CHAPITRE VII. DE L IRITIS SYPHILITIQUE
Nous avons déjà dit (p. 245) que nous établissions une différence essentielle entre les formes blennorrhagiques et les formes chancreuses de la syphilis , et que nous regardions les premières comme des catarrhes très violents et d'une nature particulière. Les affections blennorrhagiques des parties génitales et de l'œil, de même que les maladies catarrhales d'autres parties , peuvent être contagieuses lorsque le produit de la sécrétion morbide se trouve transporté sur une muqueuse susceptible d'une affection identique ; mais cette faculté du mucus blennorrhagique est loin de constituer, pour les affections blennorrhagiques, une virulence et une spécificité telles qu'on est forcé de les admettre pour la véritable syphilis cfoancreuse; on peut encore moins défendre l'opinion de l'identité de cette dernière et des formes blennorrhagiques, opinion qui, malgré le nombre de faits qui la contredisent, n'est pas sans partisans.