‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 240 sur 283 · CHAP. I. — CALORIFÈRES PLACÉS DANS LES LIEUX A CHAUFFER · texte numérisé non relu

CHAP. I. — CALORIFÈRES PLACÉS DANS LES LIEUX A CHAUFFER

valeurs, on en tirera pour Mes valeurs correspondantes qui fourniront, étant remplacées dans l'équation ((>), les valeurs de M en fonction de Q. On aura aini :

Valeur de S.

Valeur de t.

Valeur de H

On voit donc que la quantité de chaleur transmise augmente bien moins rapidement que le développement de la surface extérieure, puisque dans le cas où ce développement varie de 1 à 10, la chaleur transmise varie de 200 Q à 364 ; ainsi donc elle n'a augmenté que dans le rapport de 1 è l ,8. On remarquera de plus que le calcul suppose que toute la chaleur rayonnée est effectivement absorbée par l'air, tandis qu'avec des nervures aussi saillantes que celles qui sont employées, le rayonnement se fait, pour la plus grande partie, de nervure à nervure et que la perte extérieure est limitée à la perte par contact, ce qui doit abaisser la valeur du coefficient de Q; aussi dans la pratique ne doit-on pas admettre pour le rapport de la quantité de chaleur transmise par la surface nervée à celle qui est transmise par la surface lisse, une valeur supérieure à 1,5. Au contraire, le tableau précédent montre l'influence très-considérable des nervures sur l'abaissement de la température du métal.

1841. Dans nombre de cas, il convient de faire descendre la fumée au lieu de la faire monter. La fumée descend entre deux cylindres ayant toute la hauteur du cylindre extérieur et concentriques avec lui ; l'air extérieur s'élève dans les deux espaces annulaires qui se trouvent sur chacune des faces du canal de descente, et l'air brûlé s'échappe au-dessous du sol. C'est unç bonne manière de loger une grande surface de chauffe dans un petit espace ; cetta surface est d'aill^ttfs-bieH utilisée, car elle est chauffée uniformément et parcou rue dans toute son étendue par l'air extérieur. On pourrait aussi faire descendre l'air brûlé simultanément par un grand nombre de tuyaux d'un petit diamètre. Enfin toutes les dispositions des calorifères d'appartement, dont nous parlerons plus loin, seraient applicables; et dans toutes la fumée pourrait se dégager par le haut ou par le bas de Tappareil.

Calorifères à allBtcMlatioB coatinmc.

1842. Dans tous les appareils dont nous venons de parler, l'alimentation du foyer doit avoir lieu à des intervalles assez rapprochés, ce qui est un grand inconvénient, surtout quand le chauffage et la ventilation doivent se prolonger pendant la nuit, comme dans les hôpitaux. Mais on peut, par une disposition analogue à celle que nous avons indiquée pour les générateurs h anthracite (815), construire des calonfères qu'on n'alimente qu'à des intervalles Irèséloignés, par exemple de 8 à 12 heures.

1843. Appareil de M. Th. Walker. —Cet appareil {/îj. 436) se

compose d'un tronc de cône ouvert par le bas, fermé par le hautau moyen d'une plaque R dont les rehords plongentdans une petite boîte annulaire TT remphe de sable fin ; la partie inférieure s'ouvre à une certaine distance de la grille G. MMLL est une enveloppe extérieure en tôle, munie aux environs du foyer d'un revêlement intérieur en fonte ; Ë représente une porte formée d'une plaque de tôle et d'une toile métallique qui permet, quand la plaque pleine est ouverte, de voir le feu, à travers un orifice percé dans le revêtement en fonte du foyer ; C est le régulateur d'accès de l'air extérieurdans le foyer; F, F, paroisdu foyer; B, cendrier; 0, origine du.

tuyau d'écoulement de l'air brûlé : il . est environné de deux cloisons verticales, dont l'intervalle est ouvert par le haut et fermé par le bas, afin que l'air brûlé ne puisse se dégager qu'après avoir monté à la partie supéf^ 43g rieure, comme l'indiquent les flè-

ches. Les ouvertures S et V servent pour le nettoyage. Pour allumer le calorifère, on met sur la grille quelques copeaux enfla,mmés'et un peu de charbon et on ferme la

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