‹ Traité de l'ophthalmie, la cataracte et l'amauroseChapitre 60 sur 70 · TABLEAU SYNOPTIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU SYNOPTIQUE

2° Doultur.

3» Phatopkobi*.

h* Vision.

OPHTHALUIE

CAIABBU1LE.

Sensatiottde démangeaison , de cuissou superficielle , qui augmente surtout le soir et le matin: le malade croit sentir du sable ou un corps étranger entre les paupières.

Poiulde photophobie tant que lopbtbalQiK «atarrbale est simple.

5' Coïncidence de la phlegmasie oculaire, avec une affection siégeant dans d'autres organes.

La vision est trouble Ter* le soir à cause des mucosités sécrétées alors «n plus grande quantité, et se précipilant , en forme de fila uients . sur le miroir de l'œil. Le trouble de la vision est passager et cède le plus souvent aux frictions des paupières avec le doigt.

Souvent l'ophtbalmie ca larrhale est précédée ou accompagnée d'affections catarrbales de l'une ou de l'autre partie du système tuuqueux. Les malades son; atteints . en même temps, de coryza, de bronchite, de catarrhe des voies intestinales, etc.

Erïiiiiïin

Douleur lancinante q»i guiente surtout lorsqu'on essaye d'ouvrir 4es paupières. Tantôt cette douleur, bornée au giobe oculaire, est superficielle: laatôt ellest accompagnée d'élancé menls dans la tempe et au côté de la tète correspondant à l'oeil malade. Celte douleur fait souvent des remissions qui lui donnent un caractère périodique.

É RTSIP É L A TE r SE.

LegonUement de la conjonctive oculaire , faisant saillie entre les paupières, donne lieu à un* sensation désagréable de picotement, de froissement et de ten sion.

La pboiophobje est vio^ lente, et eu harmonie avec le degré d'intensité de la sclérothe. Le malade ne peut pas ouvrir au grand jour l'œil affecté , tandis qu'il l'ouvre spontanément dans un jour modéré ou dan» une demi'obscurité.

Tant que l'opbthalmiej rhumatismale reste concentrée dans la scléroliqns , la vision est peu troublée , ou ne l'est pas du tout ; mais le:

trouble devient plus consi dérable dés que la cornée, la membrane de l'humeur aqueuse et l'iris commen-

cent à s'affecter.

Dans le cortège de l'opb lhalmie rhumatismale « trouvent souvent des affections rhumatismales d'autres organes. D'autres fuis la même cau»e qui donne naissance à l'affec tien rhumatique de l'œil, u agi en même temps sur une partie quelconque du système muqueus , d'où il résulte que l'ophlhalmie rhumatismale se trouv-e alors accompagnée d'une affection catarrbale d'un autre organe.

Point d« photop'uobif.

La vision n'éprouve point d'altération dans l'optimal mie érysipelatCM*.

L»:\;>ipèle de la con ionctive n'est souvent que le résultat de l'extension d'un érysipèle de la fac ou des paupières à la mu queuse oculaire.

DES OIMITHALMJES COMIU.XEL5.

OPUTIIALMIE

VKINBL'SI!.

Au début, «cnsalion d'un froid glacial, d'engourdi* sèment dapa le ft'OW , les paupières, à fa superficie de l'œil , dans le côte correspondant <lr la |cle .• pai fuis, Sensation illusoire d'un cheveu, d'un lil , d'une loin d'araignée , qui louché su perlicicllemtnl le (Vont et les paupières.

Iians la péiioie de la plus grande intensité, don leur lérébranle et lai'.cjliante., occupant le fond de l'orbite et la région si>u| (M'biluire, et s'il radiant ù la tempe, à l'occiput et à la joue. Ces douleurs sorti réiuiilenlcs et s'exaspèrent «ui'lout vers le tuir; cliea lODt bouvflnt acconipagiiref.

u« pliQtopaie,

La phoiophobîe existe lorsqu'il ,v il sclérolîle ) cependaîtt elle est liioiiis vi a lente dans la sciérolite arthritique que dans la scié rolitc rhumatismale.

La vision peut rester nette, taut que l'ophlhal mie veineuse ne s'étend pas liés loin au delà de la conjonctive ; mais, à mesure que le cercle veineux se forme autour de la cornée et que le fond de l'œil devieul verdalre , la vue se couvre d'une gaze , d'un brouillard qui devient de plu» en plus épais, cl qui peut finir par une técilé complète.

L'opbtbalmie veineuse est toujours précédée d'un dérangement dans les fonctions des viscères abdominaux, dont nous avons coinpris les symptômes sous le uom de pléthore abdominale (page '298] ; des douleurs goutteuses, des hémorroïdes irrégulières , de» anomalies ou la cessation du flux menstruel , et une congestion cérébro oculaire dépendant de ce trouble de la circulation précèdent ou accon»p;'»i:îIil cellfi "ijI*' tlialojir.

oj'irriiALUii;

sciioriir.M-Ki..

La conjouctn lié ifSrofu leuse simple n'esl pas ac cmnpa.imee de douleur:, ce n'est que dans ses r ^implications avec l'uplillialmie catarrhalc ou rliuiiiali.Miiale qu'on l 'Cucoiilrc les scusalions dnulouir.'iises qui accompagnent ces dernières espèces d'opbl liai n lie.

ïoiiltt- ie; loi* ffm l*oplj thnimic scvftfutetft* ftfl ter

enuipngiiée de jjhotophobî.; et de blépharu-spasmc , on dêçouvr* des traces plus ou moins évidentes de la sclérolile rhumatismale , qui accompagne l'ophlhal mie ou qui l'a précédée.

Pans la conjonctivite scrofuleusc la vision n'éprouve aucune atteinte ; elle ne Commence à se troubler que dans le cas où la cornée et les tissus profonds de l'ail nllamment ; alors le trou ble de la vision est en barmonic avec les altérations produites par la pLlegmasie de ces tissus.

La plupart des individus atteints d'opbthalrnie scrofuleuse présentent une Ikibitudc particulière, dont nous avons fait connaître caractère ( pag. I 07 ) ; des directions scrofulcuses d'autres organes, des éruptions cutanées , des ulcères lymphatiques, des engorgements glandulaires , des al' fections du système oc-seuk, précédent souvent l'cphi balmie scrofuleuse , et COfpCISui quelquefois avec c.ctje dernière.

OPilTIlALMIG

SVl'IllJ.IT'oi K.

l.'oulcnrs vi'dciile» fieeu panl la région siisoi bilaiir du côté all'eelé , et n'irradias! <mj«-I 'jm 'ois aux ré gious loiiunes de la I •' : t «• -, ces douleur-, *'c.\ii>oeiii,l p«fl danl la nuil, om le plui- .le violence vers minuit, il pet dent de Ir 111 intensité ver»

le malin.

l.'o{]llt!taiHsif'.^jvl,iilti.!t!f.

quand dit existtt *"ul< '■ qu'elle Bat exempte de <:o«i plici'.liou , n c.-t jhumis iiccompagnée de phntopLobie.

La faculté visuelle est plus ou moins altérée, en raison de l'intensité del'in-

lîainuialion et des exsudations plastiques formées dans l'ouverture pupillaire.

Unesvphilide cbancieuse précède constainmcnt plus ou moins long-temps le développement de l'irilis sypbilitique ; il se peut que îles affections vénériennes d'autres organes co-ex:slent avec Popfilnalrulc de cette nature.

OPHTHALM1E

v wnoLtCM.

L'éruption de rexao'.bèiii". tUt la eonjonctivejs'an-

nonce par nue . ovation Je leonun , <ie ; i.iviei - ci de douleurs lancinantes ,

que les malades éprouvent au-dessous des paupière*, \ mesure que I iull.immation ei l.i tiippuration eu.

valussent une plus grande partie du globe, o.ulairc, la douleur <!e\i'iil [dus

aiguë el plut ifolénle,

tuître eat très grande idrs larmes brûlant' huit de la feule de.i paupière*.

Le trouble de la vision est en harmonie avec la véhémence de l'inflamuiation et avec l'obscurcissement de la cornée.

L'opbtbalmie variolcufe e montre toujours dan» le •oi lége d'une éruption va rioleuse générale.

TABLEAU SYNOPUQIL

OPHTHALMIE cataeuhale.

Résolution; cbémosis :, état granulaire de la con jonclive ; pannus produit par celte dernière. Absence de pustules et d'ulcérations sur la conjonelive ou sur la cornée.

EUUMAT1SMAX.E.

Piésolution ; développeinent de phtyotènes sur la cornée: ulcérations superlicielles de cette membrane par suite de la rupture de ces phlyctènes; exsudations dans l'ouverture pupillaire lorsque Firis a été affecté.

Abaissement subit de la température qui agit sur 1; muqueuse de l'œiL La cause de la maladie et celle des catarrhes, ou irritations secrélives des membranes mu queuses, sont identiques; la portion muqueuse de la conjoncli\e { celle qui couvre et avoisine les paupières douée d'un corps papÛlain) est principalement affectée.

H y a, eu outre, souffrance du système muqueux dan»

une grande étendue. Tous ces détails justifient le nom d'ophtbalmie catarrbale que nous donnons à cette phlegmasie.

Le traitement de l'ophthalmie catarrbale se compose des indications suivantes :

1° Indication antiphlogistique qui le plus souvent est remplie par l'action répercussive des collyres astringents;

2 Indication résultant de la suppression momentanée de la transpiration cutanée indication à laquelle répond l'usage des sudoriliquts;

3° Lorsque l'ophthalmie catarrbale est rebelle à ce traitement, déplacement de l'irritation sécrétive sur d'antres parties du système muqueux (purgatifs), ou sur la peau (vésicatoires).

iBisiPJLiimiE.

Résolution ; œdème de I; cou joui tive.

Abaissement subit de la température qui agit sur les tissus libro-séreux de 1' L'irritation des membranes Cbro-séreuses pur suite de variations brusques de la température atmosphérique constitue le rhumatisme ; c'est pour cela que nous avons donné à la pblegmasie des membranes tibro - séreuses de l'œil, par suite de refroidissement , le nom d'opbthalmie rhumatismale.

Le traitement de l'ophtlialmie rhumatismale est dirigé d'après les indications suivautes :

1° Indication antiphlogistique ; émissions sanguine* générales et locales , l'usage des mercuriaux, révulsion superficielle ;

2° Indication antirhnmalique remplie par l'emploi des préparations antimoniales , les sudorifiques, le colchique , etc. ;

3° Révulsion énergique établie sur la peau dans les cas de récidives fréquentes.

Refroidissement exerçant son influence sur des personnes d'un tempérament bilieux; quelquefois origine épidémique. Cette pheg aiasie, qui présente tous les caractères d'un érysipèle ,

qui doit son origine aux mêmes causes, mérite le nom d'ophtbalmie érysipélaleuse.

Le traitement de l'oph- Ibalmie érysipéîateuse consiste dans les indications suivautes :

1° Indication anligastri que remplie par l'administration d'un Tomitif ou d'un purgatif; cette indication est secondée par l'usage de légers sudorifiques ;

2° Indication topique, emploi de compresses simples ou de sachets aromatiques sur les paupières.

DES OPHTHÂLMIES COMBINEES.

TT

OPHTHALMTR

VBIXEC8E.

Résolution ; ulcération profonde, de la cornée et ses suite» lorsque celle membrane se perfore; glaucome, et par là cécité complète , dégénérescence , staphylome de la choroïde Dans le»

casd'iritis, exsudations dans la pupille et «ouveni oblitération de cette ouverture.

Causes générales des affee lions goutteuses hémorroï dales et dysménorroïques La nature particulière de cette ophthalmie, due à la sympathie existant entre la eboroïde et le système de la veine porte , et à la complication avec la con gestion d'un sang veineux, desliné à être rejeté par les vaisseaux abdominaux , nous l'a fait désigner sous le nom A'ophthatmie veineuse.

Nous distinguons dans le traitement de l'ophtbalmie veineuse deux indications principales :

1° Indication antiphlogislique qui doit être ern ployée dans une grande étendue cl aidée de l'usage externe eî interne des narcotiques, pour diminuer les douleurs et la sensibilité de la rétine ;

2 Indication tendant à régulariser la circulal'1011 veineuse , et à stimuler les sécrétions des viscères abdominaux, par le moyen de saignées révulsives, des aloéliques, des sulfureux, des eu.iménagogues, et des moyens connus sous le nom d'.mli arthritiques.

Dans une période plus avancée de l'ophthalniie ncuse, les exutoires les plus énergiques, quiaugmenten l'irritation dans le débul de t'opbtbalmie, deviennent éminemment utiles vers son déclin , pour accélérer la marche de la guérison e' prévenir les rechutes.

scnorULEl :i .

Conjonctivite scrofuleuse :

résolution ; pustules qui se forment sur la jonction de la sclérotique et de la cor née, et quelquefois su réelle dernière à l'extrémité des faisceaux vasculaire»; ulcérations plus ou moins pro fondes lors de la rupture de ces pustules. Dans les cas d'ophtbalmie caiariholympbatique , la pustule se forme à quelque distance de la circonférence cornéale.

Kératite et ophthalmie scro futo -rhumatismale : résolulion, épanchemenls interlamellaires dans la cornée, onyx, ulcération de cette membrane, hypopion, leucome.

Dans les cas d'iritis et de choroïdile, altération plus ou moins moins grave de ces membranes.

Causes générales des affeclions lymphatiques; prédominance du système lymphatique, qui est très prononcée d.uis foute la constitution. Rin. de plus rationnel que d'admettre que celte prédominance du système lymphatique imprime à la ihlegmasie locale un cahet particulier , et de 'appeler ophthalmie scrofuleuse.

Les indications thérapeu ques se résument dans les chefs suivants:

1° Indication antiphlogistique remplie par les émisions sanguines , les purga tifs, les meicuriaux et les riîlsifs dermatiques ; 2U indication anlilymphalique qui réclame l'emploi des purgatifs , des ruercuriaux , des aulimoniaux, des préparations d'iode et de baryte, des aicalins, des toniques, et surtout des me sures propies à ruetlre le malade- dans des conditions extérieures contraires à celles qui favorisent le développement des affections scrofuleuseï.

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