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Ces conditions onl un Ijp J"!!-»! il J a Irouble el Jcso, En Jeià Je ce Ijpe, on rei dations.
Kn delj de ce ijpe „„ ,,„„ pirlais tout i l'Iieure.
Aous ayons Jonc ici Jeui c lions, caractérisées, la premièi
APPBGT. DBS CANAUX ÉJACULATEUKS ET DE LA PROSTATE. 661
pabie d'eiécuter par elle seule l'ascension du fluide dans les canaux déférents; il se résorbe sur place ou dans Tépididyme, et il se comporte exactement comme si un obstacle mécanique Tempéchait de circuler dans cette première portiondes voies spermaliques; d'un autre cAté, les vésicules séminales continuant ù accomplir la fonction sécrétoire qui leur est dévolue et ne pouvant retenir le liquide ainsi produit, celui-ci s'écoule au fur et à mesure qu'il est formé, ou est chassé par le moindre eiïort qui presse sur les vésicules séminales. On a alors afTaire à une véritable spermatorrhée, à celte variété des pertes séminales qui, ainsi que je l'ai dit ailleurs, cède à l'emploi des toniques ou des excitants, comme le seigle ergoté, la noix vomique, etc.
Dans le second cas, au contraire, lorsque la contractilité a dépassé le type normal, le resserrement spasmodique des conduits, juxtaposant leurs parois internes, efface complètement leur cavité, et empêche ainsi le'liquide séminal de circuler dans les voies qu'il doit parcourir pour aller du testicule au méat urinaire. On peut avoir, de celte manière, un aspermalisme incomplet on complet; incomplet, si le sperme est parvenu jusque dans les canaux éjaculateurs ou i*urètre, et qu'il s'écoule en bavant lorsque a cessé la contraction spasmodique qui le retenait; complet, lorsque la liqueur séminale ne se montre ni pendant ni après l'érection, ainsi qu'il arrive dans les cas d'obstruction ou d'oblitération des canaux éjaculateurs.
Comme on le voit, les désordres dus aux troubles de la contractilité des voies spermatiques, donnent naissance h deux ordres d'aiïections, aussi entièrement opposées sous le rapport de la symptomatologie que sous celui du traitement. Elles n'ont de commun que l'inaptitude à la fécondation dont elles frappent le malheureux qui en est atteint.
663 TR0UBLB8 ne i,* poncnu» ii'isxditfio».
Le proiioAtic, au point de vue île la r^conilité, e«l plu grave dans l'afTtfction qui revAt In fotvae »[>eimatotr\téh\we que dans celle qui est carectiîrii'éL' jiur l'a>|ierinaliRme, parce que la perte incvssaiile ilu sperme e«t elle-infime une csoM d'airaiblisscmetit généml qui perpétue et aggrive l'iiurtn des voies spermatiques.
C'e»tl dans ces eau que lea iniale|itique» et les fortiRaot», lei toniques h l'intérieur et a l'extérieur, Ip!i bains froids île rivière, les bains de mvr, les eeiii rurrii^îneUAes, etc., »ecoiH dent merveilleusement l'nclion des cicitonu (aiil inlcroc* qu'externe''-. Ln masturbation et les v\cbs du coil êlMl souvent la cause de cet alTaiblissctnent de In ronlraclililj, on s'explique les succèa que, dons ces circonalancet, Tinol et d'autres méilerins nnl obtenus de l'emploi des rsiii de Spa, de Passj, de Forges, etc., etc.
Diins les cas, au contraire, de surexcitation de cette con- Iractilité , les calmunU et tes antispasmodiques seroùt administrés sous toutes les furtnes. Les bains tièdes prolongés pendant une lieure sont des mojens dont ou retirera presque toujours des avantages marqués. Les opiacés occupent dans cette médication une place que légitimeol de Dombreui succès, si un les associe aui antispasmodiques, parmi lesquels je jiluce au premier rang la talériane, l'asa fœtida, le casloréum et If musc. 1^ camphre, par son action sédative, est iip|;elé à rendre de très grands >er\ices, surtout s'il y a lendnncc au [iriapisme. Dans le même ordre d'indications \ient se placcrle lupulin, dont j'ai nilleunt fait connaître les propriétés anaphrodisiaques.
$11. - .tffec«lonii da canal dp l'arttrc.
L'urètre est le dernier canal que le sperme traverse poar arriver au deliorsj comme lus autre.^ conduits que j'ai
AFFECTIONS DU CANAL DE l'uRÈTKB. 66A
examinés, ce dernier tronçon, qa'on me permette l'expression, peut être obstrué plus ou moins complètement, et par suite ralentir la marche du fluide séminal et même s'opposer entièrement à son passage.
De plus, par sa position au milieu des corps caverneui, le canal de l'urètre déterminant la direction du jet sperma* tique, que j'ai dit être une condition de l'acte fécondant chez l'homme, il advient nécessairement que les changements anatomiques, survenant dans le canal de Turètre, doivent profondément altérer l'axe suivant lequel s'opère l'éjacula* tion.
En conséquence, eu égard à sa double fonction physio* logique, l'urètre présentera donc deux ordres d'affections. Le premier ordre contiendra celles de ces affections qui porteront sur la capacité du canal, c'ost-è-dire qui mettront obstacle soit à la vitesse, soit à la sortie du sperme, en rétrécissant ou en oblitérant le conduit.
Le second ordre comprendra celles de ces aiïeclions qui, tout en permettant la sortie du sperme avec la vitesse imprimée par les vésicules séminales et les conduits éjaculateurs, modi6eroDt la direction suivant laquelle le fluide se* minai doit arriver dans les organes sexuels de la femme.
On va comprendre toute l'importance et la vérité de celte division.
l"" Obskicle^ à la sortie du sperme» — Les obstacles par lesquels le sperme peut être arrêté dans sa marche a tra-« vers le canal de l'urètre, et empêché d'arriver dans les organes génitaux de la femme, siègent tantôt dans l'urètre même, tantôt dans le voisinage de ce conduit, et tantôt daoa le fourreau de la verge, dont le prolongement en avant sous le nom de prépuce constitue, pour ainsi dire, le vet« tibule de ce canal.
66& ItIUUBUÏ IIK LA RtNCTIUK »'fe;S<.HtT|l>A.
Les obstacle!; qui nJt'gcnt diinH i'ur^tre même ::ii>nt, aimi ' que je l'ai précédemment inditjué, oudyiiami<{ue5ou méc*niques.
Les I remiers sont nssez rare;!. Sans douto oit rencontre «Mes souvent des névralgies de l'ur^trt', locnlikées siirloul k la fosse naviculair» ou au méal, mai» ces névralgies ne délerminenl presque jamais des xpa^mcs capables de »'o|i' poser h la sortie du sperme. Je n'en ronnai.s pas d'exemple el n'eo ai pos moi-mëine observé. Bien plus, les douleurs que ces névralgies déterminent sont rarement asscK internes pouremp&tlicr le coït tj'ni soigné un jeune Allemand atteint de celle aiffclion, qni accomplissait l'etle coputaleur pendant l'accès même de sa iiévral^^ic iirétrnle.
Quant nii\ <ipnsmes do l'urL-trc, tous \at cbirurgienï ne sont [IBS d'accord sur leur réalité, du moins dans certaines parties du canal j personne ne eonlestc que la région membraneuse ne soil, en elFi-t, rontraclile ; mais des divergences se manifestent quand il s'agit de la contraclilité de la région spongieuse.
Cependant, sans parler des eiemples de spasmes morbides dans cette région, rapportés par MM. Bégin, Civiale, Amus> sat et Reybnrd, it est incontestable que cette partie du canal aide à l'expulsion de l'urine, et, que dans le cathétérisme, la sonde est tantôt arrêtée en ce point par lu contraction des parois urélrales qui forment alors une véritable obstruction, tantôt repoussée au dehors par la même cause , et quelquefois, ainsi que le remarque M. Reybard, entraînée dans la vessie, comme si elle était attirée par une sorte d'aspiration (1).
li n'y a pas de doute que c'est dans la région membraneuse que les spasmes de l'urètre se rencontrent le plusordi- (1) Traîièpruiii/uc de* rétréciuemettU du eanaldt l'urètre, f. 33.
AFPKOTIONS DU CANAL DE l'urATRC. 665
nairement; mais leur moindre fréquence dans la région spongieuse ne doit pas faire conclure à leur impossibilité. Pour moi, je ne puis ne pas les admettre dans Tune et l'autre de ces deux régions.
Mais ces spasmes, sur la réalité desquels le caihétérisme ne permet aucun doute, peuvent-ils se montrer en dehors de l'excitation causée par la présence d'un corps étranger dans Turètre, en d'autres termes, ces spasmes peuvent-ils se produire d'une manière morbide?
La sensibilité et la contractililé dont ce canal est doué suffiraient pour répondre à priori par l'affirmative, si des ■aits cliniques ne consacraient pas l'existence deces affections spasmodiqnes. J'ai rapporté dans la première partie de cet ouvrage plusieurs observations de ce genre, puisées soit dans les auteurs, soit dans ma pratique particulière, et je ne puis que renvoyer le lecteur à ce passage de mon livre.
Mais bien plus communs que les lésions de la vitalité, aont les obstacles purement mécaniques siégeant dans l'urètre lui-même.
Ceux-ci se divisent en deux ordres, selon qu'ils ont été amenés dans le canal, ou qu'ils se sont formés sur place.
Dans le premier ordre, se rangent tous les corps étrangers introduits dans l'urètre; dans le second, se trouvent les aflections connues sous le nom générique de rétrécissements.
Les corps étrangers introduits dans l'urètre viennent tantôt de l'extérieur et tantôt de la vessie.
La nature des premiers est excessivement variable : on trouve dans la science des faits que l'on reléguerait volontiers dans le domaine de l'imagination, s'ils n'étaient attestés par des témoins honnêtes et dignes de foi. Ce n'est point ici la place de semblables observations.
AFFECTIONS DU CANAL DB l'urATEB. 667
taineur située sur le trajet ou dans le voisinage de l'urètre. « Il est des nodosités, dit M. Vidal (de Cassis), qui se forment dans les corps caverneux et qui rétrécissent plus ou moins Turètre sans que ce canal soit directement affecté (1). »
Enfin, et pour terminer le paragraphe relatif aux obsta^^ des qui s'opposent à la sortie du sperme, il faut mentionner l'ocelusion accidentelle du prépuce qui , par les dangers dont elle menace la vie des malades, ne saurait être longtemps une cause de stérilité.
En résumé, les circonstances qui peuvent empêcher la liqueur -séminale de circuler dans l'urètre sont de quatre sortes :
1* Les lésions vitales de l'urètre, surtout de sa contractiiité ;
2^ La présence d'un corps étranger dans l'intérieur du canal ;
3* La pression exercée par une tumeur voisine sur les parois du conduit qu'elle rapproche;
II"* Enfin, le rétrécissement et même l'oblitération complète du canal par un état morbide de la muqueuse urétrale ou des tissus sous*jacents.
Dans toutes ces circonstances , le pronostic ne saurait être le même, et je ne parle ici que du pronostic au point de vue de la fonction procréatrice; en effet, un spasme de l'urètre qui peut n'être que le résultat d'une trop violente ardeur amoureuse, d'une trop vive excitation vénérienne, et dont le repos et quelques bains font justice, ne doit point être comparé à un rétrécissement de Turètre dont la cause est quelquefois une profonde altération des
(^)\Trailéd$pattH>logi6inUniêf 4*édit., Paris, 4855, t. IV, p. 544.
^^V 1"'"" craclère commui ^F '"i'"l'<! n'«ig« J.iis ouc ^m ''' l'»f™lion ,u>||i, ,„„ ^B Je n'ai donc pas à ,„•(
■ le cercle des arfeclions ou
■ «Pl»«'lc.allér.lio,„Jc H M d'arréler le .pc™, d.„
■ ' •" '"i""! lequel il Joi
■ leui de la femme.
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■ ■ '°"""" J" glMd, Je ma„,
■ ™" '"^">«' semblables
■ """'• '""'M le» foi, ,„,
■ celle p„,i|i„„^ 1, j.,^^|.^^
■ """"''«• '1 «lo« il s'agil ,1 m genre, la fécondalion csl cm m Maij o,a„i d'aborder cell I '''"'""'il''"e„p.„demol,
■ l'en' s ouvrir l'urèlre.
1 ■•« P"'"n d'abord de, , 1 •"'"'"■ le» <l»l» morbide, qui
AFFECTIONS DU CANAL DE l'urATIIE. 669
tiplicité (les méats urinaires; fto déviations de l'urètre.
Les états morbides, au contraire, ne renferment que deux classes : l"" absence de Turètre par suite de la disparition de la verge ; 2^ perte de substance dans les parois de l'urètre, c'est-à-dire fistule urétrale avec ou sans oblitération partielle du canal.
!• Absence congénitale de l'urètre. — Ce vice de conformation se rencontre plutôt chez la femme que chez Thomme; cependant ce dernier en a offert des exemples. P. Borelli cite une exstrophie de la vessie, avec division de la verge sur la ligne médiane, et dans laquelle cet auteur assure très positivement que l'urètre manquait dans son entier (l) ; quelquefois une portion de ce canal existe seule, et c'est ordinairement alors la portion inférieure. Pinel rapporte une observation dans laquelle la portion supérieure était complètement absente, tandis que l'inférieure était intacte ainsi que le vérumontanum, ce qui permit de sonder les canaux éjaculateurs et de constater la présence des conduits prostatiques (2).
2"* Oblitération partielle de T urètre. — L'urètre peut être oblitéré dans une portion plus ou moins étendue de son parcours, et alors les liquides qui traversent la partie restée libre s'écoulent par une ouverture plus ou moins rapprochée des bourses, selon l'étendue de la portion oblitérée.
Cette ouverture s'ouvre tantôt i la face inférieure et tantôt à la face supérieure de la verge. Le premier cas constitue l'hypospadius et le second l'épispadias.
Cette ouverture anormale existe quelquefois avec la perméabilité complète de tout l'urètre, de sorte que celui-ci
(4 ] Observalions fMdicales, obs. XIX.
(t) Mémoiret de la Soeiélé médicale d'émulation, t. lY.
670 trouhlrs rr la poncrion n'RXCKRTiON. présente alors ileui ouverlure<i, iJont la prcmiôrr c.«t sîU »ur un point (jUGlcoiique ûo la verge, et dunl la secontte ' occupe nu platée ordinaint au commet du f^lnntJ.
Dan» ij'autrcs rirconRlsiicuit, l'oblitération de l'urètre h commenre i\»b sur un point nsoei éloigné ile l'ouverlnre anormale, de telle manière qu'une partie dulT<|ut(le K'iraaie directument par cette ouvcrturr, tandis que la partie qui ne l'a pu franchir, ei^l poussée jusque dan» le cul-tle-sar form^ par l'oblitération, cl eut obligée de rebrousser chemin poor retrouver In seule isiiue (]ui lui est oITerte.
3" MuUiiilicité des méats urinaires. — L'urètre peut 4ibouchor au gland pur plusîeurii ouvertures. Fabrire de llilden donne i une de sex observotions an titre qui ferait su|>|io«rr en même temps l'eiistence do dom nrètre» : fit dupiicx dvctu vrinario (1). Haller parle même de trois ouvertures : Tria oatta m uno glando (2), et M . Vidal (de Cassis) assure avoir observé un fait analogue : « Il y avait encore ici trois ouvertures, dit-il; deui perçaient le gland, et la troisième était & la partie lu plus inférieure de la fosse nnviculairc, i la buse même du frein. Celle-ci était la plus large; les deux du gland, extrêmement étroites, ne laissaient passer l'urine que quand elle était fortement projetée; le sperme ne pouvait les traverser, etc. (3). » Ce fait n'est qu'une variété de l'hypospadias incomplet dont j'ai parlé tout à l'heure, et carsctériNé pordeut ouvertures, dont l'une est k sa place ordinaire, et dont l'autre siège entre le gland et les bourses, plus rapprochée tantôt du gland et lantAt des bourses.
(1 ) OhteTt:aUma chtrurifkitlei. cenl. 1 .
[t] Eltmenta }>h>jstuloijiŒ . t. Vit, lib. xivii, p. 170.
(3) Traitr âe pathoiogùexUrw, i'èiil., Paris, 186S,l. IV.p. tB6.
APVIGTlOlfS DU CANAL DE l'urATM» 671
Cette multiplicité d'ouvertures doit-elle faire odmettrela multiplicité de Turètre, comme quelques auteurs Tout cru d'après l'observation de Fabrice de Hilden? Cette question n'est pas précisément pour nous d'une importance majeure, car il importe peu, pour le résultat qu'il s'agit d'atteindre, c'est-à-dire la fécondation, que le sperme s'échappe par deux voies différentes, pourvu qu'il s'échappe dans les con-* ditions nécessaires h l'imprégnation, c'est*è-dire avec une certaine force et dans l'axe de la verge. Cependant, un urètre double modifierait asseï profondément ces conditions pour qu'il soit nécessaire de rassurer les praticiens sur l'exiatence de cette anomalie. Il est incontestable, en effet, que plusieurs ouvertures ont été observées au gland, et que toutes ne communiquaient pas avec le même canal ; mais il est également certain qu'il n'a jamais eiisté qu'un seul urètre. Les autres conduits qui s'ouvraient à côté du méat urinaire étaient de fausses routes ou des canaux artificiels qui n*avaient aucun des caractères du canal de l'urètre.
4* Déviations de Vurètre, — Les ouvertures anormales que j'ai dit tout à l'heure constituer l'hypospadias etl'épispadias, ne sont pas toujours liées, ainsi que je l'ai fait remarquer, à une oblitération partielle de l'urètre ; elles sont quelque* fois la conséquence d'une déviation de ce canal, comme il arrive le plus ordinairement dans l'épispadias, par exemple, où l'urètre longe le dos de la verge.
Quelquefois, les conditions normales des rapports de l'urètre avec les corps caverneux sont encore'*plus profondément modifiées que je ne viens de dire, et on voit l'urètre s'ouvrir h la région inguinale, ainsi que Haller en rapporte un exemple (1).
D'autres anomalies de direction peuvent modifier les
(4) Ekmenia physiologiœ, t. VU, lib. xxvii.
67'2 TBOIBLBS DE LA POKCTION d'hICNHiOX.
ro|i|)orU de l'urètre et de lo proslalt.', maù jam«» usa profonilénnenl pour emjiècher les canaux éjaculaUurs de s'ouvrir dans l'urèlre et ojifiorler ainsi un obsUdc irrémédifible H I» fécondation. Je n'ai donc pa«ini*en occuper ici.
Les lésions orgaiii(]ues que je vais maintenant examiner forineiit, ainsi que je t'ai dîl, deux groupes :
1" absence accidentelle de l'urètre. — Quand ce i>'e*l (luiiilnolurcllementque i 'urètre fait défaol, cecinal ne petit nioiiquer que dans l'étendue de la verge, car »'il s'ouvrait derrière le pubis, l'urine ne tarderait pas h déterminer dei accidents murlcU.
L'urèlre peut être accidentellement emporté daoi la lolalilé ou dans une {inrlie neulemeiit du parcours que je viens de signaler, peudunt que les autres parliez de la verge gardent toute leur intégrité.
Dans ce cas, on se doit considérer comme en présence d'une espèce d'Iiypospadias avec oblitération partielle de l'urètre, et dont louverlure de cetui-ci se trouve plu5 oo moins rapprochée du scrotum.
Dans d'autres circonstances, loscorpscaverneui subissent la destinée de l'urètre et sont emportés par un accident quelconque, gangiène, opération chirurgicale, etc.
La stéritité n'est pas toujours une conséquence de cette mutilation, et je dirai tout à l'heure comment la fécondation peut encore avoir lieu, même au milieu des conditions les moins favorables a son arcomjdissemcnt.
2" Plaies de l'urèlre. — Fislulei urinaires. — Saufli cause qui le produit et au point de vue où nous sommes placé, cet accident est anologue ou fait d'ouvertures multiples de l'urèlre. Les considérations que l'un m'inspirera seront donc enliéremenl applicables à l'antre.
Tels sont, en résumé, les anomalies et les états morbide*
AFFECTIONS DU CANAL DB l'cRÈTRE* 67S
de Torètre sasceptibles de modifier la direction du jet spermatiqae; tous n'ont pas, sous le rapport de la stérilité, une importance égale. Je vais essayer de faire à chacun la part qui lui revient.
Élaguons d'abord ceux de ces états dont l'action est nulle sur la fonction de la reproduction*
La multiplicité des méats urinaires est dans ce cas, pourvu toutefois qu'une de ces ouvertures se trouve au sommet du gland. Si aucune n'occupait cette place, on tomberait alors dans les cas d'hypospadias ou d'épispadias dont je vais parler tout à l'heure.
Notons également, pour ne plus y revenir, les états congénitaux ou accidentels de l'urètre qui s'opposent radicalement à la fécondation et qui se trouvent d'une manière absolue au-dessus des ressources de l'art. De ce nombre est l'absence complète de l'urètre, soit que, conformément au fait cité par Haller, ce canal, s'afTranchissant de ses rapports avec les corps caverneux, s'ouvre à la région inguinale, soit qu'il ait été détruit en totalité par une opération pratiquée sur la verge; et encore, dans ce dernier cas^ qui est une allusion à l'amputation du pénis, faut-il que la verge ait été enlevée au niveau ou presque au niveau du pubis. Si une portion du membre viril était conservée, la fécondation et le coït seraient également réalisables ; dans le cas contraire, qui crée une impossibilité absolue d'intromission, le jet spermatique, s'égarant à l'entrée du sanctuaire de la femme, ne saurait parvenir jusqu'à l'organe gestateur.
Je sais bien qu'artificiellement, surtout si la femme était affectée d'un prolapsus utérin, la fécondation pourrait à la rigueur se produire; j'ai même lu quelque part la description d'un appareil cylindrique destiné à conduire le sperme jusqu'au col de l'utérus et à remplacer ainsi le canal
67A TROVBLIIS DK LA FOKCTIDS D'SXCIltTin!(.
de l'urètre abs'enl. Ces arliGce». iDdi{;(ii;« iIg l'hoaDèlele médicale, sernieiil bien cerloincmcnl repou^sib pur la trt* grindi' tnBJHrtlé des fepiniifs euxquelle» o« le» (irojiOK-rwl, et il en est |>eu <|ui voulussent m-lictcr l« bonheur û'tUt Q^rcï ail prit de rim(iuilcur cjue leur iinpvaetaiL loul insiruincnl de cette nature.
Le terrain des nfTcctions congénitales ou Bcddeolelle» do l'uri'tn- t'ianl débarmi;**^, d'une pari, des lîlats morbide* »am Klton sur l'acte de In Técondi , et d'autre }>art, i!» inliimile!) complètement irréinédiiiuit.-s, il noui re»te un corlaïn nombre d'afTeclionH, |>lus rré(|Uentes que les pf^étlenlrf, et (]ui peuvent, considérées à notre («oint de vue, te rançor Miu duut chel's principaiii : l'btpospadiai et l'épispcdias.
L'hipospadiaH, qui ent raractémé, ainot qu'on le Mit. nar la situation de l'ouverture uréirale externe h la face inférieure de la verge, constitue-l-il une cause radicale de stérilité? Moscliion, Galien, Paul d'Ëgtne, Albucasis cbei les anciens, répondent par l'oriirmative j non, dit Galieo, parce que les hommes ainsi conforiués manquent desemeoce féconde, mais parce que crlie humeur, ralentie par lu lortuosilé du canal, ne f.c porte pas directement dan* l'utérus. Chez les modernes, quelques auteurs, et principalement des légistes, ont adopté cette manière de voir ; ainii le proletscur Mahon est sur ce point très explicite : « Toutes les Tuis, dit-il, qu'il j a déviation du canal de l'urètre, soit qu'il se termine h lu Tace inférieure ou supérieure du gland, ou bien encort^ de la verge, le coit peut, dans ce cas, avoir lieu, mais il ne sera jamais prolifique ; et reipériencevteDt à l'appui de celle proposition, c'est-à-dire qu'aucun lodivida ainsi conformé n'a jamais été propre à la génération (1). ■ Cependant, Fabrice d'Aquapeiidente assurait déji detoo (1) TraiU lit médcanp ttgaU et d# potka mMuai*, t. 1, p. At.
AFnCTIONfi DU CANAL DE l'urÈTRE. 675
temps qu'il avait vu des enfants engendrés par des hypospades (1). Les Éphémérides des curieux de la nature coDlieDoent, dans leurs années 1672 et 1679, des observations confirmatives de Tassertion de Fabrice ; et Ruysch, qui avait primitivement partagé l'opinion de Galicn, modifia un peu sa manière de voir et déclara que Thypospade féconde rarement sa femme au lieu de porter en lui une cause radicale de stérilité : Homines hocaffectu laborantes RARo imprégnant uœores^ uipote semine non recto tramite prosiliente (2).
J.-P. Frank a connu un hypospade père de trois en^ fêots (3) ; J. Sédillot cite un exemple du même genre (&) ; Petit-Radel (5) , Morgagni (6) en rapportent aussi ; enGn, M. Ricord m'a assuré avoir constaté cette anomalie sur trois membres successifs de la même famille : Taïeul, le fils et le petit- fils.
En présence de tant d'autorités que devient l'opinion si absolue de Mahon? Doit-on la reléguer parmi cette foule d'erreurs longtemps accréditées, et qui se dissipent à la lumière d'une observation plus rigoureuse? ou, la ramenant à des termes moins absolus, la doit^on regarder comme l'expression d'une partie seulement de la vérité?
Le lecteur va en juger lui-même.
L'ouverture anormale qui constitue l'hypospadias n'occupe pas constamment la même place; tantôt elle se trouve
(4) Opéra eMrurgiea^ cap. 69.
{%) Ammadveri. 4.
(3) De eurandiêhom, morb,^ lib. VI, p. 643.
(4) Journal général de médecine ^ de chirurgie et de pharmacie, — Reûueil périodique de la Société de médecine de Paris, h 4' année. Paris, 4840, t.XXXVII, p. 363.
(6) Encyclopédie méthodique, art. Ghiiubgii.
(5) De êêdi^ue #t cotwif morfromm, epîst. 46, art. 8, 1. S.
676 TROURLES DE LA PONCTION C'Rir.IttTIOl*.
i la base <lu glnml, o lu fosse naviculntrc ; tanlAt pla» oo moins près des bourses, et lantAt, l'iiiin, au fand d'une dîrision longitudinale du scrotum, où clic a é\é pri» «]»et* qu^oispour la vulve el Tuit croire a riicrm&phrodisme,
De ces trois variétés d'hypospadias, il ciit inconlcsloble ifue la dernière eal une couse certaine de stérilité ; cependant elle ne condamne pas rinfortuné fjui laporlei une infécondité éternelle, el II est une circortsfanco (]ui la rend fitcilemenl jasticiablc de la médecine ; c'est lorsque le canal de l'urètre est libre dans tout son parcours, et rgu'une membrane seule oblitère le méat urinaire. Ainsi, on lit dans le tome Vlll du Recueil pModique de la Société de médecine de P»ris « qn'un soldat nommé Si-hmit, Agé de trentc-qaatre ans, portail depuis son enfance une porfuralioii de l'aritre, située au périnée, par où sortaient les urines et le sperme. Le docteur Alareslin, ajant reconnu, en introduisant un ilylet boulonné par celte ouverture, que le canal de l'urètre . était creuv jusqu'à l'eitrémité du gland, où il se trouvait bouché par une membrane qui avoit probablement causé la crevasse du périnée, Gt placer ce soldat comme pour l'opération (!e la taille, el soulevant ta membrane avec nn stjlet boutonné, pratiqua une incision qui remédia complètement è celle infirmité, u
En dehors de celte circonstance heureuse, dont le médecin deira toujours s'ussurer, cette variété de l'hypospadiss e»t une cause radicale de stérilité, car le sperme ne va même pas tubrificr les organes génitaux externes de la femme, el tombe entre les jambes de ce triste inRrmc.
Mais en est-il de même des deux autres variétés? Les faits que j'ai rapportés et dont j'aurais pu grossir le nombre, ne pL-rmeltcnt plus de répondre par l'aflirmalive et forcent la conviction en faveur de la faculté fécondante des hjpo-
AFFECTIONS DU CANAL DE l'uRÉTRE. 677
spades. Mais alors comment expliquer le mécanisme de ce pouvoir fécondant, puisque j'ai établi comme une des conditions de l'acte la projection du sperme contre la matrice? Devons-nous adopter l'étrange hypothèse avancée dans le Dictionnaire des sciences médicales^ par les auteurs de l'article Hypospadias, et qu'ils expriment ainsi : c< S'il était permis de chercher à expliquer physiologiquement le mécanisme de l'imprégnation dans le cas qui nous occupe, on pourrait peut-être en trouver le moyen dans une force attractive de succion imprimée à tous les organes de la génération au moment de la copulation. Cette force, qui tendrait i diriger le sperme jusque dans l'utérus et les trompes de Fallope, peut être appréciée par opposition avec la force d'expulsion imprimée aux mêmes organes lors de l'accouchement, et qui est telle, que tous les corps étrangers introduits à cette époquedans le vagin en sont rejetés à l'instant. »
Cette hypothèse, qui n'est qu'une variante de celle de VauraseminaliSj ne repose sur aucun fait certain, sur aucune observation directe. Parce qu'un organe se débarrasse violemment des corps étrangers introduits dans son intérieur, il ne s'ensuit pas que ce même organe attire à lui les corps environnants; le premier phénomène trouve dans les lois de l'organisme une explication qui est l'alpha de la physiologie pathologique; le second, au contraire, exige une exception aux règles les mieuxassises etieplus légitimement acceptées.
Non, l'utérus, s'il se contracte, ainsi que je l'ai dit ailleurs, sous l'action du contact immédiat du fluide spermatique, n'est pas doué d'une force de succion capable de lui amener la liqueur séminale.
Il faut trouver une autre explication à la fécondité des hypospades.
L'ouverture, qui constitue l'hypospadiaSi est modifiée
678 TROUBLES ne LA PONCTION n'BICtÉTION.
dans sa forme et Aans sn direction, selon que la vei^e « tr<Mi*e h iVtfit <Jc repos ou de turgi^scence ; i)nn<i )c premier caa, roBverliire, plus ou moins arrondit^ pnr \» [lacndilé dèa tissus, regarde directement rd hn» et même en arrière ; pradant IVrectiuii. uu conlruire, qui distend les tnam, oelM ooTerture devient oblongne et prend la Im*b, pêm «M dire, d'an bec de Odte, et cela ert si frai qne M AÊàftmmt commence à se produire par le redreMBDMHl aoé éë It verge contre les parois de l'abdemes.
Or, s'il était possible d'appliqwr à ce bae 4ê Mla^ «H gouttière inférieure et se prolongaint joiqv'è l'oInMlA du gland, on simulerait une espèce decaMldoat Ispmi supérieure serait formée par la (ace inférieure de kwf|m et la paroi inférieure par la gouttière deM je vieiM^^irhr, canal artiRciel dans lequel le sperme pourrait, jus()B*i m certain point, librement circuler.
La muqueuse vaginale remplit à mon sens la fonction de cette gouttière et prête un de ses plis longitudinani an rMe qu'elle doit ici remplir.
Cette eiplicatioii, quoique toute mécanique, a l'immense avantage de respecter \ci conditions physiologiques de la fécondation cl de rendre également compte des faitsavancés pour et contre lo fécondité des hypospades, car dans les cas d'un coit négatif, on doit constater que l'ouverture anormale ne subit pas, par l'effet de l'érection, les changements (le forme et de direction que j'ai dit se produire dans lescas d'une copulation fécondante.
En résumé, que l'ouverture insolite de la face inférieure du canal de l'urèlre soit le résultat d'un vice de conformation ou de quelque circonstance accidentelle, cette ouverture n'o>t une citusu absolue l't radicale de stérilité : i» que si elle Kiége au périnée ou è la base de la verge avec oblitéra-
AwnenwB du canal bb t'uRÉtit. 679
tioD de la partie antérieure de Turètre ; 2* que si» par Teflet de rérection, elle ne sabit aocun changement de forme et de direction, et reste loornée en bas ou en arrière.
Dans tons les autres cas, Phypospadias congénital ou accidentel ne saurait être regardé, d'une manière absolue, comme une cause de stérilité.
Je dois, a? ant de terminer ce paragraphe, déclarer que l'explication que je viens de donner se troufe depuis (Mgtemps dans la science, et que, pour la soutenir, Morgagni la corrobore par i'exemple du péni» dea tortues et des vipères, dont le pfancher hirériéor de F*tffèffe manque naturellement et se trouve suppléé, pendant le coït, par la tunique vaginale.
Je ferai également remarquer que cet artifice dans le mécanisme de la fécondation serait annulé dans le cas où le gland, par une cause quelconque, se renverserait en arrière pendant le coït, et s'interposerait ainsi entre la matrice et l'ouverture urétrale. Cette aggravation se présente : l^' quand le gland ne participe pas à la turgescence de la verge, ainsi que Morgagni Ta observé; 2* quand le filet a une étendue trop peu considérable et ne s'est pas rompu.
A cette occasion, je signalerai la facilité avec laquetle les personnes peu exercées peuvent prendre pocrr un bypospadias une simple brièveté du frein. Je me souviens encore qu'au début de ma carrière, je commis une semblable erreur, et qu'après la section du filet, dont l'indication était formelle, je dus^ modifier un diagnostic et un pronostic qu'il était impossible de dissimuler au malade. Il est vrar que celoi-ci avait cinquante ans, n'avait pas toujours, vécu dans une chasteté exemplaire, et que je n'avais pas asseas d'expé* rience pour savoir qu'il est des filets qui ne cèdent que sous le bistouri on les ciseaux.
680 TRVUULCS DS LA FuttcnoK n'sxcitftTioN.
L'^p'^l'^'"''^' "" P**'"^ ^*^ *"^ 1"i "^^'^ orrupe, ne £(• l^re dû rhj'pospadias qtie par «a plus grande rareté, et (|tie par la position de t'ouverturu urétrale. Le mëcaitismc qui rend l'hjpospnde fi^rtik, reslilue In facullé récondaole k répispode,avec celte diiïéreiice »eulcme»t (jue, dans ce dernier IMS, la iiiu<]ueii»e ia[;inolu forme le plancher sapérieur du ciinal urliflciel, tondis que daus l'hjpospadias elle ea fornie la face inférieure.
.^ III. — États c^BB^nlIaoK on nvcMcBtrb «r la **•«• <«piibI«<B d>a(rslacr la «(^rllUA.
Parmi les élals rongénileun on nrigui» de la verge, incom* patibles avec la puissance fécondante, il ne peut être icj rjnpslioii (jup dn volume du pi'rls pendant le roit, car en exceptant le canal de l'urètre dont je tiens d'étudier les altérations, cet organe ne remplit ([u'un râle de sustentation dans l'acte de la fécondation.
Comme difformité congénitale, la petitesse eitrème de la verge, soit en longueur, soit en circonférence, peut, daoi \cs conditions normales de conformation de la femme, être une cause de stérilité. Le vagin n'étant point distendu par un pénis suffisamment gros, laisse en contact les plis de la muqueuse, lesquels, interposés entre le museau de tanctw et le gland du pénis, rc^^oivent le jet spermatique et l'empè' chent d'arriver jusqu'à l'ouverture de l'utérus.
Dans certaines conditions anormales du câté de la femme, comme dans les cas de descente de matrice, la fécondatioo e»l rendue possible par ce déplacement même de l'organe utérin qui, lui, alors efface les plis de la muqueuse vaginale.
Un pénis trop volumineui, pouvant a peine franchir la vulve, amène aus^i îles résultats négatifs par un niéca-