CHAPITRE VI. — DISPOSITIONS DES SÉCHOIRS A AIR CHACD
houille est de 4 hectolitres ou 320 kilogrammes, ce qui correspoud à une évaporation de 1130 : 320 = 3'', 52 par kilogramme do houille. Le volume d'air lancé dans le séchoir était de o5,000'"^ La tenjp(irature extérieure étant de 25% on a trouvé que la température de sortie à l'extrémité des cheminées était en movenne de .']8". Il est
Fig. 402.
facile de s'assurer, par un calcul très-simple, que l'air qui sort est loin d'être saturé : c'est ce qui doit arriver surtout à la fin des opérations, quand le séchage est sur le point d'être terminé ; il y a alors une grande perte de chaleur. Le principal inconvénient de ce séchoir réside dans l'impossibilité de répartir uniformément les courants d'air chaud et dans les irrégularités qui en résultent.
1752. Dans un grand nombre de circonstances, il est facile d'utiliser pour le chauffage de l'air, et par suite pour le séchage, une
partie de la chaleur perdue des générateurs et des autres fourneaux, dans lesquels on peut abaisser la température de la fumée sans nuire au tirage, attendu que presque toujours les cheminées ont un grand excès de tirage qui est constaté par l'abaissement permanent du registre.
M. René Duvoir a établi dans la môme blanchisserie un appareil composé de tuyaux verticaux en fonte, chauffés extérieurement par la circulation de la fumée à la sortie du générateur. Ces tuyaux communiquent par le bas avec l'air extérieur, et par le haut avec le séchoir ; l'air y prend une température de 100". Le volume d'air fourni par l'appareil dans une heure s'élève à 3750"* lorsque la température extérieure atteint 25° ; la quantité de chaleur utihsée devient alors de 3750. 1 ,23. 75. 0,24=87,747 calories, ce qui correspond à peu près à l'effet utile réel de 21 kilogrammes de houille dans les calorifères. L'expérience a confirmé exactement ce résultat. Dans un séchoir qui exigeait auparavant240 kilogrammes de houille en 6 heures, pour le séchage des pièces de calicot qu'il contient, on n'en consomme plus que 120 kilogrammes pour produire le même effet dans le même temps. La consommation des générateurs est de 130 kilogrammes par heure. Le calorifère refroidit la fumée de 400° à 200°. Ces nombres s'accordent d'une manière très-satisfaisante avec ceux que nous avons donnés sur la température de la fumée ; en supposant que toute la chaleur produite par i kilogramme de houille serve à chauffer les IS"* d'air employés à sa combustion, la température de la fumée serait à peu près de 1200° ; un refroidissement de 200° correspond à un sixième du combustible, et le sixième de 130 est 21 .
1753. Les dispositions que doivent affecter les séchoirs à air chaud peuvent être rendues très-différentes par la nature même des matières à sécher. Dans certains cas la substance pourra supporter une température élevée, dans d'autres cas, au contraire, la température de dessiccation ne pourra pas dépasser une limite assez basse ; on pourra quelquefois sans inconvénient porter immédiatement la substance à la température la plus élevée qu'elle doit subir, il faudra d'autres fois n'échauffer la substance que progressivement et au fur et à mesure que la dessiccation se complétera. Ce dernier cas est celui de la colle gélatine qui au début contient jusqu'à 80 p. 1 00 d'eau et ne peut guère supporter une température dépassant 15°; une température supérieure la ferait fondre ; vers la fin de l'opération on peut sans inconvénient la- soumettre à une température de 75" ; voici les dispositions adoptées par MM. Geneste fils et Herscher