CHAPITRE III
Fours à plâtre.
2196. La cuisson du plâtre a pour objet, comme on sait d'enlever a la pierre à plâtre l'eau de cristallisation qu'elle renferme et de lui do„n..r, par suite, la propriété de prendre plus ou moins de solidité lorsqu'il est mêlé avec de Teau. Un cuit ordinairement le p aire dans des leurs qui ont beaucoup d'analogie avec les fours à chaux intermiltents; seulement le four est rectangulaire et les gros
8'i LlVItE XIll. — CUVITFAGE DES CORPS SOLIDES.
blocs sont arrangés de nianiî-re à former une série do voûtes qui s'appuient les unes sur les autres: on l'urine en avant un mur avec les mêmes matériaux, et on remplit de morceaux menus Tintervalle qni se trouve entre les trois mins permanents du four et celui dont nous venons de parler. Les espaces terminés supérieurement par les voûtes servent de foyers, et on y brûle des branchages et du bois menu ; un grand excès d'air pénètre nécessairement par l'ouverture libre du foyer. Les blocs qui forment les voûtes étant soumis à une température trop élevée, sont altérés, du moins jusqu'à ime profondeur de quelques centimètres, et ne produisent que de mauvais plâtre.
2197. Les pierres à plâtre renferment au plus 0.20 d'eau qu'il faut enlever par la chaleur. La capacité calorilique du plâtre étant de 0, 196, la quantité de chaleur employée, en supposant que la vapeur elle plâtre soient chauffés à 200°, serait, pour obtenir 0%8 de plâtre cuit, égale à G37 x 0,2 + 0,475 X 0,2 X 100 + 0,8 X 00 X 20,196 = 1 68^26 ; par conséquent , pour obtenir 100 kilogrammes de plâtre, il faudrait '^^'-^^' ^'" =21030% à peu près 7 kilogrammes de bois ordinaire, en supposant qu'il n'y ait pas de chaleur perdue. D'après quelques informations, la quantité de bois brûlé par mètre cube de plâtre varie de 210 à 135 kilogrammes. Le poids du mètre cube de plâtre étant de 1,500 à 1,600 kilogrammes, pour en calciner 100 kilogrammes, il faudrait de 14 à 9 kilogrammes de bois. Ce dernier nombre se rapproche assez de celui qui est indiqué par le calcul. 2198. On a cherché dans ces dernières années à se servir de la
houille comme combustible ; on a modifié pour cela les fours que nous venons de décrire en construisant, à la partie inférieure, des foyers à grilles surmontés de voûtes en maçonnerie, qui supportent la pierre à plâtre. Ces voûtes sont percées d'orifices destinés à répartir aussi P"^"-^^ également que possible la chaleur dans toute la masse. La figure 581 représente une de ces dispositions.
Les foyers, qu'on peut disposer pour brûler tous les divers combustibles minéraux, sont surmontés d'une voûte dans laquelle sont percés des orifices a, a de dégagement de l'air brûlé ; B, B, B, larges
Fig. 581.