DES PARTIES EXTERNES BU PIED
S hK — Du SABOT AVANT LA NAÏSSANCB.
Le sabot du fœtus, considéré dans les dernières périodes de la gestation, présoDie dis particularités de disposition très luiportantes à faire connaître poiu^rinleiiigence des pliénomènes physiologiques.
Nous les étudierons dans ehacone des parties constituantes de la botte cernée.
La paroi du sabot du fœlus arrivé à terme» diflère de celle
l'adulte parles particularités suivantes :
4« Elle est conique en sens inverse, c'est-à<4lre pIUS large par son
AHATOMIB.
bord supérieur que par sa base. Sou rétrécissemeut Inférieur a lieu surtout dans le sens du diamètre latéral, en sorte que la courbe de son bord inférieur est fortement parabolique en pince ;
2« Sa /bM M9/«m« laisse voir des fibres de longueur inégale, disposées par couches imbriquées de haut en bas, qui se détacheiU en minces pellicules avec une grande facilité.
Ces fibres n'affectent pas une même (lisposilion dans toutes les régions j en pince, elles s'étendent en ligne droite, d'un bord à Tautre, comme dans la paroi d'adulte. Dans la région des quartiers, elles sont obliques d'arrière en avant et semblent eonvei'gentes vers la pince.
Celte face externe n'est pas parfaitement lisse, elle porte transversalement Tempreinte de très-l^rs sillons onduleux^
d« Bueâiémiime, ta surface oeeupée par les lames kéraphylleuses semble relatif ement moins étendue que dans Tadulte, diflérence ap« parente seulement et qui résulte du très-grand développement de la eavité cutigérale. A part cela, cette surface est identiquement sem* blable à celle de la parui d'adulte.
La structure kérapby lieuse s'y dessine avec les mêmes caractèreSi dans les mêmes rég-ions ;
4» La cavité cudgérale, dans le fœtus, est très-remarquabîe par son vaste développement; elle a déjà, au terme de la gestation, dans la région de la pince, presque Tétendue superflcielle qu'elle doit avoir dans le sabot d'adulte.
Celte cavité présente, dans sa disposition générale, cette partlcu* • larité que, trés-développée en pince, elle se rétrécit de la pince Jusqu'à l'extrémité des barres, au point de ne présenter au niveau des arcs-boutants que le tiers de sa largeur antérieure ;
6» Bord inférieur. —Il est mince comme un parchemin et taillé en biseau aui dépens de sa couche externe ; il présente, du côté extérieur, une imbrication fort remarquable de lames cornées, inéguliêrement dentelées, qui lui donnent uu aspect écailleux; et, par son côté interne, il est juxia-posé à la masse exhubéranle de la corne de la sole, qui le déborde de plus de 2 centimètres.
La limite entre ce bord et la masse renflée de la sole fœtale, est marquée par un sillon de quelques millimètres de profondeur, au delà duquel la paroi et la sole sont intimement unies et forment un tout continu ;
6» L'épaisseur de la paroi fcstale n'est pas, comme d;ins l'adulte, proportionnée è la largeur de la surface cuiidurale, elle est beau*
AtnilDIGB*
coup moins considérable, fait qui cuiin ide, du reste, avec la disposition par coiicties imbriquées des lami ^ (jui la coraposent, et qui trouvera son interprétation dans la physiologie.
Différente encore en ce point de la paroi du sabot d^adulte, la paroi fœtale décroit insensiblement d*épai8seur de son bord supérieur à l'inférieur» où elle est réduite à une minceur de parcheoiin.
Quant à l'épaisseur relative- de cette enveloppe cornée dans les différents points de son contour, la mesure peut en être appréciée par l'étendue en largeur de la cavité cutigérale, répaisseur de la muraille étant toujours moins forte là où cette cavité est le moins profonde;
7« Consistance. — La paroi fœtale immergée incessamment dans le liquide de l'amnios, est douée d'une très-grande souplesse, et se laisse facilement attaquer par rinstrument tranchant. Cependant elle . a déjà une densité remarquable, due au mode d'agrégation des fibres qui la composent^
8* Cwdmifn — Quant à la couleur de cette enveloppe cornée, mêmes considérations que pour celle de Tadulte ; la présence ou Tabsence du piprmentum colorant dans la matrice de Tongle, se traduit dans la paroi du fœlus par des teintes qui varient du noir au blanc, en passant par des teintes intermédiaires ;
9® La structure fibrillaii o, que aous avons reconnue dans la paroi d'adulte, est très-neltement accusée, à l'œil nu, dans celle du fœtus. Seulement, les fibres constituantes de cette dernière, produites, non pas d'un seul jet de corne, mais de pousses suecesaives, dont les plus anciennes sont les plus profondes, affectent une disposition par plans imbriqués de baut en bas, dont il est très^facile d'obtenir l'isolement avec la lame d'un instrument tranchant.
b. DE LA SOLB KT DE I A. FOIRI HKITE DA«8 LB SABOT DD FOKTUS.
Ces deux parties qui, par leur réunion, forment le plancher de la boite cornée, présentent du côté de leur face supérieure une disposition absolument semblable à celle du sabot de l'adulte. Même voussure, mêmes relieCs, mêmes excavations, mémos empreintes.
Vais, du côté de leur fiiee inférieure, elles offrent une disposition spéciale et très-différentielle de celle qu'elles affectent après la naissance.
Dans le fœtus, en effet, la sole et la fourchette forment ensemble, par leur face inférieure, une sorte de tampon de corne molle, souple
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et élastique, qui déborde de plus de 2 eentimètreâ le bord intérieur
du la iLaraillo, et semble destiné à amortir l'effet des percussions du sabol contre les parois de la matrice, dans les mouvements souvent très-éncrgii]ue8 auxquels se livre le jeune sujet vers les dernières périodes de la vie intra-ulérine.
Celte espèce de tampon élastique n'a pas une forme bien dctermi* née. Son contour extérieur est donné par le bord inférieur de Ja paroi ù»M lequel U est inscrit à son origrine; il forme» au-dessous d« ce bord« une ^osse lèvre molle et arrondie, et présente, dans son * mîiieUf une dépression longitudinale qui*règne dans le sens du dia* mètre antéro-postérieur du sabot.
Il est formé de flbres obliquement dirigées d'arrière en avant, et du centre de Tongle vers la périphérie. Ces ûbres sont faciles à isoler les unes des autres, soit en lames, suit en faisceaux, soit en simples filaments, tant est faible la force de coliésioii qui les réunit. Aussi renconlre-t-ou le plus souvent le /a//?;;ori élaslique du sabot fœtal, divisé en lames et en pinceaux Irréguliers, superposés d'arrière en avant.
On sépare ces lames et ces pinceaux en autant de faisceaux que Ton veut, par la simple traction des doigts, et il suffit de ce seul mod# de préparation pour apprécier leur disposition*
 première vue, on serait porté à croire que cet appareil d'amortissement, que porte le sabot du foetus, lui est surajouté et tombe après la naissance ; mais c'est là une illusion d'observation. Le tam^^ pon élastique du sabot fœtal est constitué par les fibres mêmes de la sole et de la fourchette, qui, formées à la surface plantaire du doi^^^L, en même temps qu'a commencé la sécrétion de la cutidure, ont acquis déjà une grande longueur avant que la corue fibrillaire de la paroi ait fait sa complète avalure, et la débordent encore, dans une étendue considérable, lorsque cette avalure est achevée. U suflit de pratiquer, dans le sabot, une coupe longitudinale, pour bien reconnaître la parfaite continuité et ridentité qui existe entre les fibres qui correspondent à la face supérieure de la sole et de la fourehelle, et celles qui se renflent en un tampon moussa et poreux à leur léce inférienre*
Une eoupe horizontale fiotit de môme reconnaître l'union intinie
qui existe, à quelques millimètres au delà du sillon qui les sépare, entre le bord périphérique du tampon et lu lace concave du bord in-» féri|gur deiaparoi.
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Enfin, sur cette môme coupe, la place que la fourchette doit occuper après la naissance esr accusée par une tache irianj^ulairc d'une nuance (Mére&te de ceUe qui colore les fibres composantes de la sole. .
Le tampon élastique de la faoe ioférieure du sabot du tœim n'est donc pas formé, comme on Ta admis jusqu'à présent, par les glômee périodiques de la fourcbette, considérablement développés. Ce qui 1» constitue» ce sont les fibres même de la sole et de la fourcbetle, qii|' ont commencé i croître en même temps que celles de la cutidure, et quî, continuant à s'allonger en même temps aussi que ces derniers s'appliquent autour de la pli ilaiigc et l'enveloppcnf, ont ainsi sur elles Tavance d'une très-gi aiide lons^ucup, et forment, au delà de leurs lirniles inférieures, un tampon qui so mainlient toujours souple et mou par son immersion dans le liquide amniotique, et devien(, à rextrémitô des membres du jeune sujet, un appareil d'amorlissctncnt contre les percussions qu'ils pourraient imprimer aux parois de la
matrice.