‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 160 sur 298 · CHAPITRE III. — ÉVAPORATION EN VASES OUVERTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — ÉVAPORATION EN VASES OUVERTS

fumée s'étende sur toute la surface de chauffe ; ils communiquent entre eux dans l'épaisseur de la maçonnerie enveloppante.

Dans la chaudière dont la figure 346 représente une coupe verticale, le foyer et les carneaux sont intérieurs, et les dépôts s'accumulent aussi à la partie inférieure qui n'est pas chauffée par les gaz. Quand des dépôts doivent se former sur des points de la chaudière chauffée par le gaz, il est bon que la chaudière présente une surface courbe en ces points ; les dépôts peuvent, en effet, se détacher plus facilement dans ce cas que dans celui d'angles formés par des surfaces planes ; on évite ainsi plus facilement la brûlure de la chaudière.

1585. Lorsque l'évaporation doit avoir lieu à une température élevée, comme celle des dissolutions de carbonate de soude, on emploie une série de chaudières, placées les unes au-dessus des autres [fig. 347). La première, qui est placée au-dessus du foyer, à nu ou

Fig. 346.

Fig. 347.

sur Ame voûte en briques, est destinée à produire ou à terminer l'évaporation ; les autres, à la commencer, ou du moins à chauffer le liquide. Chaque chaudière doit alimenter la suivante ; et, pour cela, elle est munie d'un robinet, ou, ce qui vaut mieux, d'un siphon toujours amorcé qui fonctionne quand on le descend, et qui cesse de faire écouler le liquide lorsqu'on le relève. La disposition la plus simple de ces siphons consiste en un tube à deux branches égales parallèles, et dont les extrémités sont recourbées ; il est évident que

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