CHAP. I. — CALORIFÈRES PLACÉS DANS LES LIEUX A CHAUFFER
lames. On peul brûler dans ces poêles indifféremment du bois, delà houille ou du coke.
1839. Le cal-rifère français de MM. Geneste fils et Herscher est fondé sur un principe analogue. Il se compose [fig. 43S) d'une série de bagues ou cylindres en fonte, emboîtées à feuillure libre, l'une au-dessus de l'autre et dont la surface extérieure est munie de nervures. L'appareil est posé sur un socle formant cendrier, ce dernier porte à sa partie supérieure un vase annulaire plein d'eau; l'appareil est fermé a la partie supérieure par une coupole garnie de ner-
Fig. *3t. Fig. *S5.
vures. On remarquera que, dans cet appareil, les nervures ne plongent pas dans l'eau, de sorte que la vaporisation est moins active que dans le cas du calorifère précédent ; elle est léglée de façon à être suWsante et sans excès. Le rétrécissement de la grille à la partie inférieure détermine une fatigue moindre des parois du foyer ; d'ailleurs la disposition adoptée permet en cas d'usure du foyer de ne remplacer que la partie détériorée en laissant subsister tout le reste de l'appareil; ces didérentes considérations nous font préférer cet appareil au précédent.
1840. L'influence des nervures a pour but d'augmenter la surface de chauffe, mais on se tromperait singulièrement si l'on croyait
que la quantité de chaleur transmise est proportionnelle au développement de la surface extérieure. Des expériences faites par William avaient montré que pour les liquides la transmission varie bien moins rapidement que l'étendue de la surface extérieure ; il en est de même pour le cas de réchauffement des gaz. On peut d'ailleurs s'en rendre compte par un calcul fort simple. Si on représente par T la température moyenne des produits de la combustion, par t la température de la paroi intérieure de la cloche, par/', la température de la paroi extérieure et enfin par ô la température moyenne extérieure de Tair chauffé, si M est la quantité de chaleur absorbée par Tunité de surface delà paroi interne, on aura :
en appelant Q la somme des coefficients de transmission par rayonnement et par contact.
Or cette même quantité M sera celle qui passera pendant le même temps à travers la cloche et qui peut être représentée vu l'épaisseur variable aux difféi;^nts points par
J ^{t-t)ds (2)
S étant la surface interne traversée.
Enfin si S représente le développement de la paroi extérieure correspondant à l'unité de surface de la paroi intérieure, on nura de même :
L'intégration indiquée par l'équation (2) peut se faire facilement par un profil donné, mais elle n'est pas nécessaire, en effet, si nous considérons que C coefficient de conductibilité du métal est trèsgrand, tandis que E est relativement petit ; il en résultera que / — t devra être très-petit et qu'on pourra prendre sans erreur sensible / = /', les équations (i ) et (3) deviendront donc
d'où
Or, si nous supposons T = 500 et o = 100, et si nous remplaçons ces valeurs dans la formule (5), en donnant à S différentes