‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 18 sur 137 · CHAPITRE YII. — APPAHKII.S I) ÉCONOMIE DOMESTIOl'i · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII. — APPAHKII.S I) ÉCONOMIE DOMESTIOl'i

(uro E, fennec par im roi^islrc ??f. ].'o<.\)[\co t-oiiipris onlrc les dciiv envoloppcs a (mis oiivorliiros : ruiic, siliiôc ii la i)aiii<> siipcricmc, est desliiH'i' à inlroiliiiro Teau que celle capaciUî doit cnnlenir: une autre, située à la partie inférieure, est garnie diin rohinel : eiilin la dernière est destinée à faire écouler la vapeur i>ar un luy.ui (juOn \ adapte, lorsque l'on couvre l'appareil d'une enveloppe ouatée, ou (piaud on utilise la Napeur. Le vase dont nous venons de parler et qui forme le corps du fourneau, reçoit à la partie supérieure un vase concentrique M, d'un diamètre plus petit de 0'",00y, d'une moindre hauteur, et soutenu par des rebords qui s'appuienl sur ceux du vase enveloppant. L'espace qui se trouve lil)re au-dessous du vase M forme le foyer ; on y place un disque en ^'^^ tôle à rebords, dont le fond percé d'un grand nombre de l''ous est soutiMiu par trois petits pieds à 0'",QOQ du fond du vase double. N est mi vase de ferblanc fermé par un couvercle de même métal etqu'on place sur le premier. Pourse servir de cetappareil, on commence par mettre Venn et la viande-dans le vase M, on allume lefeu,eton met cevaseeu place, de manière que ses bords ne s'a jq^lirpient pas exactement sur ceux de l'enveloppe, afin que l'air brûlé puisse se dégager ; pour cela on a ménagé sur les rebords du vase trois petites saillies qui le mainliennent soulevé quand ils ne sont pas en regard de trois petites entailles correspondantes pratiquées sur les bords de l'enveloppe. Aussitôt que l'ébuUition se manifeste, on écume ; alors on tourne la marmite de manière que les saillies dont nous avons parlé entrent dans les éciiancrures des bords du vase ; on place le vase \ qui doit contenir les légumes ; on ferme le registre m, et on couvre l'appareil de l'enveloppe ouatée PQ. Après six heures, la viande et les légumes sont cuits. On peut remplacer le vase M par deux autres demi-circulaires de même hauteur, dont l'un sert pour le pot au feu, l'autre pour faire un bœuf à la mode ou d'autres mets îinalogues. Pour faire des rôtis, on remplace le vase M par un four de campagne, et on met le vase M dans un autre, placé à côté, où il est chaullé par la vapeur qui s'échappe. Dans cet appareil, la chaleur nécessaire est produite par une faible combustion, alimentée par une petite quantité d'air qui passe à travers les fissures du registre 7n, et qui s'échajtpe par

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les orifices livs-t'lroils qui restont autour des rebords de lu mariiiile M.

Cet appareil est très-économique, eai' il utilise piesque toute la chaleur développée par le conihuslihle. Dans une expérience faite par M. Tlienard, on a versé 13'', 5 d'eau à 22° dans le vase extérieur, et 15'', 5 à la même température dans le vase intérieur. En 3'',30 on a brfdé 018 grammes de charbon. Le vase intérieur ne renfiM-mait plus que 13'". G9 d'eau, et le vase extérieur 9, pai- conséquent on avait vaporisé 6'', 31 d'eau. L'effet utile a donc été de 6,31 X 537 = 3388, plus 29 X 78 = 2202, ou 5650 unités; et les 918 grammes de charbon brûlé ont développé 0,918 x 7000 = 6426 unités; ainsi l'appareil utihse oG50 : 642G = 0,88 de la chaleur produite. Pour un pot-au-feu de 3 kilogrammes de viande et d<; 4'',5 d'eau, on consomme 280 grammes de charbon.

Le caléfacteur de Lemare est très-économique et il n'exige aucun soin ; mais il est sujet à des accidents, car ce n'est que par des tâtonnements qu'on parvient à régler la combustion pendant la cuisson.

2137. En 1820, Lemare avait livré au commerce un grand nombre d'appareils de ménage sous le nom {Y autoclaves^ destinés à cuire les viandes à une temnéruiure élevée, et par conséquent sous une grande pression. Ces appareils étaient des marmites en cuivre, dont l'orifice rétréci et elliptique était fermé par un couvercle ovale dont les axes avaient de plus grands diamètres que ceux de l'oritîce ; la pression de la vai)eur pressait le couvercle contre les bords, et la fermeture était djuilant plus élanche que la pression était plus forte. Les autoclaves étaient garnis d'une soupape de sûreté. Au moyen de ces appareils, on préparait un pot-au-feu dans un temps très-court; cet avantage les répandit promptement, mais plusieurs accidents fâcheux les firent abandonner.

2138. Appareil culinaire de Sorel. — La figure 572 représente une coupe de l'appareil réduit à sa plus grande simplicité. Il se compose d'un vase enveloppant formé de deux cylindres concentriques dont l'intervalle est rempli de charbon menu ; d'un vase B à double paroi verticale, garni extérieurement de petits appendices, qui s'appuient sur la surface de l'enveloppe A; il est fermé par un autre vase C garni d'un couvercle. Les vases B et C renferment les liquides qui doivent être échauffés, l'espace D de l'eau. Ce vase annulaire communique avec un cylindre vertical E, dans lequel se trouve un flotteur F, qui agit par l'intermédiaire d'une chaîne sur le registre

•'.IIM'lTItK VII. — Al'I'AIIKH.S ICKCGNoMli; DilMKSTlOllî. '»•>

<1 (If roiilii'c d'accrs (1(> l'îiir d.iiis \o foyer. Le vase anmilaiiv 1) ('laiil

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i]o siispciisioii du rcfiisji'c II puisse clrcdc-

IcriiiiiK'c de manière que le rcjiislre soil

Iciiiu', et (|iie la comlmslioii s'ancle (piaiid

U' li(|iiidedc I) conirncncc à ciilicr en chiil-

lilion. On poiirniil de même inaiiileiiir le

liipndc des vases Bel D à imk; Icnipéraliirc

sen>il)li'nR'nt cunstaiilc.

2 !.■{(). Los ligures 573 el o7î- représcn- Icnl deux coupes verticales perpendicidaires diiii appai'eil culinaire complet. A, loyer; il esl placé dans l'intérieur de la marmite H ; un diaphragme a, percé de trous, qui entre à coulisse dans la marmite, empêche le contact de la Aiande et des légumes avec les parois du fourneau. C, première casserole placée au-dessus de la marmite; on y met des légmnes (|ui sont cuits par la vapeur du bouillon, qui passe à travers le tuyau b. D, seconde casserole qui surmonte la précédente et dans laquelle pénètre la \apeur de la casserole C, en traversant le tuyau c. E, rôtissoire

Fif/. 572.

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