‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 111 sur 137 · CHAPITRE VI. — CIIAITFAGE ET ASSAINISSEMENT DES IIOPITAIX. Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — CIIAITFAGE ET ASSAINISSEMENT DES IIOPITAIX. Î

cani\oaii\ on briqiios, avec simple cMidnil en plàtro que les tassements (les l)àlim('nl<; st>nl sujets à lissnrer. si (»n n'y veille. Ces hricpietai^ies et les jz.iiiies des miiis qui moiileul d'éla^e en éta^je, et sont en parement dans les salles, laissent llltrei- de l'air avec une \ilesse insensible à ranémomètre, c'est là une cause de l'uile sur une stirface de plus de 4U mètres carrés par salle dont personne ne sest préoccupé. Mais toutes ces luites que l'on ne peut évaluer que par dillérence ne sont pas de l'air i»erdu pour la ventilation, car il pénètre dans les salles.

20o0. En construisant un hôpital que l'on voudrait \entiler par pulsion avec cliautTage à vapeur, il serait facile d'avoir des accessoires mieux constitués que ceux de Lariboisière.

2051. Nous donnerons, comme nous l'avons fait pour les a[)pareils de l'appel, le résumé des expériences de M. Grassi ; mais nous ne reproduirons pas le détail des chiirres de répartition de l'air donnés par cet expérimentateur, parce qu'ils ont été pris alors que ce lèglement n'était pas encore etïectué, comme il le remarque d'ailleurs luimême ; en même temps, il signale combien il est facile d'obtenir la répartition que l'on désirerait, puisque chaque tuyau d'air, chaque branchement, est pourvu de son robinet. Nous donnerons seulement les résultats d'ensemble.

Sous le rapport du chauffage, le relevé des observations thermométriques faites chaque jour pendant l'hiver 1854-55 constate des températures bien supérieures aux 15° exigés par le programme, puisqu'on y voit habituellement les chiffres de 19° et 20°. Ces excédants de température demandés par le service médical, ayant lieu la nuit comme le jour, causent une augmentation notable de consommation comparée à celle qu'on réaliserait en ne chautlant qu'au chitTre réglementaire de 15°, ou en laissant tomber la températiu'e au-dessous de 14°, comme il arrivait d'abord si souvent dans le chauffage à l'eau chaude. M. Grassi, ainsi que d'autres personnes, n'ont pas tenu compte de cette circonstance dans leurs estimations de la dépense et leurs comparaisons subséquentes de prix de re\ient.

2952. M. Grassi s'est ensuite occupé de la distribution de l'air entre les promenoirs et les pavillons. Il résulte de ses expériences que les trois promenoirs reçoivent 20G9 mètres cubes d'air par heure, et les trois pavillons 35332 mètres cubes ou^ en totalité, 373 i l mètres cubes.

2953. Le résumé ci-après résulte des expériences anémométriques de MM. Thomas et Laurens sur l'écoulement de l'air neuf par les di-

vers orilices (rinlrodiiclion. Ajjrès un premier règlement des ouvertures qui a été opéré j)Ostérieurement aux expériences de M. Grassi. Les quatre poêles placés dans l'axe de chacune des salles de malades donnent issue à Tair neuf par les douze tuyaux verticaux qui les traversent. Un manchon en tôle, légèrement conique et offrant une section de 0",1855 au point où on plaçait l'anémomètre, était posé, pour l'expérience, sur la grille oblongue dont les poêles, oblongs eux-mêmes, sont recouverts. On observait la vitesse en quatre points de cette section, et la moyenne de ces quatre observations fournissait la vitesse pour le calcul du débit. Les chiffres du tableau correspondent à une vitesse de 88 tours de la machine à vapeur.

l'AViLl.OX X" i;.

(le plus proche de 1j machine.)

Volume total de l'air entrant par les poêles des salles dans une heure. .

Volume d'air entrant par ' le poêle de la chambre à deux lits, les ventouses du passage et des lieux, les poêles du promenoir, et enfin les ouvertures 1 accessoires des cani-l veaux, évalué par difl'érence

Total par salle. . .

Soit par lit et par heure.

Volume mesuré dans le branchement de chacun des pavillons \

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PAVILLON N" -i (Le plDS éloigné de la machine.)

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29S4. Cette répartition entre les diverses salles a été faite ainsi avec une certaine inégahté afin de donner plus d'air aux salles de chirurgie et à celles de certains malades. On a toute facilité de

CIlAPITIll': M. — CllAllFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX. 47'.»

cliangt'i' coiniili'lcmcnl celte léparlilioii ; on peiil i(Mnar(|iier (iin^ dans la ivpaililioii |Uvsonte c'est le jtavillon le plus rloi^MK' de la maciiine (pii reçnil le plii> d air: "ii iciiiaiipicra aussi (jiie, jKtiii' chaqiie pavillon, on a inesiiie le \t>liiiiie dair reeii par son hraneliemcnl parli«iilier. tel tpie (i'(i' qui est en tiile et ne peid pas d'air : tout Tair qu'il a leeu passe donc dans les salles, directement par les poêles • •u indirectement.

:2!>o'i. On a vu que l'air de ventilatiiui parcourait, dans l'axe des salles et sous leur plancher, un canal sur le(piel les poêles sont simplement posés ; au niveau du parquet, ce canal est recouvert par des^ plaques de fonte que fixent aux longrines du (danclier qiudques \is qui sont loin de rendre la fermeture liermétitpie ; ce manque d'iierméticilé et d'autres ouvertures aident à la dilTusion de l'air qui n'arrive pa^ dans les salles uniquement par les poêles : ce sont ces issues qu'on a appelées dans le tableau ouvertures accessoires et qui contribuent aux cliilfres de la deuxième ligne.

2956. Il est important de remarquer que la régularisation de la» ventilation insufflée dans chaque salle n'a pas l'inconvénient que nous avons signalé, quand la ventilation a lieu par l'appel d'une cheminée ; cette régularisation doit toujours se faire en diminuant la surface des orifices qui produisent le plus grand débit ; d'où résulte nécessairement un accroissement de travail pour maintenir la ventilation générale au même point ; mais, quand la ventilation a lieu par un travail mécanique entendu comme celui de Lariboisière, cet accroissement de travail ne coûte presque rien, tandis que quand la ventilation a lieu par l'échaulfement de l'air dans une cheminée, l'accroissement nécessaire de travail correspond à un accroissement considérable de dépense de combustible ; car l'appel d'une cheminée augmente très-lentement avec l'accroissement de la température, comme nous l'avons vu (543).

2957. La force que développe la machine à vapeur est ordinairement de 8 chevaux : la pression de l'air au \entilateur est de 20 à 25 millimètres d'eau, suivant la vitesse de la machine. On remarquera que les parcours de l'air et les obstacles qu'il rencontre sont considérables et que néanmoins toutes ces résistances sont vaincues par une faible pression initiale, qui s'abaisserait encore si l'on diminuait les obstacles. Mais il était impossible de les diminuer à Lariboisière. Les ingéniems ne sont venus que quand le bâtiment était complètement achevé : ils ont diî se servir, pour la répartition de l'air aux divers étages, de gaines ménagées dans l'épaisseur des

murs pour des clioniinées, ou pour tout autre usage ; on ne voulait aucune colonne, aucun tuyau apparent pour porter Tair d'étage en étage. De même le caniveau central, placé sous le parquet des salles, eut une section réduite, parce que la forme des fermes en fer du plancher ne permettait pas de le faire plus grand.

Les résistances à la circulation se sont ainsi considérablement accrues ; on devra tenir compte de cette circonstance quand on voudra comparer Lariboisière à d'autres ventilations, ou se baser sur les dépenses de cet établissement pour d'autres. On ne devra pas non plus conclure que le ventilateur n"a qu'un faible rendement de ce que le travail théorique pour la compression de l'air insufflé est loin d'absorber la force de 7 à 8 chevaux. Ce sont les coudes, les étranglements, les frottements et la pompe de service qui exigent cette force de la machine.

2938. Ce qui précède montre que l'insufflation permet de surmonter les diverses difficultés résultant de constructions déjà existantes ; il suffit d'y appliquer une force motrice plus grande dans ce cas que si l'ingénieur avait été appelé en même temps que l'architecte. Heureusement que dans un hôpital cet excédant de force n'est pas onéreux en dépense journalière, quand on utilise la vapeur de la machine comme à Lariboisière. Mais il y a excédant dans la dépense de premier établissement des machines et de leurs dépendances. Il est évident qu'il serait facile d'éviter qu'il n'y eût d'excédant d'aucun genre en prenant à l'avance les mesures convenables.

2939. On verra dans le tableau que nous reproduisons ci-dessus le résultat des expériences de MM. Trélat et H. Péligot qui furent faites pour la réception des travaux sur le pavillon du milieu.

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