoua que depuis quelque temps il paraissait avoir perdu ses facultés fécondantes ; je constatai, en effet, que le liquide éjaculé ne contenait pas de spermatozoïdes. Je crus à une atrophie testiculaire déterminée par rhydrocèle, et, dans la pensée d'arrêter, s'il en était temps encore, la désorganisation complète de l'organe, je proposai la ponction de la double tumeur.

Le malade, ainsi que je l'ai dit, était très pusillanime ; il consentit a la ponction, mais ne voulut & aucun prix permettre l'injection d'une liqueur irritante, préférant, disait-il, se faire reponctionner si la tumeur se reproduisait.

Je dus céder devant une volonté si fermement arrêtée, et je ne pratiquai que la double ponction à vingt-quatre heures d'intervalle.

Comme on devait s'y attendre, surtout chez cet homme

63/i TROUBLES DK LA FOKCTIUN PK N&CIIKIIori tfntSATIQn. qui moriUil {ou* les jouff à cht'val, l'hyilrocèlc reparut; maii^, lions l'inlenalle ijui «'écoula entre la puiii-liuo <l« U tumeur et ie letour de celle-ci uu voUinic énorme qui «lait ameiiL- nUst moi le malade, co dernier u>uit recoutré i» facultés fécondanles, car, outre la ^rossosse de u femnir (ce nui [leut-être n'""^* "•" ■*'■* "tie preuve h l'abri do tout reproche), je constat \ : des tpcrniatozoide» ilan*

ei liqueur îiémiitale.

Qusiiil riiydrorèleprési Douveau l'énorme lulume

de la première fois, lesaniu i «permaliquet disparuiunl

encore du liquide éjaculj, et irurent a[iri>« uue »ecuitd« ponction de la tumeur.

Enliri, le malade «e décida a supporter l'injection miiv, qui \e déharra-HSa tout à la foisi de son hy<tro|iisie de la tunique vaginale et de sa stérilité temporaire.

Les testicules n'étaient nullement atropliiés, et il est impossible d'eipliquerriiifécoudité passagère de cet homme autrement que par la pression eiercée par l'hydrocile sur l'épididj'me dont les parois, mises en contact, interceplaieDl l'intérieur de ce conduit. La présence des spermatotoidei dans la liqueur séminale, après l'éloignement de l'obstacle à la libre circulation du sperme, produit par la pre&sion ie l'hydrocèle, confirme, ce me semble, celte manière de voir, qui est, en quelque sorte, le corollaire de ce que je dirai tout à l'heure de l'occlusion pathologique de l'épididymt'.

£n résumé, l'influence exercée par les maladies des enveloppes du testicule sur la faculté procréatrice, est de deui sortes : 1* tantôt cesmatadiesn'ont qu'une action purement mécanique; elles créent un obstacle à la circulation du sperme, mais n'en tarissent pas ta source ; 2° taal6t, au coa- Iroirc, rites suspendent la sécrétion spermalîque, en ameuant lu désorganisation du tissu même de l'organe sécréteur.

TIOUBLBS DÉPENDANT d'uN ÉTAT LOCAL. 655

Le volume des testicules, quand l'examen en pourra être fait, permettra, dans la majorité des cas, de distinguer ces états l'un de l'autre, et la gravité du pronostic sera néces* sairement subordonnée au diagnostic porlé et à la nature de la maladie qui détermine la compression.

Est-il besoin ici de parler de traitement? Quand In stérilité est produite par une simple pression sur Tépididyme, Téloignement de cette pression est tout ce qu'on doit faire ; quand elle est due à Tatrophie des testicules, les ressources de la thérapeutique sont minimes, ainsi que je l'ai dit dans Tarticle précédent auquel je renvoie le lecteur.

5® Maladies des annexes du testicule. — Épididyme.

— Ciinal déférent.

Il y a à peu près dix ans, un de mes bons amis, vieux et distingué praticien de la province, me disait à l'occasion de la stérilité de son mariago sur laquelle je le questionnais : a Mon infécondité date de plus de vingt ans. Pendant le cours de mes études médicales à Montpellier, des abcès, sans motif vénérien, je te jure, envahirent mes épididymes de chaque côté, et furent successivement ouverts par Delpech. Lescicatrices qui résultèrent de ces petites opérations ont obstrué les canaux épididymaires, au point que la circulation du produit testiculaire est entièrementinterrompue. Tu peux, d'ailleurs, t'assurer toi-même de la réalité du fait, car, même après un laps de temps aussi long, on sent encore un nodus à la queue de l'épididyme. »

Je constatai, en effet, sur la partie indiquée un point dur et comme Gbreux.

« Ces sortes d'indurations, ajouta mon vieil ami, causes certaines de stérilité, sont peu connues; mieux étudiées

indiqua le premier, comB de répidiHjime, il a prisi tofil avniitiinf- |iar In liiml lomie |ialliolugii{ui; et auI |ilongL- eiirore dans los lél

Mullieurcusoincnt, lesl portent que sur les indurol qui surcèdcnl à l'iiillnml A uni dire, lu spécifîcilJ aurtin râle, et |)uiirluiil, 1 iiitlamniatioris s|)oritani.'es | résultats parriiitemeiil ideii nérieniie.

J'cssayi rui, par des faits au silence de M. Gosselin.

Les observations qui sei tais parler se rapportent épididjniites bilatérales, ca intact, il est impossible d'i niodiricalionssiirvenue^ dm testicule sain continue h foi c'est-fl-dirc les S[iermntoioi

TROUBLES DÉPENDANT d'uN 6tAT LOCAL. 637

Jeux catégories, selon que les épydidymites étoient plus ou moins récentes.

Dans la première catégorie, composée de quinze faits, l'inflammation des épididymes remontait à quelques semaines ou a quelques mois. Tous les malades de cette catégorie se ressemblaient sous les trois rapports suivants : 1® ils conservaient, è l'époque où la guérison leur semblait être com* plète, une induration, sorte de noyau ou de durillon, au niveau de la queue des épididymes; 2** rien ne leur paraissait changé dans leurs fonctions génitales : désirs, érections, éjaculations, tout était revenu comme avant la maladie ; le sperme n'oiïrait même aucun changement dans sa quantité, sa couleur et son odeur: il conservait toutes les propriétés chimiques que lui a reconnues Berzelius, ainsi que M. Gosselin s'en est assuré, dans un cas, avec le préparateur de chimie à la Faculté de médecine; 3® en6n, le sperme, examiné au microscope, n'offrait, pendant les premiers temps, aucune apparence de spermatozoïdes.

La seconde catégorie, remplie par cinq observations, se rapporte h des épididymites datant de plusieurs années. Chez quatre de ces individus, dont les épididymes présentaient une induration comme dans les faits précédents, le sperme avait perdu'sa propriété fécondante, tout en conservant ses caractères physiques et chimiques; chez le cinquième, l'induration n'a pu être constatée que d'un seul cAté, et l'on a trouvé des spermatozoïdes dans la liqueur séminale.

Enfin, ainsi que M. GosselinTavait établi dans un précédent mémoire (1), toutes les fois que les épididymites n'ont

(4) Comptes rendus des séances de l'Acndèmi'; des sciences séance do 14 juin 4847.

63S rnotiiiLiit m la fonction dk sAchAtion SfBkiiATiQi!!. fins M^ suivies il'rndarntioii, in fonction !ii;minBle n'n «nhi nucuri Iroiihle, et ilfs spcrmnlotoidi^s «tut étA tu» dtns le liquide éjarul^.

C'eut (ionr à fexiiitemre d« celle iiiiliirntio», qui Tonte un obstacle mécanique à la morche du (iroduit iMliculaire,

qu'il fnut rapporter i'»i>">"— ques.

Cette hypolbège ai

vérité, n'est point née

circonHtnuces )ihj'Kiolo^iqiies «eniklent, eu premier abord, ii

Hg!i nnimnlnileii Kjtermati-

itt être IVipfesRtou de II la [tersiïlancfl d^ autm I» fonction i;énilale qni donner un démvnli. Le»

désirs vénériens et In puiManri* virik» n'éprnuvrnt aw-unv diminution, parre que la ién ion leslicuUire continue, quoique le produit de cette i^éiTCtion, au Heu d'Aire rejeté au tiehors par \c cnnnl île l'iir^tn-, rentre dans l'orfiani-mr par la résorption; le liquide éjacuté présL'ute lei: carailère» physiques et cliiniiques qu'il offre è l'état normiil , parce que ce!> carnclèrcs sont ceni du produit de la sécrétion des \ésii;ules séminales ; — dans les las dont il s'agit ici, la liqueur éjaculée est du spt;rmevésiculaire duquel est comptétemenl nb'etit le sperme te.'ticuluire. — Les ronsiiléralions plivsiolo^iqucs, placées dan^ l'inlroduclioii de cet ouvrage (1), et relatives au râle respectif joué dans la fonction séminale par les tésicules et les te>t)cules, permettront au lecteur de se rendre compte des circon.'itaiices que j'indique ici, stH qu'il suit nécessaire de m'y arrêter plus longlcmjis. D'ailleurs, on pourru toujours recourir au Iratnil de M. Gotselin, dunt je ne puis, on le comprend, qu'analyser les parlies 1rs plus saillantes et les plus appropriées A mon sujet. Cependant, au nom même de l'intérêt de ce sujet, qu'on

;ij Voyez la pa^ceit.

TR01IBLB8 DÉPENDANT d'uM ÉTAT LOCAL« 639

me permette de reproduire les conclusions pathologiques que i'outeur a tirées de ses recherches. Cette citation, tout en abrégeant le discours, rendra ma pensée plus lucide, car Je partage sur ce point tous les errements de M. Gosselin.

a Cette oblitération , dit-il , occupe le plus souvent la queue de Tépididyme; mais elle peut, à la rigueur, se troufer sur un autre point de cet organe. Comme, è partir de son corps, c'est un conduit unique qui se forme en s'enroulant, il suffit que le calibre de ce conduit s'eiïace en un point pour qu'il y ait obstacle au passage du sperme.

» Elle n'occasionne pas de douleurs ; on voit, il est vrai, des malades qui souiïrent longtemps à la suite d'une orchite blennorrhagique ; mais je Tai attribué, dans quelques-unes de mes observations, à un reste d'inflammation au niveau du noyau, car les douleurs étaient augmentées par la marche et les travaui pénibles, tandis que l'éjaculation n'avait sur elles aucune influence. La pression du point induré les augmentait, tandis que les autres parties de l'épididyme étaient peu sensibles.

» Elle n'entratne pas de changement appréciable pour les malades dans les fonctions des organes génitaux. Si même on voyait, à la suite d'une orchite, les érections et les éjaculotions diminuer, il faudrait craindre une affection tuberculeuse, et explorer, à l'aide du toucher rectal, les vésicules séminales et la prostate.

» Quand l'oblitération existe des deux côtés, elle occasionne nécessairement la stérilité; quand elle existe d'un seul côté , la fécondation est possible, à la condition que l'autre testicule soit sain

K La durée de l'oblitération est variable. Je suis heureux d'avoir pu démontrer aussi clairement que possible qu'au bout de trois, quatre, cinq et même de huit mois, elle peut

0^0 TROUBLBfl DE LA FIlNCTIIIK DE SfcCa&TIOS SPBRaAIlOOK^

(li«|)ariiUre el leisiscr libre la circulation du .«iiermc. Ji pas (If Toit qui me [trouve que robliu^ralioii puisse Ji«>)iurallfe après un temps {ihiK long, mais il n'y a pa» de raison jiour regarder la clioijc comme impassible, je ne toudruit même pas assigner un terme an iJrlà duquel ou ne devrait plut compter sur la {{uérison. P^tir nbteiiir h cet éj^ard de« résultats satisfaisants , il faudraii Ixtaucoup ptus d'obtert*tiong que je n'en possède; je impte recueillir avec swin toutes celles que le hasard me |ierriiellra de sui%rc; nuib, vu leur rareté et le^ diflïculliîs iniiérenles h ce genre île rerliercbcs, il faudra riéccssniremt-ut un lem|>s assez long. Au point où en est aujourd'hui la que»lioii. un peut cuncevoir cependant que certains individus, après atoir clié stériles pendant les premiers mois qui nuivcnl ane épîdi* iljmite di)ubli', puissi-nl, «u bout d'un ci'rtain t> mji?, redevenir aptes à la fécondation (1). a

Certes, il est diflîeile de rien reprendre à ce chapitre ajouté h l'histoire de l'épididymite btennnrrliagique; maii au point de vue de te livre, le cadre esl trop restreint, elje dois rechercher si la blennorrhagie est la seule cause d'io- Oanimalion épididymaire, capable d'amener l'oblitération de ce conduit et, par suite, la slérililé.

Hippocratea noté que les Scylhes étaient pour la plupart stériles, et il attribuait leur inlirmité h l'habitude qu'ili avaient de monter à cheval. Depuis le père de la médecine, la même observation a été faite bien souvent, et l'on rencontre tous les jours des hommes, caNalters par état, qui, avec les apparences de la plus énergique virililé, sont inhabiles à la fécondation, surtout s'ils n'ont pas l'habitude de soutenir te scrotum dans un suspensoir. J'ai eu l'occasion

(t) Archivée grnérakt de médecint, septembre ( Hi)3.

TI0UBLK8 DiPBNDANT d'oN tTAT LOCAL. 6&1

d'exainioer quelques individus de cette profession, et j'ai constaté sur plusieurs d'entre eux l'induration caractéristique décrite par M. Gosselin. Les chirurgiens des régiments de cavalerie pourraient sous ce rapport donner à la science des renseignements certains; c'est un intéressant sujet d'études que je leur signale. En attendant des bits con6rmatifs plus nombreux, je crois que l'observation d'Hippo« crate est vraie, comme è peu près toutes les propositions de ce grand homme, et que l'explication anatomique du phénomène se trouve tout entière dans l'organisation et la transformation fibreuse de la lymphe plastique au niveau de la queue des épididymes, et due è l'inflammation que finissent par amener, dans ces organes, les frottements et les chocs des testicules contre le pommeau de la selle.

En tirant de ce fait sa conséquence la plus logique, il faut admettre qu'il en sera de même de toute inflammation à cause franchement traumatique, et, par une nouvelle déduction, on arrivera è comprendre dans le même cadre toute inflammation épididymaire, quelle qu'en soit la cause, ainsi que le justifie le fait dont j*ai parlé au début de ce chapitre.

Généralisant donc l'étude de M. Gosselin, on doit reconnaître que toute épididymite double, qu'elle soil vénérienne, traumatique, métastatique, etc., etc., en favorisant le dépôt de la lymphe plastique sur un point de Tépididyme, peut devenir une cause de stérilité soit temporaire, soit définitive : temporaire, si la lymphe plastique qui forme obstacle au passage du sperme testiculaire est résorbée ; définitive, si l'induration persiste.

Pour prévenir, autant que possible, ce dernier résultat, le traitement, pendant la période aiguë de ^'inflammation, devra tendre surtout à obtenir une résolution rapide. Les

042 rnoliBLRIi DK LA l'ONCTION l>R Sftril*TIO» SPERVAIIOIE. ^nu!isio(]!i sanguiiicsi lornles, r^|<i-lû» plii^jeur» Fuii M-foii les Turcen et la coRKlilulion du malailr, marquerniil le débat ■lu IrBiteinL-nl ; \e» piir^iiurs, donnéK tous le» Imii ou quatre joiirs, romp laperont ensuite le« *an((iiup^, el l 'engorgement ■cra de bonne heure altnqiié par len fondanlf, surtout pu* le mercure Joui l'introiluctiori (hn« tes voies rirculntoim, ainni qui) le dit M. (<o<i»elin, parait Ttivorable h la résolstion des épancliements plnstiquos dnri» le leslicule al l'^id intime.

Si, après la dr«parilion de (oiin )ei tymptAmn inflamniatoire«, l'induration épididjniaîre pcrtiitifl, il ne faut point hésiter ë recourir Ji l'iodorc de pols»sium h l'inléricur et intme h l'iodun' de plomb en friclion». Sans doute, il ««I h rrnindrr, ainsi que je l'ai dit plus haut, quu l'iode am^M l'atrophie des testicule», et que, pour éviter un ma! , on tombe daiiH un pire. Crrlainemenl le danger n'est pas i dédaigner, mois on peut jusqu'à un certain point s'en garantir eu nppoilntil à l'adminislroliou du médicament une réserve et une allcntion souleiiin-s.

Rst-il besoin de faire remaripier que toutes les connidé» rations que jo viens de préfi^ntcr sur ce moile d'oblitératii» de l'épididj-me, peuieiit se rapporter nu lanol déférent? Sans doute, l'induration qui intercepte la libre circulation dan* l'intérieur de ce ciiiial est motus facilement appréciable au toucher que celle don! le siège est è l'épididyme, parce qu'elle <>!'t protéj^éc par des paroi.i plus résistantes, el dérobée quelquefois dans les profondeurs de l'nbdomen ; mais comme celle de l'épididyme. elle s'accompagne de désirs vénériens normaux , d'éjacuintions aussi nboiidantes qu'i l'état ordinaire, et complétem"iit privées <le spermaloinîdes. Sous ces rapports, que l'induration se liie i l'épididyme on au (uiial déférent, les résultats sont parfaitement idenliquei.

TBOOBLEg DÉPENDANT d'uN ÉTAT LOCAL. 6AS

L'iiiflammalion n'est pas la seule source qui fouruisse des obstructions au conduit vecteur du sperme testiculaire : les tubercules, le cancer peuvent y déposer leurs produits morbides, ainsi qu'on en a des exemples dans la science, «t Ton comprend m6me qu'il puisse s'y former des dépôts d'autre nature , véritables calculs comme on en observe dans toutes surfaces creuses.

Le diagnostic différentiel de ces divers genres d'obstruc* tioD, surtout en dehors de Tépididymile, présente une obscurité sur laquelle peuvent jeter quelque jour les diatlièses tuberculeuse et cancéreuse, mais que les antécédents et l'état actuel du malade n'éclairent, dans les autres cas, que d'une lumière douteuse.

La présence, dans le produit de l'éjaculation, de pus, de sang, de matière tuberculeuse, cancéreuse ou autre, n'est point un signe irréfragable, car cis matières peuvent également provenir du canal de Turètre, de la prostate, des canaux éjnculoteurs ou des vésicules séminales.

Cependant, comme la présence de ces matières morbides dans le sperme n'en éloigne point les spermatozoïdes, ainsi que l'ont constaté les observations des micrographes, on est en droit de conclure que la suppuration, la phlegmasie, la tuberculisation, le cancer, etc., de l'urètre, de la prostate, des canaux éjaculateurs et des vésicules séminales ne sont point de suffisantes raisons pour expliquer l'absence du sperme testiculaire, et qu'il se peut faire que les matières morbides, décelées dans le produit de Téjaculation, s'étendent jusqu*au canal déférent et même jusqu'à l'épididyme. De cette manière, on arrive à déterminer : !<> par In quantité du liquide éjaculé , qu'aucun obstacle n'existe sur le parcours des voies spermatiques compris entre le méat urinaire et les vésicules séminales; ^^ par l'absence des spef-

6A& THOUBLHH DK L* FONCTION) VB AUNSERVATtOIT. itiatozoiJL's (en BU|iposHiit <{<ril n'j a nucuiie autre came Al «lérililé), qu'un obslacle les etnptclie d'aller du IcMicule • la iésirult:sémtnule; S° enfin, |)nrla pri!-»cnr(; d'uni! matittie morbide dnns le produit de l'i^oculiilion, c]uu l'obilacle est |irobablpment dA h h pénétration d« celle inuliire morbide dnns c caoul durèrent et même (1aii!i l'épiilidyine.

Je duin à la vérité di! dire ((u« r'cKt par induclion qss j'éloblis ce diagnostic diiïérenliel; je ne puis l'apputer cacore sur nutun fuil clinique, moi» il iti'u paru as^et logii|iM pour être indiqué ici, afin i(iie de:! recherches ulléricures el diverses en constatent ou en itilîrmenl In réalité.

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