C. Troisième espèce : cvkitjs 00 uvk/ixe
L'inflammation peut débuter dans l'iris selon différents modes ; tantôt elle se déclare dans la membrane séreuse qui
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tapisse l'iris en avant, ou dans les couches les plus antérieures du parenchyme de cet organe, parties dans lesquelles elle se manifeste soit primitivement, soit en s'y propageant des membranes extérieures du globe oculaire plus ou moins violemment phlogosées ; tantôt elle suit une marche inverse et débute sur la surface postérieure de l'iris, c'est-à-dire sur la portion de la membrane qui est enduite d'une couche pigmenteuse, et là son invasion peut être primitive ou consécutive à une phlegmasie de la cristalloïde antérieure. Elle ne saurait donc, dans aucun cas, établir son siège dans le pigmentum, qui ne constitue nullement une véritable membrane ( l'uvée ), comme le croient quelques anatomistes, mais qui n'est autre chose qu'un vernis de couleur noire, adhérent à la face postérieure de l'iris. Quand l'inflammation existe dans la partie postérieure de l'iris, qu'elle soit aiguë ou chronique, elle offre, sauf quelques modifications légères,les symptômes de l'iritis parenchymateux. Dans ce cas les changements dans la forme et les mouvements de la pupille se manifestent avant une altération sensible dans la couleur et la structure de l'iris. Mais il n'est pas fréquent de rencontrer l'inflammation ainsi bornée à la partie postérieure de cette dernière membrane. Le plus souvent , cette espèce d'iritis est accompagnée de cristalloïdite antérieure; en un mot, presque toujours il existe une cristalloïdo-uvéite. Les auteurs qui ont donné à cette dernière variété nosologique la dénomination à'uvéite ont donc, selon nous, incomplètement localisé la phlegmasie , puisqu'ils n'en ont borné le siège qu'à une seule membrane, tandis que dans la généralité des cas elle existe dans deux tissus, savoir la partie postérieure de l'iris et la capsule antérieure du cristallin. Nous verrons plus tard que les autres symptômes assignés par les auteurs à l'uvéite appartiennent à la cristalloïdite antérieure, à l'occasion de laquelle nous reviendrons sur l'uvéite ou irido-périphakite.
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Terminaisons de l'iritis. — Dans la description des différents degrés de l'iritis, nous avons fait remarquer que cette inflammation peut se terminer soit par la résolution, soit par des lésions graves , telles que l'obstruction partielle ou totale de la pupille , par l'exsudation d'une quantité plus ou moins considérable de matière solidifiâble , l'adhérence du bord pupillaire à la capsule , la déposition du pigmentum de l'uvée sur un ou plusieurs points de la capsule antérieure , l'exsudation de pus dans la chambre antérieure, la formation d'abcès à la surface antérieure de l'iris , la vascularité de cette membrane , ses végétations , l'épaississement ou l'amincissement du tissu irien , la disparition de la chambre antérieure par suite du gonflement de l'iris et de son adhérence avec la paroi concave de la cornée , et enfin la dégénérescence staphylomateuse de l'iris et de la cornée. La résolution de l'iritis ne se fait pas attendre lorsqu'on oppose à cette inflammation des moyens énergiques dès le début. Mais si d'une part les effets salutaires d'un traitement rationnel dans cette affection sont incontestables et produisent souvent des résultats surprenants, il faut aussi dire qu'un grand nombre des lésions consécutives de l'iritis est au-dessus des ressources de l'art.
Au nombre des terminaisons moins fâcheuses de l'iritis , nous comptons les deux suivantes :
1° L'épanchement de pus ou de matière puriforme dans la chambre antérieure. Cette terminaison a quelquefois lieu dans l'iritis séreux. A mesure que les phénomènes phlegmasiques diminuent d'intensité, le pus est entièrement ou partiellement résorbé. Souvent la partie ténue de ce liquide disparaît seule, tandis que la partie épaisse ou solidifiée se précipite pour ainsi dire au fond de la chambre oculaire et à la surface antérieure de l'iris, soit en masse, soit sous forme dé fausse membrane non organisée.
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â° La surface de l'iris est quelquefois le siège d'un ou de plusieurs petits abcès, élevés en relief sur cette membrane. Ces abcès peuvent se rompre et donner également lieu à l'hypopyon. On les confond souvent avec des végétations. On voit quelquefois les vaisseaux que nous avons décrits plus La ut se ramifier dans le voisinage de ces abcès et les entourer d'une espèce de couronne vasculaire. Si l'abcès se rompt, les lambeaux du kyste présentent des bords libres flottants dans l'humeur aqueuse , puis ils se rétractent, et finissent enfin par disparaître.
Les adhérences de l'iris peuvent occuper une partie ou la totalité de la marge pupillaire. On ne parvient que dans des cas fort rares à en déchirer les plus fines, à l'aide de moyens mydriatiques. Ordinairement elles persistent pendant toute la vie, et s'organisent de la même manière que les fausses membranes siégeant dans la pupille.
L'atrésie de l'ouverture pupillaire formée par ces dernières est complète ou incomplète, et la vision alors peut être partiellement ou totalement abolie. Dans ce dernier cas, la seule ressource qui reste après que l'on a combattu l'infi animation est l'opération de la pupille artificielle, à moins toutefois qu'elle ne soit contre-indiquée par des considérations particulières.
Plusieurs de ces terminaisons de l'iritis ont besoin d'être examinées à part, parmi les maladies chroniques de l'iris, et particulièrement quand nous parlerons de l'opération de h pupille artificielle.
Causes de l'iritis. — Elles sont générales ou locales.
La plupart des inflammations de l'iris sont dues à des causes générales ou constitutionnelles j c'est ainsi que l'on rencontre fréquemment ces phlegmasies chez les individus dont l'économie est soumise à l'influence délétère d'un travail pathologiqn e étendu, tel que la syphilis , les scrofules, la goutte; nous ignorons les raisons pour lesquelles ces dyscrasies ont de la ten-
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dance à produire des ravages dans l'iris ; la vascularité de cette membrane peut-elle fournir une explication suffisante de ce fait curieux?
Chez plusieurs auteurs anglais, MM. Travers, Hewson, Wallace, etc., on trouve la description de certaines variétés d'iritis consécutives aux affections typhoïdes , ou occasionnées par Tusage prolongé des mercuriaux. Notre expérience ne nous a fourni aucun indice de l'existence de ces variétés* nous n'avons jamais rien vu qui soit de nature à nous faire croire à quelque influence particulière de la fièvre typhoïde ou des préparations mercurielles sur l'iris. Appelé il y a quelque temps auprès d'un malade dont l'affection- était considérée par plusieurs médecins anglais comme un iritis mercuriel, nous avons déclaré que pour nous la maladie était un iritis arthritique bien caractérisé et accompagné seulement d'une salivation mercurielle. Un traitement antiphlogistique et anti-arthritique , mis en usage d'après notre avis , ne tarda pas à triompher de la maladie , et à nous confirmer encore dans notre opinion.
Au nombre des causes locales ou externes les plus fréquentes qui déterminent l'inflammation de l'iris , nous devons citer le refroidissement du corps et l'influence qu'exercent sur notre économie les variations atmosphériques. L'action immédiate de l'air sur cette membrane , après une opération de cataracte par extraction ou de la pupille artificielle, semble avoir une moindre part dans la production de l'iritis que les lésions traumatiques que l'iris éprouve communément dans ces circonstances. Les blessures de l'iris causées par des instruments tranchants sont moins souvent suivies de phlegmasie que les contusions , les tiraillements , les déchirures de cette membrane , lorsqu'il s'agit de faire passer par l'ouverture pupillaire un cristallin dur ou volumineux , ou dans l'opération de l'irido-dialysis , et