SECTION IY. — DES OPHTHALMIES SPÉCIALES OU COMBINÉES
( OPIITH.ALMTES SPÉCIFIQUES DES AUTEUR?. )
Nous avons examiné jusqu'ici les caractères des ophthatmies .d'après leur siège dans les divers tissus de l'œil; nous avons vu ressortir de cet examen des différences notables dans les phénomènes de l'inflammation , suivant qu'elle se fixe dans l'une ou l'autre membrane, et nous avons exposé les symptômes nombreux avec lesquels ce même travail pathologique peut se manifester dans un organe d'une structure aussi complexe. Il doit paraître évident à ceux qui nous ont suivi dans no? considérations , que la diversité des tissus attaqués par la phlogose imprime à cette dernière des modifications extrêmement importantes ; que par conséquent nous avons déjà en partie résolu la question que nous nous sommes posée, et que nous sommes en droit de dire : Les différentes espèces d'ophthalmies formées par l'inflammation des diverses parties du globe oculaire y présentent incontestablement des caractères anato iniques pouvant servir à leur diagnostic. La première chose à faire pour arriver à une appréciation certaine des phénomènes morbides , c'est donc de localiser l'affection , de rechercher son siège. L'anatomie des systèmes, nouvellement créée, nous osons le dire , par les travaux de Bichat , aurait dû imprimer à l'étude de la pathologie oculaire, et notamment à celle des ophthalmîes , un progrès sensible en France, pays natal de cet homme immortel. La patrie des Maître -J an, des Saint-Yves , des Janin, aurait dû profiter de la première de ces découvertes \m portantes et essentielles pour la localisation des maladies oculaires et des ophthalmies en particulier. N'est il pas étonnant qu'une application aussi heureuse des doctrines de Bichat ait