CHAPITRE VII
ÉVAPOllATlON DANS LE VIDE.
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et d'une tringle I, I ; K, K, réservoirs du liquide écoulé sur les serpentins. Dans les fabriques de sucre indigène, le volume du sirop qui sécoule sur les serpentins est réduit à peu près à moitié, il est conduit dans le réservoir L, d'où il est appelé dans la chaudière par le tuyau M ; il y est concentré de manière à indiquer 26 à 28" à l'aréomètre de Baume, densité que le sirop doit avoir pour la seconde filtration ; on peut également alimenter la chaudière avec du sirop qui a été filtré une première ou une seconde fois.
La figure 372 est une coupe, à une plus grande échelle, d'un petit appareil destiné à prendre du sirop dans la chaudière, sans établir de communication avec l'extérieur, a est un cyUndre qui communique avec la partie supérieure et la partie inférieure de la chaudière par des tubes garnis des robinets h et </, et avec l'extérieur par les robinets c et e; en ouvrant les deux premiers, le cylindre a se remplit du liquide de la chaudière ; et en ouvrant les deux autres, on peut le recevoir dans une éprouvette pour en constater la densité.
164S. Le moyen si ingénieux de condensation inventé par M. Degrand, après avoir été fréquemment employé, surtout aux colonies, est aujourd'hui à peu près complètement abandonné, malgré l'économie presque de moitié obtenue sur la consommation de vapeur. Cela tient à ce que l'effet varie avec la température de l'air extérieur et avec l'épaisseur de la couche de dépôt qui se forme sur les tuyaux ; de plus, le sirop, par son contact avec l'air, subit une certaine altération. Aussi beaucoup de manufacturiers, ayant de l'eau à leur disposition, préfèrent-ils dépenser plus de vapeur pour le chauftage, et avoir des appareils à simple effet en condensant par injection comme dans l'appareil d'Howard. Le condenseur peut affecter beaucoup de formes ; la suivante a été adoptée par MM. Cail et compagnie. AB(/?^. 373) est un cylindre de fonte séparé en deux parties par une cloison CD, qui porte un tube FF ouvert par les deux bouts ; les vapeurs de la chaudière arrivent par la tubulure G ; le liquide entraîné se rassemble autour du tuyau FF, un tube de niveau en indique la hauteur ; les vapeurs descendent par le tube FF, dans lequel se fait une injection d'eau froide ; une autre injection a lieu au-dessous de CD ; les vapeurs non condensées et l'air s'é-
Fig. 373.