CHAl>. MARCHE, SVMPTOMATOLOGIE
sein de celles-ci et leur fait subir une altération de même nature qu'aux autres parties de l'organe.
Arrivée à cette phase extrême, la carie peut cependant s'arrêter encore et se susprendre dans sa marche, mais non plus alors par l'intervention des forces vitales de la dent, mais par soustraction mécanique momentanée ou définitive de la cause productrice. C'est ainsi que bon nombre de débris ou racines de dents détruits par la carie subsistent dans la bouche sans causer aucune gêne et aucune douleur, remplissant même un certain office dans les actes masticatoires. D'autres fois la persistance de la cause altérante conduit la maladie jusque dans les parties les plus profondes de ces racines, au sein même des alvéoles, et alors surviennent divers phénomènes dont l'élude doit nous arrêter un instant.
La destruction de la pulpe accomplie dans la troisième période de la carie est bientôt suivie de celle de ses prolongements dans les canaux dentaires, et c est alors le trajet de ces canaux devenus libres que suit l'altération dans son envahissement des racines. L'organe privé dès lors de son centre vital et fonctionnel, n'aurait plus de raison de subsister dans l'économie sans le pério&le, membrane alvéolo-dentaire qui, par son contact avec le cément et par l'intermédiaire de celui-ci, communique encore à l'ivoire un certain mouvement nutritif rudimentaire. Mais si la carie vient à troubler l'intégrité de ce périoste lui-même, celui-ci réagissant alors, devient le siège d'inflammation d'abord aiguë, partielle et locale, puis consécutivement générale et chronique avec retours passagers à l'état aigu, production d'abcès sous-périostaux, de kystes purulents, de fongosités, etc.
Ce n'est point ici le lieu de tracer l'histoire de la périostite et de ses diverses formes ; nous devons simplement considérer l'apparition do ces phénomènes, à la période ultime de la carie, comme le mode d'après lequel tend à s'accomplir l'élimination des derniers débris mortifiés de la dent. Nous ferons remarquer encore que ces accidents indamm.atoires, qui retentissent souvent d'une manière grave dans les parties voisines de la face et sur la santé générale, ne sont pas exclusivement causés par les débris ou les racines des dents cariées; elles surviemieiit fréquemment encore dans le cours de la troisième pé-