‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 150 sur 298 · IH · texte numérisé non relu

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rence ; ces orifices sont munis d'un bout de tube cylindrique recouvert d'une calotte hémisphérique qui est maintenue, au moyen de pattes rivées, aune petite distance du plateau. Des diaphragmes, dont l'un est disposé suivant une partie du diamètre et aboutit au second qui forme une partie de cercle concentrique avec le plateau, forcent le liquide qui arrive d'un trop -plein supérieur, figuré en ponctué dans la figure, à couler dans toute l'étendue du plateau en suivant une marche indiquée par les flèches pour arriver au trop-plein du plateau, pardessus lequel il s'écoule sur le plateau inférieur ; d'après la disposition indiquée on voit que la marche du liquide sur le plateau inférieur se fait en sens opposé de celle qu'il suit sur le plateau supérieur.

Le chauffe-vin est formé de deux serpentins placés dans deux caisses cyhndriques D et C munies de couvercles ; l'intérieur des caisses est rempli de moût à distiller qui arrive d'un réservoir supérieur F dans le tube ss et passe de la première caisse dans la seconde par le tube j ; de la seconde caisse il arrive à la colonne par le tube pp ; d'un autre côté, un tube L qui surmonte la colonne mène la vapeur dans la partie supérieure du serpentin C ; cette vapeur arrive ainsi que le liquide condensé dans le vaseE qu'on appelle analyseur; le liquide vient occuper la partie inférieure de ce vase et sort par un tube en siphon m qui le conduit dans le tube nn d'où il se rend dans le serpentin du réfrigérant; la vapeur remonte parle tube oo dans le serpentin du vase D et se rend ensuite par le même tube nn' au serpentin du réfrigérant ; dans le vase C le moût est déjà assez échauffé pour que des vapeurs alcooliques puissent s'échapper du liquide de la caisse ; ces vapeurs sont prises par un tube placé sur le couvercle de la caisse et qui vient aboutir aussi au tube nn' .

Le réfrigérant est formé d'un serpentin placé dans une caisse G et auquel aboutit le tube nn' ; la caisse cyUndrique est pleine d'eau amenée froide djun réservoir supérieur H et qui s'écoule par un trop-plein placé en haut de la caisse à droite de la figure.

La chaudière A est chauffée au moyen de vapeur à trois ou quatre atmosphères, le Hquide qu'elle contient bout à 101 ou 102". C'est qu'en effet la vapeur dans l'appareil se forme à une pression un peu plus forte que celle de l'atmosphère, puisqu'elle a à vaincre en plus de celle-ci la pression exercée sur chaque plateau par la couche de hquide qui s'y trouve. La vapeur ainsi formée s'élève dans la colonne et barbote successivement dans le liquide de chaque plateau en passant par les neuf orifices dont ils sont munis à cet effet ; on re-

marque que la vapeur ne passe pas par le tube de trop-plein, celui-ci se prolongeant assez pour venir plonger dans le liquide du plateau inférieur. Dans ce barbotage, la vapeur subit une condensation partielle et monte en s'enrichissant de plateau en plateau jusqu'au sommet de la colonne ; par cette condensation la vapeur maintient l'ébuUition sur chaque plateau dans un liquide de plus en plus chargé d'alcool ; la température d'ébulhtion s'abaisse de plus en plus, et il en résulte des vapeurs de plus en plus chargées d'alcool ; nous avons dit plus haut comment ces vapeurs sortant de la colonne et suffisamment riches sont complètement condensées d'abord dans les serpentins du chauffe-vin, ensuite dans celui du réfrigérant. Au sortir du réfrigérant le liquide alcoolique arrive par un tube v dans l'éprouvette x, où se trouve un alcoomètre qui permet de surveiller la marche de l'opération ; le liquide passe ensuite de l'éprouvette dans le réservoir spécialement destiné à le recevoir. Avec l'appareil dont la colonne a un mètre de diamètre, on peut distiller en vingtquatre heures 1,200 hectolitres de jus fermenté donnant 96 hectolitres d'eau-de-vie à 49°.

1541. Appareil Savalle. — La colonne distillatoire de M. Savalle renferme les mêmes parties principales que celle de M. Dubrunfauf, mais leur disposition et leur agencement diffèrent notablement ; de plus M. Savalle a muni son appareil d'un certain nombre de dispositions accessoires qui ont pour but d'obtenir une régularité parfaite du travail, de sorte que la distillation s'accomplit dans des conditions presque complètement automatiques. L'ensemble de l'appareil est représenté figure 330.

Le chauffage se fait à la vapeur, fournie généralement par un générateur qui marche à la pression de 3 atmosphères. Dans la plupart des cas, la vapeur arrive directement dans le soubassement en fonte de la colonne par le tube i ; ce soubassement est muni d'un tube à niveau 5, et d'un robinet de purge 6 ; on y a de plus adapté un reniflard 4, qui laisse rentrer l'air dans la colonne quand la pression s'y trouve accidentellement inférieure à la pression atmosphérique.

Le soubassement en fonte dont nous venons de parler est surmonté de la colonne distillatoire proprement dite, formée de 25 tronçons rectangulaires, surmontés de la couverture de la colonne ; ces tronçons sont réunis au moyen de pinces en fer. Chaque tronçon contient un plateau ; à la hauteur de chaque plateau se trouvent des regards en bronze qui permettent le nettoyage sans qu'on soit obUgé de démonter l'appareiL

Les plateaux ont la forme rectangulaire, ils sont représentés

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Fig. 330.

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