‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 211 sur 298 · CHAPITRE IV. — SÉCHAGE PAR LA CHALEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — SÉCHAGE PAR LA CHALEUR

la vitesse est de 7'";24, la section d'entrée sera de 0™'i,l2. La tension de l'air sec dans de l'air saturé à 40^ étant égale à 0,707, le volume saturé est au volume d'air sec dans le rapport de 0,76 à 0,707 qui est de 1,077 ; par conséquent la section de la cheminée devrait être égale à 0""ï,12 . 1,077 = 0""i,13. Il faudrait donner 0"i'i,24 de section aux canaux de circulation de l'air chaud, et 0""i,26 à la section de la cheminée.

1710. On peut augmenter le tirage de la cheminée d'évaporation en augmentant la section ; il y a une certaine influence résultant de l'accroissement de section, et la vitesse étant diminuée, le frottement l'est également. Cette résistance pourrait être regardée comme nulle si la section était trois ou quatre fois plus grande que la section théorique (587). Il y aurait alors à craindre l'action des vents; mais on s'y soustrairait complètement en rétrécissant l'orifice supérieur, de manière que les sections d'entrée et de sortie fussent égales. 11 sera toujours utile de garnir le sommet de la cheminée d'un chapeau qui s'oppose à l'influence des vents, ou, mieux encore, d'un appareil qui utihse la vitesse du vent et la fasse concourir au tirage.

1717. On peut aussi activer le tirage de la cheminée d'évaporation, en y plaçant la cheminée du calorifère, qui doit alors être en tôle ; son sommet doit dépasser celui de la cheminée enveloppante, et chacune d'elles doit être terminée par un chapeau [fig. 389), afin d'éviterque la fumée ne soit refoulée dans le séchoir. On pourrait faire déboucher la cheminée à fumée à une certaine hauteur dans la cheminée d'évaporation ; si la cheminée à fumée s'élevait à quelques mètres, le tirage du foyer ne serait pas sensiblement diminué, et celui delà cheminée d'évaporation serait beaucoup augmenté ; mais cette disposition serait dangereuse si les matières à sécher étaient altérables par la rî"^89 fumée .

1718. Indépendamment de la chaleur perdue pour l'évaporation de l'eau renfermée dans les matières à sécher, il y a dans les séchoirs plusieurs autres causes de perte qu'il est nécessaire d'examiner, afin de voir quels moyens on pourrait employer pour les éviter, ou du moins pour les diminuer.

1719. La première est la perte de chaleur à la fin du séchage par l'air chaud qui se dégage sans être saturé. On peut l'éviter complètement par une disposition très-simple et d'une exécution facile.

Le séchoir est divisé en deux chambres égales A et B [fig. 390) par deux cloisons verticales, séparées par un intervalle suffisant pour que la section horizontale de l'espace qu'elles comprennent excède celle de la cheminée d'évaporalion. Ce canal vertical intérieur est muni, à la partie inférieure et de chaque côté, d'ouvertures qui régnent dans toute la longueur, et qui sont garnies de registres mobiles «, «', ô, h\ au moyen desquels on peut faire communiquer la partie inférieure de chaque chambre avec la partie supérieure de l'autre. Au centre de chacune des chambres se trouve un tuyau vertical qui amène l'air

Fig. 390.

chaud ; chaque chambre communique par le bas avec la cheminée d'évaporation, et les orifices de communication sont pourvus de registres C,C et C',C'. Les deux chambres étant rempUes de matières à sécher, supposons qu'on fasse arriver l'air chaud dans la chambre A, les registres « et «' étant fermés, tout se passera comme dans un séchoir ordinaire ; mais aussitôt que la température du mélange d'air et de vapeur dépassera la température à laquelle l'air cesse d'être saturé, on ouvrira les registres a', é et C, et on fermera les registres C; l'air chaud, arrivant toujours à la partie supérieure de A, passera à la partie inférieure de B, et delà dans la cheminée. Quand les matières de A seront complètement sèches, on fermera les registres o! et b, et on fera arriver l'air chaud dans B ; on enlèvera les matières sèches de A en les remplaçant par des matières humides. Lorsque l'air sortira de B à une température supérieure à la limite de saturation, on fera passer l'air de B à la partie supérieure de A, en ouvrant

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