LIVRE XV
plirqiie les précédents les condilions cViin foyer (rcippartemont comme sections et surface de cliaulîe. Il se compose d'une caisse en tôle renfermant le foyer, derrière lequel se trouvent des tuyaux T disposés en quinconce, et qui établissent la communication entre iHie caisse inférieure à air froid C, et une caisse supérieure à air chaud B. Le foyer est séparé des tuyaux par une phupie de fonte qui peut s'enlever facilement poiu' le nettoyage. Le courant des gaz chauds sortant du foyer se recourbe par-dessus cetttî plaque, et vient, après avoir circulé en descendant autour des tubes, s'échapper dans la cheminée par une ouverture I" placée au point le plus
F'il. (JiT.
bas. Un orifice muni d'un registre sert à établir le tirage quand on allume le feu. L'air froid, venant de l'extérieur ou de la pièce, entre dans la caisse inférieure, s'échauffe dans les tuyaux en tôle et autour de la caisse à fumée en H, H, et vient se dégager dans l'appartement par une ouverture A pratiquée au sommet de la caisse à air chaud. Une plaque mobile permet de faire passer sur le combustible la proportion d'air qu'on juge convenable, tout en laissant visible une grande partie du feu. D est le cendrier. Cet appareil, construit parPéclet pour son usage personnel, est peu répandu. Il se place sans construction ni démolition dans une cheminée ordinaire, et, comme il peut s'enlever tout d'une pièce^ il ne gène nullement le ramonage, mais il a l'inconvénient de changer l'aspect auquel on est habitué pour les cheminées dans les appartements.
CHAPlTUt: 11. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES llAItlTATIONS. Ûrtli
2l'}i\. Les ilillV'rciils appaivils ini.iyiiiés pour cluMilVer |uv;il;il»leniciil Tair iiciil' an inoyeii du Icii l'ail dans la clicniiiiL'e môinc. en les plaranl deniènî l'àlre, sont généralement défectueux par leurinsullisancc de section, aussi aucun d'eux ne fournit à une pièce la totalité de l'air que l'appel de la cheminée peut enlever. Il .s'ensuit qu'ils ne suppriment pas les rentrées d'air par les joints des portes et des fenêtres, et (juils ne fout que diminuer l'incommodité qui en résulte, souvent même dans une faible p!'(q)ortion.
Toutelois ces appareils procurent une meilleure utilisation du combustible que les cheminées où ils n'existent pas, mais les dimensions que l'on donne à nos cheminées d'appartement se ju'êtent peu à l'emploi de ces appareils léchaulfeurs ; d'un autre côté, les maisons à trois, quatre et même cinq étages dans lesquelles on les installe sont sujettes à des tassements qui ne se manifestent pas toujours immédiatement après leur consli'uctioii, il en résulte des dislocation^ dans ces combinaisons de tuyaux, des ruptures même, qui obligent à un renouvellement complet de l'appareil, quand les différentes pièces de l'appareil sont scellées dans les murs. D'un autre côté, le chauffage et le refroidissement successifs et fréquents des diverses parties de ces appareils amènent souvent des ruptures, des crevasses, etc. Il est donc important dans la construction de ces appareils de prévoir les effets de ces mouvements et de la dilatation, et dans tous les cas de rendre les réparations faciles et peu onéreuses. Telles .sont les différentes raisons qui font que les cheminées disposées de façon à chauffer l'air neuf ne sont pas aussi répandues qu'elles devraient l'être.
Ce sont aussi les mêmes considérations qui ont mené à rechercher dés systèmes d'installation Irès-siraple permettant l'emploi de sections suffisantes d'arrivée d'air, c'est le cas de la cheminée Mousseron et de la cheminée Joly.
2525. Foyer Mousseron. — Ce foyer a surtout pour but d'éviter les rentrées de fumée au moment de l'allumage ; il se compose d'une coquille en fonte ouverte à l'avant et portant une grille à une trèspetite distance du sol; la coquille porte à la partie supérieure un tuyau qui se rend dans la cheminée ; celle-ci doit être fermée autour du tuyau ; à la partie inférieure de la coquille et à la hauteur de la grille se trouve une autre ouverture qui conummique, par un ou plusieurs tuyaux venus de fonte sur la coquille et placés derrière elle, avec le tuyau supérieur ; par ce moyen, au moment de l'allumage le courant ascendant se produit immédiatement dans les tuyaux pla-
:J.")4 LIVRE XV. — CllAUI'TAtlE KT VENTILATION DES LIEUX IIAUITÉS.
ces derrière la eo(|iiill(', les gaz cliaiids s'engouffrent dans l'orifice placé au niveau de la giille ; ce coni-ant d'air chaud se rend dans la cheminée et commence le tirage qui s'accomplit ensuite simultanément j)arles deux orifices de la corpiille, mais principalement par l'orifice supérieur ; de sorte que le loyer Mousseron est à flamme renversée pendant l'allumage et à flamme droite quand cette opération est terminée.
Celte coquille peut se placer dans toute espèce de cheminée, on l'ei'ine l'avant de la cheminée dans toute la partie qui entoure la coquille par lui grillage en fonte. L'air neuf arrive dans la capacité qui entoure la coquille, se chaulfe au contact de celle-ci et sort par les ouvertures du grillage. On peut faire fonctionner l'appareil comme calorifère en bouchant complètement par une plaque de tôle l'ouverture que laisse la coquille dans la cheminée, et en mettant, parmi tuyau, la chambre d'air chaud ([ui entoure la coquille en communication avec la pièce à chautîer.
2S26, Le foyer Joly, représenté figure 648 et 469 est construit par MM Geneste fils et Herscher frères ; il se compose d'une enveloppe en fonte occupant les trois faces de l'àtre et ayant en section hori-
zontale la forme d'un trapèze dont les angles sont arrondis ; les trois faces se réunissent à la partie supérieure , en se rétrécissant, et y réservent un orifice rectangulaire pour le départ de la fumée. Cet orifice communique soit directement à la cheminée, soit à un coffre ou tambour supérieur muni de chicanes mobiles destinées à former une surface de chauffe utilisable. Cette dernière disposition est représentée en coupe dans la figure 650. La partie supérieure du coffre en fonte formant le foyer proprement dit est munie de cannelures destinées à augmenter la surface de chautTe, et la partie extérieure de la coquille est munie de nervures qui non-seulement augmentent la