I. — De l'appareil veineux externe
L'appareil veineux externe de la région digitale est tî^-ren.ar- ({oaMe par le nombre^ le développement, la distribution superficielle el la disposition réticulée des canaux qui le composent.
On ne saurait mieux en donner une idée qu'en le comparant dans sa forme générale ù un filet h mailles irrégulières, tendu et moulé sur les deux dernières phalanj^es et les conteuaiit dans son réseau.
Celle intricalion réticulaire derappareil veineux du pied se dessine merveilleusement sur les pièces injectées après macération et desséchées ensuite.
Pour la facilité de sa description, nous y reconnaîtrons trois parties distinctes par leûr situation, bien que ne formant qu'un tout continu, à savoir :
AllATOiriB.
Le réseau solaire ; Lq réseau podophylleux; 3« Le réseau coronaire.
1* 00 AiCSAD SOLiUMg.
(Pl. XIX.)
Les veines du réseau solaire sont remarquables par Tégalité de leur calibra dans toute Tétendue de la surface plantaire, et par Tabsenoe fMresqae absolue de commumcations anastomotiques avec les parties profondes.
Soutenues dans m canevas fibreux spécial (réticolum plantafre) qui remplace le périosfe à la surface inférieure de la phalange et fait continuité au chorion du tissu velouté, ces veines paraissent en effet n'avoir de commimicaLion (jiravcc elles-mêmes, au point qu'il est possible de détacher le réticulum plantaire de la face inférieure de la troisième phalaniïe snns les intéresser.
La disposilion générale des canaux veineux, dans l'épaisseur du réticulam qui les supporte, rappelle assez bien celle des nervures secondaires dans le IMe de certaines feuilles asymétriques, lis sui-» vent, dans leur parcours, une ligne irrégulièrement brisée et interceptent entre eux, en s'aboucbant à des intervalles très-rapprocbés, des espaces inéi^ux, sortes de mailles à formes polygonales irrégulières.
Ces canaux veineux ont un double canal de décharge, l'un central (Pi. XIX, Aj, le moins considérable et le muius cousluiU j l'autre périphérique ou circonllexe, qui conespond à l'artère du même nom dont il forme la veine satellite (Pl. XIX, b b).
Le canal central est formé par les anastomoses simultanées d'une foule de ramifications veineuses, convergentes vers la centre du doigt ^ il est de forme parabolique, et embrasse dans la concavité de sa courbe (aO la pointe du corps pyramidal, d'où il projette ses dcaii branches parallèlement sur les côtés de ce corps dans le fond des lacunes latérales jusqu'aux bulbes cartilagineux, points où il se de* verse dans l^lexus coronaire externe. Cette disposition n'est cependant pas constante \ on rencontre assez souvent des pièces où le eaual cciiu al, que nous venons d'indiquer, est remplacé par des canaux multiples plus considérables que les veines qui forment l'ensemble du réseau, et qui leur servent de déversoirs vers le plexus coronaire superficiel (Pl. XIX, c c).
APPAREIL VASCUtAIRK.
f2|4Wl ytivm pirl»iiéri<i«e on velnf f|rMPfl0x««
(Pl. XiX, BB.)
Cette veioe d'un gros calibre, formée par les ramifications diver* gentes du réseau solaire et par le3 veines desceodantes du plexus podopliyUeiix, longe en suyant une ligne légèrement ondulée, le limbe extérieur du tissu velouté, en dedans de l'artère circonflexe dont elle est le satellite ; elle est quelquerois décomposée, dans certains points de son trajet, en plusieurs canaux plus petits qui Cont continuité h ses tronçons.
Elle reçoit, dans son parcours circulaire, la décharge de toutes les veines solii ius divergentes et des veines poiiophylleuses descendantes, et se termine, aux extrémités du croissant de la troisième phîilan^^e, en plu'^ieurs gros rameaux qui rampent, sous la membrane podopbylleuse, jusqu'à la plaque du cartilage où ils concourent à former le plexus coronaire superliciel*
i* M Maxvt 00 mÊÊÊkv wwaam, NMtnuns.
(Pl. XX.)
Les veines du réseau podophylieux présentent une disposition analogue à celles du réseau solaire i elles sont, comme ces dernières, soutenues dans les mailles d'un canevas fibreux {réticulum processû S^nm de Bracy Clarck , réticulum 80U8-poi|opbylleux) étalé sur là face antérieure de l'os en manière de périoste, et continu au cborion du tissu feuilleté. Communiquant largement entre elles par des anastomoses multiples, elle paraissent, comme dans le réseau solaire, presque complètement isolées des parties profondes dont on pourrait croire communément qu*èUes émanent.
Sinueuses, brisées et rameuses dans leurs cours, les veines podophylleuses serpentent dans le sens de la longueur des lames feuiiietées qui les revêtent, très-rapprocliees les unes des autres et interceptant entre elles des mailles allongées étroites. Leur confluence est telle, dans quelques points, qu'elle^ parais^ut comme accolées par leurs parois externes.
Le catibie de cea vaisasaux est asasc anilDrméaiiit éigal dans tmile rétendue du réseau podophylleux, si eu u*est vers les parties postérieures où exislsntlesoanattxprineîpauxdedèeliarge du plexus pedopbylleus dans le réseau coronaire. *
Les veines podopliyiieuses sont en comîàuincfitiou unastuiiiotique, eu bas^ avec la veine circonflexe du réseau solaire qu'elLod eoncou-
rcnt à former \ et en haut, avec le plexus coronaire qui n'en est que la contînoité.
s* vo wuasm tbihivx MoirAnui.
Le plexus veineux coronaire (Pl. XX, b d) est'disposé, comme une guirlande rameuse, autour de la deuxième phalange, à i*origine delà troisième, et sur 1;» circonférence de l'appareil fibro-cartilagineux qui complète cette dernièi'c.
Il esi sii|»[iorté, comme les nulros réseaux veinoux du doigt, par un canevas libreux. imniedialcinenl sous-jacent cl continu au cborion du bourrelet, et il est juxla-posé, en y adhérant, à Tépanouisserocnt du tendon extenseur, aux plaques cartilagineuses et aux bul* bes renflés du coussinet plantaire.
€e plexus procède des réseaux podophylleux solaires et iolraosseux.
Nous y reeonnaitrons, pour la facilité de sa description, trois parties : l*une cêntrak et antérmre^ située entre les deux plaques des cartflages, et deux latérales correspondantes à ces cartilages euxmêmes.
La partie eentrtUe du plexus corontûre (b) immédiatement sous* Jaœnte au bourrelet, constitue un réseau très-serré formé par dlnnonibrables reines radieulaires , qui s'élèvent, en serpentant, du plexus podophylleux auquel elles font continuité, jusqu à une grosse veine aiiastomotique, jetée en écbarpc d'un plexus cartilagineux à Tautre, et dans laquelle elles s'ouvrent par dix à douze bouches principales (PI. XX, n).
Ces veines de la partie centrale du plexus coronaire ougmcnlenl graduellement de calibre en diminuant de nombre, depuis le plexus podophylleux, où elles prennent leur origine, jusqu'à leur canal supérieur de décharge (n) qui ne parait être lui-même que la résultante de leurs anastomoses successives.
SM pupflw luindM êm »laii» «omalM, m pltsu eartitadiMm.