‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 147 sur 283 · CHAPITRE III. — ÉVAPORATION EN VASES OUVERTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — ÉVAPORATION EN VASES OUVERTS

minée, était de 100° ; l'efTet utile était de T^SO d'eau évaporée par kilogramme de houille.

Une autre chaudière, de 16 mètres de longueur sur 7 mètres de largeur, Tonctionnant de la même manière que les quatre dont nous venons de parler, a donné les mêmes résultats ; une autre, de 27",5 de longueur sur 7 mètres de largeur, produisait un moindre effet utile.

Les résultats qu'on obtient, en opérant à la température de l'ébullition ou à une température inférieure, sont très-différents. A l'ébullition, on emploie 36 à 38 kilogrammes de houille pour obtenir 100 kilogrammes de sel; à une température inférieure, il en faut de 42 à 44. La difTérence provient de la chaleur absorbée par l'air et du rayonnement de la surface liquide.

Malgré la grande étendue des chaudières, la température n'y est pas très-différente au-dessus du foyer et à l'autre extrémité; car, quand on ne porte pas le liquide à l'ébullition, elle est, au-dessus du foyer, de 80°, et de 50° à fiO° à l'autre extrémité.

1S81. Les figures 342 et 343 représentent deux coupes verticales d'une chaudière d'évaporalion ; l'air chaud, en sortant du foyer, s'é-

Fig. Zii. Fig. 848.

tend sous la chaudière et revient simultanément des deux côtés en parcourant les faces latérales pour se rendre dans la cheminée. Si le foyer était placé à l'autre bout, le courant d'air chaud devrait parcourir successivement les faces de la chaudière.

Les chaudières ordinairement employées pour la concentration de l'acide sulfurique sont en plomb; elles reposent sur des plaques de fonte jointives, qui reçoivent d'abord l'action de la chaleur; les fonds seuls des chaudières sont chauffés, et l'air chaud y est chicané par des cloisons transversales en briques. Cette disposition ne pré~ sente aucun avantage et a l'inconvénient de diminuer beaucoup le

WO LIVRE ra. — ÉVAPOBATION.

tirage ; il «erait -pios .avantageax de supprimer oamplétement oes cloisons, mais en disposant l'orilîce de sortie de la fumée de façon que sfm 'bdpd supérieur filt unpeu au-dessoue du fond<de la cbaudière, de manière à y fspuier mie couche permanente d'air chaud; le chauffage «erail ainsi ipius uniforme. Xvec oes «ortes de «handièpes, ob donne «ODvent aux >grilleë de très-^anQe« 'sunfecee, tifin<d'in'otr des feux languissants qui ne puissent pas les altérer. Elles sont aum souvent dhanffiéeB'au^nioyende'la ehalenrfierdaedesfotmàpyniies. 4S82. Ouond les liquidée à évnporenppoduisaat ides id^âts dont raceumulBtiun ipoorrait niÙFe à la coneervatiefi des ohamdièpeB, ob 'donne iquelquefoie à celles-ci use iforroeiooDique (^ff. S44). 'On «ue- ^end avecidesohahies, et .à une petite ifUstonce dn ioni, iid vase métallique ^roé dUiD.gi^d noin- 'bre de petits trous; ie nasve- «neni an liquide étant tbeaoceup plus faible dans le vaee, lee d^tfi s'y rassemblent et peuvent être ' extraits facilement en enlevant le ' vase. f^g, 3H, !t$68.. :Si les matières qui se dé-

■pMeotiocmikient des jBBsees considérables, hi lâkgfffiHttton précédente ne suffirait pas elles matières qui se précytitecoieul .au fond de la «dbaudiène, oiemeKaolt l'action directe du 'foyer, ipoorraient lia faire linùler. tDaneoecas, il serait préférable d'employer d'autres dispositions.

i584. La figure 345 représente une de ces dispositions. Le fond tie la chaudière est ondulé, et la partie supérieure des ondulations est

Fig. ItG.

seule chauffée; les cameaux suivent ces undalations, pour que *«

Page 1