PI.XX,V
Celle veino s'élève perpendiculairement des plexus cartilagineux et longe en ligne droite les faces latérales de la première phalange, paralioleraent à la direction de l'artère, à \ centimètre de laquelle elle se trouve placée. Elle est flanquée supérieurement, en nrrière, de la branche cnfnnée du nerf plantaire, qui neeiipe, par rapport à elle, la même position que ce nerf lui-mcine, par rapporl à Tarière digitale, et elle est croisée dans sa direction par trois ou quatre faisceaux nerveux divergents* émanés de cette branche et destinés soit à la peau, soit aux parties antérieures.
Dans son trajet le long de la première plialange, la veine digitale reçoit plusieurs rameaux aflérents dont un principal s'anastomose avec elle au niveau de la partie moyenne de l'os, et peut être considéré comme la veine satellite de Vartère perpendiculaire (Pl. XX, k).
Arrivée au niveau de Farticulation métacarpo-phalangienne, la veine digitale se rapproche de l'artère et s'y accole *, celle du côté externe s'introduit au-dessus de la grande gaine sésamoïdienne, entre les tendons fléchisseurs et le suspenseur du boulet, et converge vers sa congénère du côté opposé, avec laquelle elle s'anastomose pour former la veine latérale du canon.
DES VAISSEAUX LYKPHATIQUES.
Il existe un réseau lymphatique très-serré à la surface de toutes les membranes do corps des animaux, à ce point que lorsque, par
une injection au mercure, on réussit à le remplir et à le mettre eu évidence, ces membranes paraissent, à Tœil nn, recouvertes d'une> pellicule argentée, tant les vaisseaux lénus dans lesquels le métal s'est répandu sont étroitement rapprochés îes uns des autres.
Le tissu cellulaire sous-iacent à ces membranes, et celui qui est libre entre les différents organes, paraît aussi, comme l'admettait Mascagni, servir de support à la surface de ses mailles à un réseau lymphatique analogue.
Cet appareil de vaisseaux lymphatiques qui entre comme élément
APPAREIL VASCULAÎRE. 73
essonliel dans la structure de toutes les membranes du corps et du Ussu cellulaire général, se retrouve-t-il également dans les tissus téçumentaire et cellulaire du pied ? Oui, évidemment.
A défaut de démonstration 'directe, l'analogie de structure, de fonctions et d^allérations morbides autoriserait à l'admettre.
Mais cette démonstration ne noua manque pas. Il est fkcile de se convaincre, au contraire, par une dissection même à l'œfl nu, qu'il existe un réseau lymphatique très-riche et très-développé au-dessous de la peau, dans le tissu celluianc tiui entoure la deuxième et la première pliai ange.
Les vaisseaux imncipaux de ce réseau se présentent quelquefois avec un diamètre ej^alU celui d'une petite plume d'oie; très-anastomotiques dans leur parcours, ils suivent le trajet de l'artérc et de la veine digitales , et vont se rendre dans des vaisseaux lymphatiques plus volumineux, situés le long des tendons fléchisseurs, dans la région métacarpienne ou métatarsienne.
jyoik procèdent ces vaisseaux lymphatiques? Evidemment, ils servent de confluents à ceux plus ténus qui entrent dans la composition des membranes sous-ongulées et du Ussu cellulaire sous-Jacent. Mais il ne nous a pas été possible de rendre le réseau de ces derniers appâtent par une injection au mercure. L\ paisseur du tissu dos membranes sous-ongulées, leur disposition tomenleuse ou ieuilh^tée, la rigidité de leur surface nous ont opposé des difficultés insurmontables.
Malgré cela, cependant, nous demeurons convaincu que la peau prolongée sous Tonglc et le réiiciUum qui la double, ne présentent pas, à l'égard de la disposition de l'appareil lymphatique, de différences essentielles avec le tégument général et le tissu cellulaire qui lui est sous-Jacent*
La présence de vdnes lymphatiques volumineuses dans le tissu cellulaire qui environne les deux premières phalanges, est une forte présomption en faveur de celte induction ; et, d'autre part, les maladies particulières qui envahissent quelquefois tout l'appareil lymphatique d'un membre, à la suite d'une lésion irauraatique des tissus té-' gumcntaires sous-ongulés, fournissent à l'appui de cette opinion une nouvelle démonstration.
AlfATOMIB.