‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 146 sur 283 · CHAPITRE III. — É^APORATION EN VA3BS OUVERTS. aOT · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — É^APORATION EN VA3BS OUVERTS. aOT

1576. Méspasiitonf des^ appa/rteils^ — Le» apparedls dont on se sent pour éi^apoper des dissolulions dans des ^ases ouiverts,. sont disposés dTane manièFe analogue- à* ceuK qu'on emploie pouo kv vaporisationv seulement la chaudière^est ouvevte. Le foyei? est placé àuna extrémité de la chaudière et attHles60U6>. et Tair birâlé ûiroule sous le. reste de la chaudièredftiis4esHsariDeau3E.quiil'obligeiità en paceourir toute retendue. La quantité- de eombustibleàbpûler, pour pvoduire dans un temps domié uu' effet déitenninév doit se* calbuler ea comptant que la. vapoiisatîon de 1 kilogramme df eau absorbe des* quantités- de ehaleur go£respondiant à celles que nous venons d'indiquer.. Maie ondoit emptoj^j! de& surfaces de cfaeuffe beaucoup plus gsandes-qpie^ pour la vaporisar tionv attendu que* l'en peut refroidir beaucoup plufr la flimée'; mais il foxA alors aToin des cheminées- d'une plus grande section, afiui de ¥aînepe te frottement qui: résulte de rallongement des eameaux. Ordinairement on place à la suite le» unes des autres plusieurs ehautdièresy dans lesquelles^ le liquide prend des températures décroissantes, et qoi'sont souvent disposées de maniera à amener le liquide d'une chaudière dans celle qui la précède.

1^377. Il ni'y a) jamais économie de combustible à donner aux chaudières une grande' profondeur ;.cap si l'évaporation a lieu à la température de* l'ébullition,. la quantité de vapeur produite dépend uniquement, pour la ménia consommation de combustible, de Tétenr due de* la: surface de là chaudière exposée à l'action directe du. floyer ou à celte' dU! courant d- air brûlé ; et qjuiand l'évaporation a lieu à une température inférieure à celle de l'ébuUition,, la quantité de var peur produite dépend de la quantité de* chaleuo qui pénètre dans la chaudière et de* la tempéoature de l'évaporatiom, température qMi dépend elle-même de l'étendue da la surface libve du liquide. Ainsi^. la masse du liipiide n'a jamais d^iufluence..

Dans^Ie dernier ca&^ une grande profondeur de^ chaudières a l'a* vantagC' d'atténuer les^ difTérences de température qui proviennent des Tariieitions d'intenaté du foyer ; mais la permanence de température est rarement importante.

fô?^. Qusffld l'évaporation* alieu à la température de l'ébullition, l'étendue de la surface libre du: liquide n'a^ comme nous^ l'avons dit, aucune influence sur Févaporation. ; il se Corme autant de vapeur pour la même consommation de combustible quand la chaudière est conih plétement ouverte, que lorsqu'elle est fermée de manière à. ne laisser qu'une petite ouverture pour* le dégagement delà vapeur. Cependant, si le couvercle* était fixé sur la chaudière, l'ouverture de dégagement

devrait avoir des dimensions suffisantes pour que la pression de la vapeur dépassât peu celle de Fatmosphère. Ainsi, lorsque le contact de Tair est nuisible au liquide soumis à Tévaporation, on peut, afin de s'opposer au renouvellement de Tair, fermer la chaudière de manière à ne laisser qu'une issue suffisante à la vapeur.

On pourrait penser cependant que dans les chaudières complètement ouvertes, il doit y avoir une perte de chaleur due au rayonnement de la surface du liquide bouillant ; mais cette perte, comme nous Tavons déjà remarqué, doit être très-faible ; car elle est sensiblement compensée par le rayonnement de la vapeur qui se trouve au-dessus de la surface et qui passe immédiatement à Tétat vésiculaire. Dans les chaudières fermées, il y a, au contraire, une perte de chaleur très-grande parle refroidissement de la partie supérieure; cette perte peut s'estimer à 1^,50 de vapeur par mètre carré et par heure : ainsi il sera toujours utile de recouvrir cette partie de la chaudière avec des matières peu conductrices.

1579. La forjne des chaudières, l'étendue de leur surface et la nature du métal dépendent nécessairement de la nature du liquide qui doit être évaporé ; ainsi, il est impossible de rien dire de général à cet égard. Mais il sera toujours facile, d'après ce qui précède, et en se rappelant les détails que nous avons donnés dans le livre consacré à la vaporisation, de déterminer, dans chaque cas particulier, les dimensions des chaudières et les dispositions les plus avantageuses. Nous allons passer en revue les appareils qui sont le plus fréquemment employés.

1580. Dans les salines, on se sert de chaudières de très-grandes dimensions, chauiTées seulement à la partie inférieure. A Dieuze, on avait quatre chaudières rectangulaires et de mêmes dimensions, formées de plaques de tôle de 0",004 d'épaisseur, et de 0",50 de côté, dont les bords étaient recourbés en dessous à angle droit et assemblés entre eux par des boulons ; les joints étaient faits au mastic de fonte. Ces chaudières, de 23 mètres de longueur sur 5 mètres de largeur, étaient élevées de l",3o, soutenues par des piUers en fonte et recouvertes d'une vaste hotte en planches conduisant les vapeurs dans une cheminée aussi en planches ; la fumée s'étendait librement sous les chaudières sans rencontrer d'obstacles. Chaque foyer brûlait 2,500 kilogrammes de houille par quarante-huit heures, soit 52 kilogrammes par heure et 0'',46 par décimètre carré de grille. Chaque mètre carré de surface de chauffe produisait 28 kilogrammes de vapeur. La température de la fumée, à son entrée dans la che-

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