‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 14 sur 137 · CHAPITRE VI. — BLANCHISSAGE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — BLANCHISSAGE

iiKMiK's piiiicipos. Le loyer F est plnci' (lirtMlcinciit aii-dossoiis du <ii\ier. Lalossi\e, reiiIVriiiéo dans le double Tond inm^ moule, (|iiaiid elle osl chauffée, par le tube ab, se répand sur le linge M el revient dans le double fond par le tuyau / . La pompe P amène la lessive sur le linge, par le tuyau // au commencement de l'opération.

IWi). Les buanderies éeononuques de la maison S. Charles sont tout à fait portatives et peuvent servir dans les ménages ; «'Iles se composent essentiellement d'ime cuve en tôle galvanisée en forme de tronc de cùne rétréci par le bas ; les petits appareils sont sans foyer et se posent sur un fourneau quelconque ; les appareils plus grands ont un foyer spécial placé au-dessous du cuvier. Un double fond à clairevoie, en bois, se place dans le cuvier à une petite distance du fond; ce doi,ible fond présente un trou central dans lequel on fait passer un ou plusieurs gros bâtons placés verticalement, et des entailles disposées à son pourtour dans l'intérieur desquelles on place des barrettes appliquées contre la paroi de la cuve. La cuve présente une douille à la partie inférieure pour la vidange et un tube de trop-plein au point que le niveau du liquide ne doit pas dépasser dans la cuve, et qui est inférieur à celui du double fond. On prépare une lessive en faisant dissoudre 4 kilogrammes et demi à. 'J kilogrammes de cristaux de soude ou de savon mou dans 100 litres d'eau. Le linge le plus sale est directement plongé dans celte lessive qui marque environ 3° à l'aréomètre; le linge le moins sale est trempé dans une lessive moins forte obtenue en ramenant la lessive précédente, au moyen d'une addition d'eau pure, à ne plus marquer que l^à 1° et demi; le linge bien imbibé est ensuite essoré.

On bouche la douille de vidange et on verse dans le cuvier d(> l'eau pure jusqu'au trou de niveau d'eau qu'on laisse ouvert pendaid la mise du linge au cuvier. On jette alors au fond du cuvier le linge le plus sale après l'avoir détordu, et on finit d'emplir avec le linge le moins sale, en ayant soin de tasser partout également; quand le Péclet. m. 3

envier est presque plein, on retire les bâtons et les barrettes et on aeliève de remplir de linge en tassant toujours et en bouchant avec du linge les trous laissés par les bâtons; on ferme le couvercle du envier, on bonelie le tube de niveau et on fait bouillir l'eau qui se trouve à la inulic inférieure du cuvier jusqu'à ce que la vapeur sorte autour du couvercle par petites bouffées ; on laisse le feu s'éteindre et on laisse ensuite l'appareil fermé jusqu'au lendemain. On peut ensuite procéder au lavage. Dans l'appareil (pie nous a enons de décrire se trouvent réalisées très-heureusement les conditions du coulao-e à la vapeur, sans emploi de pompe, et l'opération réduite alors à sa plus simple expression devient d'un emploi facile dans l'usage domesli([ue.

2111. Les appareils mécaniques de lessivage ont tous pour objet d'agiter le linge au contact de la lessive. Ils peuvent être disposés d'un grand nombre de manières différentes. En Angleterre, un de ceux qui ont obtenu le plus de succès est la roue à laver {dash-ivheel). Elle consiste en un grand tambour en bois, mobile autour de son axe et divisé en plusieurs compartiments fermés ; dans chacun d'eux on introduit la lessive et le linge renfermé dans des sacs de toile trèsclaire. Parle mouvement de la roue, le liquide entre et sort des sacs de manière à renouveler constamment celui qui est on contact avec le linge.

2112. A l'exposition universelle de 1835, se trouvait un appareil mécanique de lessivage présenté par M. Lejeune. Il se compose de six roues à laver, analogues aux dasli-wheel : chaque roue plonge dans une auge renfermant, la première de l'eau pure, les autres des dissolutions de soude à des degrés croissants de concentration et à des températures de plus en plus élevées. Une machine à vapeur sans condensation fait tourner les roues, et la vapeur qui en sort est employée au chauffage des lessives ; aii bout d'un certain temps, les roues sont relevées et reçoivent un mouvement de translation qui amène chacune d'elles au-dessus de lauge suivante ; en abaissant les axes, les roues plongent de nouveau dans les auges et on reprend le mouvement de rotation. L'opération est terminée dans une roue quand elle est revenue au point de départ. Cet appareil, qui présentait des dispositions ingénieuses, ne s'est pas répandu.

2113. 11 faut reconnaître que, malgré son importance, la question du blanchissage est réellement peu avancée ; car on ne connaît pas bien les phénomènes physiques qui se produisent dans le lessivage. Il paraît bien étabU qu'il est avantageux d'élever progressivement la

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soiilcmciil la duivc de racli(»n?Les ivsiillats (thlemis dans l.- I.laticliissa-ïe par la vapoiir. apirs une marri-alioii jjIiis on moins lon^Mic dans JalossiNO à froid, scraiciil JaNoialtics à colle dci'niriv opinion. Il S(M-ait à désirer qne celte qiieslion lïil a|tpi(doiidi(' ; il pdiniail m résnller des améliorations importantes.

2111. Dans les conditions aeliielles de la hlancliisserie on a ivc<»urs dans les grands ateliers à des procédés divers suivant la iiatinv dn linge (pie l'on vent hlaneliir : dans le cas du gros linge : draps, serviettes, etc., on [)rocède d'abord au coulage par un des procédés (jue nous avons indiqués; puis le linge sorti du cuvier est introduit dans des tonneaux à laver de grande dimension dans lesquels coule d'une façon continue ime certaine quantité de lessive cliaude. Une pente légère de l'axe des tonneaux assure l'écoulement régulier de la lessive ; des broches disposées convenablement à l'intérieur des tonneaux déterminent le monv(Mnent du linge d'un bout à l'autre du tonneau en même temps quelles lempéclient de s'attacher aux parois ; le linge sort du tonneau en glissant sur une grille. Dans le cas du linge de corps ou linge hn, on lessive le linge en une seule opération qui consiste ù l'introduire dans une roue de dimensions plus faibles que les précédentes ; cette roue est divisée en qualie compartiments -par des cloisons diamétrales ; chacun de ces compartiments présente une porte pour l'introduction du linge qui est soumis dans ce cas au mouvement en même temps qu'à la première action de la lessive chaude ; après sa sortie de cette roue, dite Américaine, ce linge est soumis à un savonnage partiel à la main qui a pour but d'enlever les taches ou les maculatures qui ont pu résister à la j)remière action.

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