‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 96 sur 122 · ÉTATS CONGÉNITAUX OU ACCIDENTELS DE LA VERGE · texte numérisé non relu

ÉTATS CONGÉNITAUX OU ACCIDENTELS DE LA VERGE

malgré des pollutions nocturnes qui se renouvellent une ou deux fois par semaine. La masturbation détermine l'excrétion du sperme, avec jouissance et avec des saccades asseif faibles et proportionnées à la ténuité de l'érection. Chez ce malade dont l'impuissance est survenue, sans cause connue, pendant la traversée de Montevideo au Havre, la liqueur séminale contient des zoospermes. L'anaphrodisie date de sh mois environ et s'améliore sensiblement sous l'action des courants galvaniques répétés tous les jours pendant vingt minutes.

Mais quand l'organisme est profondément altéré, quand l'impuissance est le résultat de pertes séminales ou autres, qui ont jeté la constitution dans l'alTaiblissement et le marasme, les testicules participent à cette faiblesse générale sans que le trouble de leur sécrétion puisse raisonnablement être attribué à l'impuissance; ce sont deux phénomènes concomitants de l'altération de l'organisme, et ils n'ont entre eux que les relations qui unissent les symptômes d'une même affection.

En résumé» l'impuissance en elle-même, c'est-i-dire circonscrite dans le fait seul de la non-érection de la verge, n'empêche pas la sécrétion normale du sperme.

Mais, ainsi que je l'ai dit h l'occasion de l'impuissance idiopathique , l'impuissance étant rarement une affection isolée, et se liant presque toujours à un état morbide, soit de l'organisme général, soit de quelque partie de l'appareil génital , soit de quelque organe éloigné ou voisin de cet appareil, c'est à cet état morbide qu'il faut rapporter le trouble de la sécrétion spermatique.

Comme on le voit, en tenant compte, d'un côté, des difficultés, j*allais presque dire de l'impossibilité de l'accoo* plement, et de l'autre, de la fréquence des états patholo*

CIUPIT

ÉTAT PATHOLOQIIJ

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point de vue de l'iotérèt social, prend quelquefois une importance très grande, parce qu'il est souvent le résultat d'institutions humaines évidemment trop c^n opposition avec tes lois de la nature.

L'indication de quelques-uns de ces phénomènes sociaux va mieux faire comprendre ma pensée.

La loi du croisement des races, dont je me suis déji précédemment occupé, vient se placer en première ligne, et je ne puis, à son égard, que répéter les considérations que je lui ai consacrées au début du livre sur la stérilité.

Le luxe, la vie molle et efféminée, la satisfaction trop complète de tous les besoins, sont encore des causes de cet état, et ne se traduisent par aucune lésion anatomique* Leur action, quelquefois méconnue chez les individus, est souvent manifeste chez les peuples. Rome, tant qu'elle honora et pratiqua la pauvreté, put suffire à elle seuJe, sans admettre les peuples conquis dans son armée, à une reproduction inouïe d'hommes qu'elle perdait dans ses guerres continuelle^} mais quand le luxe, fruit de ses con^ quêtes, eut pénétré dans ses mœurs, une décroissance notable se manifesta dans le recensement des citoyens. Tite- Live se plaint de cette dégradation dans le chiflre de la population; Auguste ordonne aux chevaliers romains de se marier : vaine précaution I les mariages des chevaliers romains sont stériles ; le sénat s'emplit d'étrangers qui con* voitent le trône devenu vacant; et bienlôt l'empire, d%m lequel le luxe foit la solitude, tombe aux mains des nations du nord, pauvres, mais fécondes.

En Asie, sous un climat fortuné et avec la faculté de prendre plusieurs femmes, les Orientaux manquent de braa pour défricher les terres.

En Europe, lea villes les plus riches seraient |)iwl^

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ordinaire de la liqueur spermutique; les vésicules séminales, la prostate, les glandes de Cowper, sécrètent leur mucus comme d'habitude ; en un mot, l'investigation la plus minutieuse ne dénote rien de morbide dans une partie quelconque de l'appareil générateur; seulement, si Ton soumet le sperme au microscope, on le trouve tantôt complètement yeuf d'animalcules, et tantôt animé par quelques zoospermes rares, petits et ne se livrant pas aux mouvements désordonnés auxquels ils sont en proie d'habitude.

On observe souvent aussi sur les animalcules qui semblent inaptes h la fécondation , cette altération, signalée par MM. Wagner et Pouchet, et qui est caractérisée par la chute, ou plutôt par le renversement de l'épithélium. Cette altération m'a surtout paru coïncider avec ce que j'ai nommé les avortements précoces, pour me faire croire que l'homme n'était pas toujours étranger à la débilité de la gestation.

Quoi qu'il en soit, comment expliquer cette altération du sperme qu'aucune lésion anatomiquc ne légitime? Dira-t-on que c'est un effet de l'influx nerveux ? Je veux bien que l'innervation ne se dérobe pas à l'empire de certains faits dont j*ai tout à l'heure énuméré les principaux; mais la question ne fait que changer de place, et je demanderai alors en quoi consiste cette modification morbide de l'inner- Talion. J'en vois bien les résultats dans le sperme, mais j'en cherche le mécanisme.

Sans doute, nous ne connaissons pas davantage le mécanisme de l'altération du liquide séminal ; mais en restant dans les limites de ce dernier, nous avons le bénéfice de ne pas introduire dans le problème un élément qui n'aide en rien à sa solution.

Le sperme infécond, qu'on me passe l'alliance de ces deux

expressions, conserve quelquefois toutes ses qualités phy-

6<>0 tïAT rATRnLOfilQDf! DU SPBkM.

■iqui-s : con!*istariCf, odeur, conlcur, on le dirait («rftrtelaenl «pie i la léfonciâlion ; miiis, Maminé la nirrovraiie, it ne lUVèle na* reiislence dfi Kporinatotoîdea, ou s'il en |ai«e Bperreioir rfes traces, il wl farilc cle<'as*urfr <\af m ai>iniat*-iil" »'»"* "' '■ 'onSUPt"", ni surlool la ritarité fl l'iolffiri** <•* forme qu'ils prAseiiteiil il'ordinaire.

Ce toMres deui phénomènes, ab<ienre on étal «nontial ^ HwnMlotoiil^*. qui loniititiieiit réellcmi-nt l'alléralmn ,„^tfj^r lie la liqueur »^miiial« ; quclqui^fni* nlle-n est ■hM^ rfaireet plux limpide que d'Iiabitiide; ellp a une odeur anitt* caracH^rislique, mais contient deo «prnnalotoaim cotnnif' t l'ordinaire; dan» r^ vas, elle coii»i rve (ouln »e* ■tropriéléfi rérondnntfR, et, au point de tue de la Mt^riNlé letlr que je l'fli définie et non sous le rapjiori di- l'aivrleipent précoce, elli; ne sourait être nccusée d'être malade.

Il but donc le dire bien linut : Dans la Torme de «lérililé «ni m'ocru|ie ici, deux circonstances seules peuvent directe* nient éclairer le diagnostic : les antécédents du malade et l'eiamen microscopique du iiperme.

Mais pour que cis deux indicntions aient toute la T'Ieor que le médecin en doit attendre, it Taut, au préalable, s'assurer de l'intégrité parraitedel'npparerl génital, et de l'absence de toutes tes causes de stérilité, soit générales, soil locales, que j'oi passées en revue dans les divers chapitres précédents. Il luut se souvenir que les altérations du speme, sans modifications de la suiité générale et sans lésions analomiqties, si elles peuvent incontestablement se produire, constituent des cas rares, el qu'on ne les doit accepter qu'nvec la plus fcromle circonspection.

L)e plus, une distinction capitule, el sur laqaelle )e M jaurais trop insister, se tire de l'absence complète ou simplement d'un état anormal des apermatoieaires ; 4n» le

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