‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 241 sur 283 · CHAP. I. — CALORIFÈBES PLACÉS DANS LES LIEUX A CHAUFFER · texte numérisé non relu

CHAP. I. — CALORIFÈBES PLACÉS DANS LES LIEUX A CHAUFFER

porte du foyer; lorsque le charbon est embrasé, on remplit le tronc de cône de coke et on fei-me son orifice supérienr R. Cet appareil est bien disposé, il Tonctionne régulièrement et le registre C permet dérégler à volonté l'activité de la combustion. Mais ce n'est qu'un poêle et non pas un calorifère. Pour le transformer en un calorifère, il faudrait évidemment l'environner d|une enveloppe ouverte par le haut ou fermée en dessus et garnie latéralement d'orifices, et faire communiquer la partie inférieure de l'espace formé par l'enveloppe avec un canal ouvert à l'extérieur.

1844. Calorifère de Martin, ingénieur à Besançon. — Cet appareil (/îj. 437} est disposé à peu près comme celui de M. Walker, mais c'est un véritable calorifère et non un poêle. A, réservoir de coke d'une capacité de 0-',025;E, tuyau d'écoulement de l'air brîilé, muni d'un registre qui n'est pas indiqué dans la figure ; une cloison transversale, placée à la moitié delà hauteur et percée d'un orifice opposé ù E, force l'air brûlé à circuler dans toutes les parties ; (i, porte du foyer formée de deux plaques de fonte séparées, et qui ne s'ouvreque pourl'allumage; H, orifice d'accès de l'air dans le foyer fermé par un papillon ; I, cendrier ; K, tuyau d'arrivée de l'aîr

extérieur;LL, canal annu-

Fig. (37.

lairedans lequel s'échauffe l'air avant de pénétrer dans la pièce par un grand nombre d'oriliccs percées dans l'enveloppe cvlérieure du calorifère. Dans l'espace PQ on peut placer un vase renfermant de l'eau. L'allumage se fait pir la porte G, avant le rempUssage du réservoir A. ; cette disposition est en général bien entendue, à quelques détails près. La fermeture du réser-

■iSO LIVRE X). — CHACFFAGE DB L'AIK.

voir A. devrait être établie par unjoint à sablecommedaDS l'appareil de M. Walker, parce que l'air extérieur qui pénètre dans l'appareil par les Assuras des joints diminue son effet utile. La plaque supérieure devrait être garnie d'oriOces destinés au nettoyage de l'espace annulaire. Les plaques de fonte qui environnent le foyer doivent s'user rapidement, et ['inventeur reconnaît lui-même qu'elles ne peuvent durer que trois ou quatre ans. D'après l'auteur, la quantité de chaleur qui passe par mètre carré et par heure correspond à peu près à 0'',5 de coke, et l'appareil brûlant 1 kilogramme de coke par heure peut suffire à une pièce de ISO"' ayant une surface de muraille de 145""), dont une moitié serait en contact avec l'air extérieur. Les calorifères en fonte avec enveloppe de tôle que construit la Compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz et dans lesquels on brille du coke de gaz sont établis sur un modèle qui est presque semblable à celui qui vient de nous occuper. Il n'en diffère guère que par de légères variations dans les dimensions et la suppression du réservoir à eau.

1845. Calorifère ileM.Surez. — Ce calorifère {/ig. 438) a la plus grande analogie avec celui que nous venons de décrire. Le coke ou l'anthracite est placé dans un cylindre en fonte un peu évasé et au bas duquel se trouve une grille mobile ; l'air liriïlé se dégage par un orifice, pour s'étendre dans un espace annulaire E, communiquant avec le tuyau F d'écoulement. G est une porte en fonte, H est l'oriftce d'accès de l'air de combustion, appliqué à

Fig. 138.

face extérieure du cendrier I.

KL est le tuyau d'accès de l'air à chauffer; il s'élève autour du foyer, traverse trois orifices et se répand dans le canal annulaire M qui aboutit à des orifices supérieurs Q. One partie de l'air s'élève en même temps dans l'espace annulaire compris entre E et N, d'oùil s'écoule dans la pièce par les ouvertures Q ;Pestune plaque qui ferme le réservoirde combustible.

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