CHAPITRE VIII. — APPAREILS A EFFETS MULTIPLES
en bas, elles sont établies d'après les conditions générales de celles de M. Robert. Nous donnons, figure 381, la disposition générale d'un appareil à triple effet présentant les conditions réalisées par les meilleurs constructeurs.
A est un réservoir servant à fournir le jus à la première chaudière ; le jus arrive dans ce réservoir par un tuyau B, lorsqu'on le met en ^communication avec le condenseur par le tuyau C C sur lequel se trouve le robinet D, à trois voies; en tournant convenablement le robinet 1), on met le réservoir en communication avec la première x^haudière par le tube C C", et l'on peut alors remplir cette chaudière au moyen du tube M F muni du robinet F.
Les trois chaudières sont disposées de la môme façon ; dans la ligure, la première chaudière est coupée et laisse voir le faisceau lubulairCj les autres sont vues extérieurement. Chaque chaudière est formée d'un corps cylindrique en fonte, présentant à l'intérieur deux diaphragmes horizontaux en cuivre jaune dans lesquels viennent s'ajouter les tubes aussi en cuivre jaune ; à la partie inférieure, la chaudière est fermée par une calotte sphérique munie d'une tubulure à plusieurs branches, représentée en plan figure 382 ; Tune do ces branches G mène le jus parle tuyau G F' de la première à la seconde chaudière ; la seconde H sert à vider la chaudière en cas d'accident et à mener par un tube horizontal m m' , le contenu de cette chaudière dans le monte-jus 1 en fermant le robinet J et ouvrant le robinet K. La troisième branche Q sert à faire écouler les eaux de lavage qui ont servi à nettoyer la chaudière et l'intérieur des tubes, eaux de lavage qu'on introduit par un tube r branché à la partie supérieure de la chaudière. La tubulure de la troisième chaudière manque de la branche G et la branche H se trouve régulièrement mise en communication avec le monte-jus T pour la vidange de cette troisième chaudière. A la partie supérieure, la calotte sphérique qui ferme la chaudière est surmontée d'un dôme muni d'un trou d'homme et d'une large tubulure latérale qui mène les vapeurs formées dans la chaudière dans un vase de sûreté L pour la première et la seconde chaudière, et dans le condenseur M pour la troisième.
Chaque chaudière est munie d'un tube à niveau, d'un indicateur du vide, d'un robinet à graisse, d'un robinet d'épreuve, et de lunettes N.
La vapeur d'échappement des différentes machines se réunit dans un ballon 0, muni d'une soupape 0" qui permet de laisser échapper la vapeur quand l'appareil à triple effet ne consomme pas toute la vapeur
envoyée et que la température tend à dépasser 108% et d'une antre soupape 0' qui permet d'introduire de la vapeur venant directement des chaudières quand la vapeur d'échappement est en quantité insuffisante ; ce ballon est muni d'un trou d'homme pour le nettoyage et d'un retour d'eau. La vapeur passe du ballon 0 dans la première chaudière par le tube j) muni d'un robinet ; elle circule autour du faisceau tabulaire P et l'eau condensée est envoyée par le tuyau 'p dans le ballon qui reçoit les eaux de condensation et où vient puiser la pompe ahmentaire des générateurs.
Le vase de sûreté L est divisé au moyen d'une cloison cylindrique en deux parties ; l'une formant une capacité annulaire et dans laquelle se dépose le jus entraîné par l'ébullition, un tube à niveau permet de juger de la quantité de jus qui s'est ainsi rassemblée ; à im moment convenable, il est envoyé dans la seconde chaudière par le tube / muni d'un robinet, l'autre est le tube L parcouru par la vapeur provenant de la première chaudière et qui circule autour du faisceau tubulaire de la seconde ; la vapeur en excès peut passer par le tuyau n dans le pied du vase de sûreté L' qui suit la seconde chaudière ; le liquide qui s'est rassemblé dans le vase de sûreté L' passe par /' dans la troisième chaudière, et la vapeur de la deuxième chaudière qui a traversé ce vase de sûreté vient circuler autour du faisceau tubulaire de cette troisième chaudière ; les eaux de condensation s'écoulent par les tuyaux d d et se rendent à la partie inférieure du condenseur. Celui-ci M, à sa partie supérieure, est disposé en vase de sûreté, il reçoit les vapeurs de la troisième chaudière, le liquide entraîné est envoyé par un tube e dans le monte-jus T ; un tube à niveau placé sur le condenseur permet de juger du moment où doit se faire cette opération. Ce condenseur se prolonge par un tube cylindrique T à la partie inférieure duquel se fait la condensation des vapeurs ; pour cela le tuyau / amène de l'eau froide qui s'échappe à l'intérieur par un tuyau en pomme d'arrosoir /' ; une pompe à air aspire à la fois l'air et l'eau de condensation, au moyen d'un tuyau qui vient s'adapter sur la tubulure Y.
Sur le monte-jus I, on voit un tube u destiné à conduire le jus évaporé dans les bacs qui doivent le recevoir ; le vide se fait dans le monte-jus en le mettant en communication avec le condenseur parle tube i' et on obtient la pression en le mettant en communication avec la vapeur par le tube i.
Quand la vapeur arrive autour du faisceau tubulaire de chaque chaudière, il tend à se faire un courant direct de l'orifice d'entrée